Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Espace d'échange de la diaspora congolaise.

Publicité

Me Tony Moudilou à Denis Sassou N’guesso : "Vous occupez un fauteuil que vous ne méritez pas !"

« Nous lui donnons le pouvoir mais nous ne lui laisserons pas le temps de s’asseoir » Déclaration des membres du Cabinet de votre Directeur Florent Ntsiba alors que ceux-ci étaient partis se ravitailler à la Cafétéria de la Marie après l’assassinat du Président Marien Ngouabi le 18 mars 1977. Cet ultimatum a été rapporté par le soldat MOUHOUNOU que vous avez voulu assassiner pour l’avoir publié. D’autre part, appliquant les propos de vos collaborateurs, vous aviez rendu la vie difficile à Yhombi Opango pendant les 600 jours de son règne puis vous l’avez envoyé durant 11 ans en prison, sans qu’aucun juge d’instruction ne l’ait entendu. Ce fut le début d’une longue chaîne de dénis de justice qui émaillent votre interminable règne.

Le Congo de 1977 n’est plus celui d’aujourd’hui. Le monde de 1977 n’est plus celui d’aujourd’hui. Car tout a évolué dans un sens comme dans l’autre. Les congolais ont évolué avec le temps et sont très conscients de la situation née des événements de 1977. Les congolais s’étaient beaucoup résignés. Mais cela ne signifie pas qu’ils ont abdiqué.

Ils vous ont laissé plus de 25 ans, seul à gérer notre pays comme une épicerie familiale, sans tenir de comptabilité et sans faire de bilans. 25 ans sans qu’ils ne vous aient opposé une quelconque résistance. Votre clan, vos ministres voleurs et vous-même avez pillé sans discontinuer notre pays le ramenant à l’âge de la pierre taillée. Le Congo est malade de vous ainsi que de votre Parti : le Parti Congolais du Travail qui nous a ramené de vos villages, tous les clochards qui ne savaient ni lire et écrire et que vous avez déversé dans la Fonction publique, dans l’Armée, dans la Police, dans la gendarmerie et dans toutes les Institutions Etatiques ; occasionnant la situation que nous vivons depuis le 4 septembre 1968 date à laquelle, le Président Alphonse Massamba-Débat fut démissionné.

Nous sommes en 2009, une année neuve. Depuis 1960 soit 49 ans après les Indépendances, beaucoup de pays ont évolué dans le bon sens. Le Congo a vu arriver le pétrole ; une matière première qui a fait évoluer beaucoup de pays dans le Golf. Et même chez nous en Afrique certains pays pétroliers ont pu donner une vie décente à leur peuple. Au Congo nous n’avions cessé de de reculer sans répit. Vous vous êtes approprié notre argent comme des écureuils devant un régime de noix de palme.

Avec le hold-up électoral que vous venez de réaliser, il est hors de question qu’on vous donne carte blanche pour nous abrutir de nouveau. Plus question de vous laisser le temps de piller nos richesses avec l’aide de mercenaires nationaux et étrangers.

Vous pensiez ne pas avoir eu de candidats à la hauteur de votre arrogance ; capables de vous contredire, de vous confondre dans la gestion de notre patrimoine que vous vous en sortirez sans égratignures. Erreur.

Ne croyez pas que parce que vous avez réussi à corrompre les Kolélas, les Nsilou, les Tchibambélelas, les Mampouya Hellot, les Bouétoubassa que vous conduirez à votre guise , la « Vaillante Locomotive du Congo » : le Pool. Vous vous trompez.

Ce n’est pas parce que vous avez corrompu les affamés et nécessiteux comme Tamba-Tamba, Moukouéké, les Nguimbi : François et Pierre que vous avez toutes les régions de la Vallée du Niari à vos pieds. Ne rêvez pas !

Ce n’est pas parce que vous avez acheté le pénitent et l’éternel corrompu de Yhombi Opango que vous avez toutes les Cuvettes Ouest et Est sous vos bottes. Non monsieur, détrompez-vous.

Ce n’est pas parce que vous avez eu Bokamab Yangouma qui a sacrifié sa fille lors de l’attentat du DC 10 que vous croyez avoir corrompu tout le pays de la Likouala-aux-herbes.

Ce n’est pas parce que vous avez réussi à dompter tout le clan de votre épouse sans "ya" Mavoungou Thoussaint Tchiapi que vous pensez avoir dans votre poche tout le Kouilou. Non ! les vilis se sont, eux aussi réveillés. La preuve, ils vous ont lapidé aux obsèques de Thystère Tchikaya.

Ce n’est pas parce que vous avez réussi à corrompre mon grand frère Miokono que vous avez tous les Plateaux sous votre coupe. Non à Mbé, on a hué et craché sur vous. C’est là une façon de vous montrer que vous ne domptez plus et n’avez plus la maîtrise et l’art de la corruption et de répression dont vous avez fait montre par le passé. Revenez sur terre, lunatique illuminé ! Je sais qu’il est difficile de vous inculquer le savoir-vivre, vous qui avez des valeurs d’un autre âge.

Non Monsieur Sassou Nguesso, ce n’est pas parce que vous avez réussi à intimider quelques Nordistes que vous croyez avoir tout le Nord à vos ordres. Non car là aussi, contrairement à ce que nous pensions, nos frères commencent à prendre conscience et à rejoindre la chaîne nationale en se démarquant de vos pratiques.

Des malfrats de toute envergure ont fait du vol une course effrénée d’enrichissement personnel en cherchant comme Proust à rattraper le temps perdu : construisant des châteaux en Espagne, achetant des villas en France et dans toute l’Europe par là. Dans votre course effrénée vers les biens mal acquis, le peuple congolais prend note et vous demandera, plus tard, des comptes. N’en soyez pas surpris.

Bamboula chez un ministre de Sassou

J’étais invité au mois de mai dans l’une des Villas d’un de nouveaux ministres qui avait organisé une cuite au vin. Mais quel vin, celui qui coûte excessivement très cher et que seuls ces voleurs là, peuvent venir se permettre d’acheter. J’avais ramené deux bouteilles pour l’échantillon qu’un jour je vous montrerai comme Sassou avait fait le 5 février 1979, montrant le lit de Yhombi et ses 145 paires de chaussures. Quand je suis arrivé là-bas, ils étaient tous ivres d’alcool dont la bouteille de vin (m’avait soufflé le Garde corps du Ministre) coûte plus de 185 euros. Et plus de 17 bouteilles encombraient la table des invités. Comme je ne prends jamais d’alcool, j’étais le seul à avoir gardé ma lucidité, les contemplant et ruminant ma colère en me disant qu’un jour il faudra qu’un jour ils paient la facture au peuple congolais. Et, ce jour-là viendra.

Mauvaise distribution de cartes

Non Sassou ! vous dirigez avec seulement 10% de suffrage ! Vous occupez un feuteuil que vous ne méritez pas. Il y a maldonne.

Aujourd’hui, vous êtes un dictateur nu, sans troupe. Le peuple congolais vient de vous démontrer qu’il n’est plus à vos bottes. Il s’est affranchi. Mais puisque vous cherchez à vous maintenir par la force des armes de vos mercenaires nationaux et internationaux, nous vous disons très solennellement que nous allons vous chasser et pour cela, ni vos amis français, ni vos miliciens ne pourront arrêter ce tsunami révolutionnaire qui prend naissance dans le Congo profond. Nous vous flanquerons une raclée à la hauteur de votre arrogance et tous les dictateurs africains s’en souviendront de la jurisprudence occasionnée.

Pays bloqué

Il y a crise de légitimité ;

Il y a crise d’identité ;

Il y a crise de confiance ;

Il y a crise politique.

Comment peut-on prétendre diriger un pays avec un tel passif ?

Les jours qui viennent vous prouveront votre duplicité.

Doute

Ici tout est « doute ». Doute sur les résultats, doute sur l’impartialité de son Conseil Constitutionnel ; sur les votants. Et de ceci est né la « crise » criarde qui va devenir un enjeu majeur dans la contestation de votre pouvoir. C’est une crise qui commence à peine. Le Président Marien Ngouabi disait : « A partir d’aujourd’hui, la Révolution reprend son élan et nous ne pourrions laisser les armes que lorsque la victoire sera totale ». Nous vous mènerons une guerre permanente tant que vous occuperez un fauteuil que vous ne méritez pas.

Dramatisation

J’utilise délibérément ici un ton dramatique pour mieux faire comprendre à l’ensemble du peuple congolais que la situation est grave.

En cette crise politique dont le tournant doit être déterminant, il est un grand devoir de tout congolais à s’apprêter au sacrifice « suprême ». Préparons nous pour une guerre d’usure comme pour une guerre ponctuelle car le monstre, même fragilisé, reste redoutable.

Malgré la peur le mouvement doit continuer car la justice doit prévaloir et pour cette énième crise, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Sassou Nguesso ne jouit plus et n’a d’ailleurs jamais joui de légitimité. C’est un individu qui chaque fois, est obligé d’enjamber des milliers de cadavres pour accéder au pouvoir. Ce furent les cas le 18 mars 1977 ; le 5 juin 1997. Morte la bête, mort le venin.

Aujourd’hui, le pays est bloqué. Et c’est ici que commence la guerre des tranchées ; guerre de libération de notre patrie.

Sassou-Nguesso alias MADOFF et AL CAPONE

Les gens les plus méchants, les plus cruels se disent toujours que, au fond de leur cœur, ils sont bons. AL CAPONE et Bernie MADOFF, deux grands gangsters américains, se voulaient des êtres exemplaires.

A quatre vingt ans de distance, bien des choses rapprochent les deux voyous américains. Certes Madoff est moins archaïque que Al Capone. En 2009, les gangsters paient leurs impôts. Ils ne mitraillent plus leurs concurrents. Mais au fond , les principes de leurs escroquerie sont les mêmes. Ils répondent aux lois de l’offre et de la demande. Sassou Nguesso également.

Sassou Nguesso parle de paix. Mais qui organise le désordre insécuritaire au Congo ? Qui organise les coups d’Etat meurtriers et sanguinaires ? Qui a organisé les rafles du Beach ? Qui a organise les déportations des quartiers entiers, des régions entières dans les forêts ? Qui manipulait les Institutions à ses fins personnelles ? Qui est le violeur de la paix sociale au Congo, si ce n’est notre Al Capone national doublé de Madoff ?

Al Capone Madoff alias Sassou Nguesso et le PCT, même combat : le racket des populations. Le 13 février 1978, après l’assassinat de celui qui était présumé « assassin du Président Marien Ngouabi », je veux parler du Capitaine Kikadidi Barthélémy, Sassou et son Comité Militaire du Parti, lui organisèrent des funérailles majestueuses. Al Capone fit la même chose quand en 1924, il avait abattu à Chicago, le gangster O’Banion. Cercueil en argent massif d’une valeur de 100.000 dollars et de 50.000 dollars des fleurs. Tous les Al Capone Madoff sont pareils ; moqueurs, toiseurs, méprisants.

Madoff qui semble tout droit sorti de Casino, n’est pas en reste. Il ne tue pas directement les gens, mais ruine méthodiquement les existences de ceux qui lui ont fait confiance. « Mes affaires reposent sur ma réputation » disait-il. Il n’a pas la moindre pitié pour ses « amis » les plus intimes, les organisations caritatives et les veuves modernes qui lui ont confié des fonds. Ils volent et trompe dans le monde entier. Il berne jusqu’à ses proches. Sa secrétaire particulière raconta sa désillusion : « Bernie nous a volé jusqu’à notre confiance. La plus part d’entre nous étions des gens honnêtes, des travailleurs acharnés, en charge de familles. Nous pensions vivre un rêve américain et nous nous sentions privilégiés de travailler pour un homme que nous jugeons honnête, merveilleux qui avait fait tant de choses bonnes. Aujourd’hui, nous avons l’air fou ».

Cauchemars

Des rêves brisés. Aujourd’hui quel congolais n’est pas brisé. Nos jeunes fils ne rêvent plus. Toutes les nuits, ils ne font que des cauchemars. Ils ne savent plus à quel saint se vouer. Comment peut-on imposer aux enfants de « ne plus rêver ». C’est la pire des choses qu’un être humain puissent imposer à ses semblables. Personne autour de Sassou et de ses ministres ne mesure la profondeur des dégâts causés à notre peuple et les tréfonds dans lesquels ils ont plongé le pays. Mais eux, s’en fichent. Ils ont assuré la survie de leurs progénitures. C’est le cas de notre Ministre qui s’est saoulé au vin à 185 euros la bouteille. Engueulant sa fille complètement tétanisée, il lui disait : « ce logo familial que tu as mal conçu, coûte 1 million d’euros et tu ne peux pas comprendre combien des millions tu pourras faire perdre à la famille. Qui parmi tes amies de la Banlieue comme Aulnay sous Bois est capable de s’acheter une voiture à 20.000 euros alors qu’elles sont encore étudiante ? » Sans commentaires.

Homme d’affaires ou homme à tout faire ?

Et quand ce Ministre me déclare avec arrogance que « je suis un homme d’affaires, rien de plus. J’ai gagné de l’argent à la sueur de mon front » , la première question que je voulus lui poser était : « où avait-il eu l’argent avec lequel tu fais tes affaires, où as-tu eu l’argent avec lequel tu es venu t’acheter les villas d’une valeur inouïe et vertigineuse sans compter les fameuses maisons que tu t’es offertes au pays ?  ». Nous guettons et surveillons tous vos mouvements de fonds. Vous devez savoir que ça sera ainsi. Ricklay Loubaki (paix à son âme) aimait dire que quand on touche le piment, il y a des parties du corps qu’on ne peut plus toucher immédiatement : les yeux et le sexe.

La Congolaise

Après un tel constat plus qu’amer, « pourquoi cherchons nous parmi les morts, celui qui est vivant ». Sassou nous suce comme une sangsue c’est suicidaire de se laisser vider de notre sang. Il faut chasser ces voyous par tous les moyens. Mêmes les moyens les plus iconoclates. Car tous les peuples bâillonnés ont réussi à se libérer, avec l’énergie du désespoir

Mais avant de nous quitter, visitons notre hymne :

« Et s’il nous faut mourir, en somme

Qu’importe puisque nos enfants

Partout, pourront dire comme

On triomphe en combattant

Et dans le moindre village

Chantent sous nos trois couleurs

Refrain

Congolais, debout

Fièrement, partout

Proclamons l’union

De notre Nation

Oublions ce qui nous divise,

Soyons plus unis que jamais

Vivons pour notre devise

Unité, Travail, Progrès »

Que le Dieu Tout Puissant bénisse notre beau Congo et nous aide renvoyer parmi les morts celui qui nous tue à petit feu.

Fait à Paris le 20 juillet 2009

Maître Tony Gilbert MOUDILOU Président de l’A.E.D.R.A. « Agir pour des Espaces démocratiques et Républicains en Afrique » Membre du MCDDI.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article