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Le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), N'Garmadjal Gami, et les 30 membres de cette structure -15 de la majorité, 15 de l'opposition- ont prêté serment devant la Cour suprême.
L'opposition, qui avait boycotté l'installation le 17 juillet en réclamant l'adoption d'un projet de loi politique élaboré par consensus, a décidé de rejoindre la Céni après avoir obtenu gain de cause, selon des sources concordantes.
La Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC), principale coalition de l'opposition tchadienne, avait protesté la semaine dernière contre la rupture du consensus sur un projet de loi relatif au fonctionnement des partis politiques.
Elle avait accusé les députés d'avoir retiré du projet une disposition adoptée par consensus et prévue par un accord politique signé le 13 août 2007 entre l'opposition et le gouvernement et censée déboucher sur des élections démocratiques.
A la suite du boycottage, le président tchadien Idriss Deby Itno a rencontré des partis politiques et leur a promis gain de cause, a expliqué à l'AFP une source au sein de l'opposition sous couvert d'anonymat, selon laquelle la disposition supprimée devrait ainsi être réintégrée à la loi.
"Une loi organique a été préparée et soumise à la Cour suprême qui a donné son avis. Cette loi organique sera présentée à l'Assemblée nationale pour son adoption avant la fin de la session parlementaire actuelle", a confirmé un magistrat de la Cour suprême, également sous couvert d'anonymat.
Des législatives sont prévues en 2010 et une présidentielle en 2011, selon un calendrier à déterminer par la Céni.