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Espace d'échange de la diaspora congolaise.

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Le chemin d'avenir de Christel Denis Sassou Nguesso est peut être au futur gouvernement

L’entrée au gouvernement  de Christel Denis Sassou Nguesso semble t-il désormais définitivement acquis avec la disparition du Ministre d’état et des hydrocarbures Jean Baptiste Tati Loutard selon les folles rumeurs persistances qui courent dans les rues de Brazzaville.

Le vice-amiral Hilaire Moko (1953), qui avait succédé au général Roger-Auguste Bibaye Itandas à la tête de la FOMUC  en République centrafricaine le 12 juillet 2008 est pressenti au ministère de l’intérieur à défaut du ministère de la défense nationale. Ce neveu du Président Sassou Nguesso a été Directeur de la sécurité présidentielle de 1997 à 2007, il  se voit déjà à la place de l’oncle en qualité d’héritier naturel. Une épine de plus pour les rejetons de sa majesté le roi d’oyo.

Le fils héritier de Denis Sassou Nguesso qui n’a pas brillé sur les bancs de l’école s’est illustré dans le trading du pétrole, un domaine qui ne recherche pas de compétences selon saint Sassou Nguesso mais des grands dépensiers. Christel Denis en est une illustration. Culture panafricaniste des dictateurs africains oblige une succession du roi par le prince après le décès de celui-ci (Joseph Kabila en RDC, Faure Gnassingbé Eyadema au Togo, Mohamed 6 au Maroc, bientôt Ali Bongo au Gabon et peut être Karim Wade au Sénégal).

La fashion politique veut en Afrique que tout mâle, même le plus cancre soit valoriser par un poste ministériel, Christel Denis ne dérogera pas à la règle. Pourquoi Sassou Nguesso devrait se priver des talents de ses rejetons, il n’est pas le premier en la matière. Au contraire, il est même en retard par rapport à ses prédécesseurs  Gnassingbé Eyadema au Togo, Pascaline et Ali Bongo au Gabon et Karim Wade au Sénégal.

A l’heure où la succession de Sassou père fait déjà rage dans la cour royale, les princes s’agitent de partout. Claudia Lembumba figure désormais sur toute photo officielle du président mal élu du Congo Brazzaville. Comme une façon de rappeler aux congolais qui  doutent encore que chez les Sassou, les filles ont grande ambition.

Si elle ne se voit pas encore dans la peau d’une first lady, Claudia Lembumba occupe le terrain et veut jouer un rôle de premier rang dans la charnière centrale autour de son père Président rappelant étrangement Pascaline Bongo au Gabon.

Nous nous acheminons vers une bipolarisation du pouvoir au sommet de l’état car la campagne de Denis Sassou Nguesso l’a elle aussi été. Entre INP et le RMP. Deux camps que tout oppose politiquement et philosophiquement, Claudia supporterait mal le trop de crédit accordé par son père au Premier Ministre sans portefeuille Isidore Mvouba.

L’INP et ses tenors Ibovi, Thierry Moungala, Emmanuel Yoka, Okombi Salissa… en misant tout sur Claudia sans plan B, ne misent–ils pas sur un cheval non partant ? L’avenir nous le dira.

En tout cas pour les filles et fils de Denis Sassou Nguesso, la succession de leur père devrait s’organiser en dehors des officines politiques c’est à dire hors PCT.

Quel rôle joueront les lieutenants de la première heure de DENGUES ? Ces officiers vont-ils servir la cause des gamins qu’ils ont vu naître et inexpérimentés ? Ne seront-ils pas tentés de jouer leur propre partition ? Au risque de paraître ridicules ? Au Congo le ridicule ne tue pas pourvu que l’argent coule à flot. En fin quel rôle entend jouer l’argent dans cette cacophonie ? Il nul doute que l’argent est la clé de voûte de l’empire Sassou.

Le ton s’élève partout dans le pays pour réclamer une bonne répartition des postes après la réélection de Denis Sassou Nguesso. Le maire de Makélékélé Maurice Maurel Kiwounzou exhorte le Président de la république de composer une équipe d’hommes et de femmes compétents pour ne pas reproduire les schémas du passé qui ont échoué. Quels sont ces schémas qui ont échoué ? Qui est responsable de ces échecs ? Le maire de Makélékélé fait un constat juste, mais n’est il pas le fruit des schémas qu’il conteste aujourd’hui ? Emanant d’un pur produit de l’effort de guerre ce jugement très sévère contre le gouvernement sortant cacherait une toute autre réalité.

Ceux qui ont orchestré la tricherie veulent prendre le président élu en otage. Ils ont organisé la mascarade pour se positionner et se rendre indispensables. Les conséquences n’éduquent pas mieux que les conseils à  Mpila. Hier ce sont les grands guerriers aujourd’hui les fossoyeurs de l’élection. Sont pointés du doigt les amateurs et assoiffés du pouvoir qui gravitent autour de Claudia Lembumba et d’Aimé Emmanuel Yoka. Ceux qui se sont hissés au devant de la scène grâce à leur talent de criminel de guerre trouvent que la refondation préconisée par le chef de l’état les desservirait et ferait la pluie et le bon temps des apparatchiks du PCT ou des jeunes loups de la basse cour.

Ainsi on peut se poser la question de savoir si Denis Sassou Nguesso prolongera l’expérience d’un Premier Ministre sans se tirer les foudres de certains camarades et parents qui lui ont permis une réélection sans adversaires ou sera t-il le seul maître à bord sur « Le chemin d’avenir »  ?

Le chemin est trop long, sans une véritable boussole, ce vieux Président usé en perdrait le sens d’orientation. Qui serait alors cette boussole ? Les prétendants à ce poste se comptent par milliers, entre autre l’inamovible Isidore Mvouba à qui le roi à jeter les fleurs à Kindamba : outre la politique c’est un parent. Comprenez ce message codé (Claudia, Christel Denis, JDO, Edgar,AEY… et Isidore sont mes parents, en dépit de cela il y a la politique donc il y a Mvouba). Il faut compter sur Kinioumbi Kiamboungou, Christophe Moukouéké, Parfait Kolélas, Ange Edouard Poungui, Mathias Dzon, Thierry Moungala, Firmin Ayessa, Henri Lopez, Hellot MAMPOUYA MANTSON  sans oublier Joachim Yhombi Opango qui rêve du poste depuis son retour en grâce chez les Sassou..

La refondation de l’espace politique du Congo n’a pas abouti, mais la nécessité de renouveler l’espace politique congolais demeure un objectif. Cette refondation ne se fera pas sur le dos du PCT. Toute fois que Sassou Nguesso a essayé de rénover l’espace politique dans son camp, il a toujours rencontré la résistance des apparatchiks. Les anciens ne veulent pas céder leur s places aux appétits de plus en plus pressants des fils et neveux du Président. 2016 c’est déjà aujourd’hui, la succession de DENGUES est dans toutes les têtes bien pensantes.


Selon "La lettre du continent"

Seule préoccupation dans le sérail : un portefeuille pour le dernier mandat (peut être ?) de Sassou IV.

Le 12 juillet au soi, à peine les bureaux de vote fermés, les principaux challengers de Denis Sassou Nguesso ont dénoncé la fraude. Il est vrai que la plupart des électeurs, surtout en ville, ne se sont pas déplacés pour voter. Un peu plus de 80% d’abstention, selon l’opposition et des ONG congolaises de droits de l’homme. Une affluence record d’après le pouvoir, qui a déclaré son champion vainqueur avec 78,61% des suffrages.

Mais qui connait les « vrais » résultats ? Rappelons que l’Union Européenne avait refusé d’envoyer des représentants.
Sûr de lui et de son pouvoir, Sassou IV n’en a cure. Il est déjà affairé à initier une concertation avec certains de ses anciens opposants tels que Joachim Yhombi Opango et David Charles Ganao, en vue de la formation d’un gouvernement d’union. Simple formalité ……

Plus dures seront les négociations au sein de sa propre famille entre épouse, ses enfants et neveux, tous convaincus que le régime entame là son dernier mandat.
Pour le poste sans réel pouvoir de premier ministre, qui revient au nom de la géo-ethnie à un ressortissant du sud du pays, le chef de l’Etat devrait choisir un homme du Pool ou du NIBOLEK (Niari, Bouenza et Lekoumou).

Natif du Pool, Isidore Mvouba premier ministre depuis 2005, pourrait toutefois succéder à lui-même, à moins que l’un des ministres Adelaïde Moungany, Parfait Kolelas (fils de l’ex-opposant Bernard Kolelas) ou Joseph Kignoumbi (candidat malheureux à la présidentielle) ne soit tiré du chapeau de Mpila.

Pris en otage par son clan, le président Sassou voudrait un peu resserrer les boulons entre ses protégés. Ex-directeur de la sécurité présidentielle et en conflit ouvert avec son cousin « mystique » Jean-Dominique Okemba, Hilaire Mouko devrait être promu secrétaire général de la présidence, un poste resté vacant depuis l’entrée au gouvernement de son titulaire Raymond Mboulou.

L’antipathie que susciterait Claudia Sassou « Coco » auprès de ses demi-frères, sœurs et belle-mère pousserait le président à l’éloigner de son cabinet pour un poste de ministre de la coopération et de l’action humanitaire.

C’est l’autre fille cadette du chef, Sandrine Otto Nello, qui devrait rejoindre la présidence. Le cousin Jean Jacques Bouya, délégué général aux grands travaux, serait à la tête d’un grand ministère regroupant l’équipement et les travaux publics.

Quand à Denis Christel « Kiki », au lieu d’un ministère, il prendrait la présidence de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) en remplacement de Denis Gokana.

Gildas Mouitis

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