Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Les meetings prévus ce Samedi 25 juillet 2009 par le front des partis de l’opposition congolaise sur l’ensemble du territoire national n’auront pas lieu. Le pouvoir autocratique de Denis Sassou Nguesso interdit la tenue d’une quelconque manifestation ce samedi sur l’étendue du territoire national.
Il y a quelques jours, nous vous annonçons des menaces et arrestations des officiers détachés auprès des candidats de l’opposition (Mathias Dzon, Guy Romain Kinfoussia, Marion Mandzimba, Clément Mierassa) pour leur sécurité pendant la campagne électorale ainsi que des personnes (militaires ou policiers) proches de ces candidats. Pourquoi une telle attitude quelques jours seulement après un scrutin présidentiel qui a vu le Peuple congolais dans son écrasante majorité (90%), bouder les urnes à défaut de prendre la rue et pourquoi le commandant de la gendarmerie s’en prend à des innocents sous prétexte d’une enquête sur les tirs à balles réelles lors de la fameuse marche de l’opposition du 15 juillet 2009 alors que les auteurs de l’incident sont biens connus, notamment les policiers de la garde du général Ndengué ?
Aujourd’hui, des sources proches du pouvoir, le commandant de la gendarmerie, le général Mokoki en charge de cette opération qui terni l’image de la gendarmerie congolaise, ne traduit que la volonté du Cobra en chef d’Edou, celle d’écraser les opposants en particulier Mathias Dzon dont la présence à Brazzaville en toute liberté constitue de l’avis de Denis Sassou Nguesso, une menace.
Après l’échec des menaces directes sur la personne de Mathias Dzon lui-même, les pressions directes assorties de propositions d’exfiltration pour le pousser en exil, la machination actuelle est toute simple, il s’agit de menacer les proches de Mathias Dzon et au mieux les arrêter pour leur faire accepter la thèse de l’achat par ce dernier, des armes de guerre qui seraient passées par Kinshasa en vue d’un coup d’état et trouver ainsi l’occasion tant cherché d’arrêter Mathias Dzon. Le lieutenant Galouo, affecté à la sécurité de Mathias Dzon pendant la campagne présidentielle par le pouvoir et arrêté depuis le 18 juillet 2009, torturé par les services du général Mokoki ainsi que les menaces que subissent d’autres militaires ou policiers de l’entourage de Mathias Dzon sont les stratégies « Made in Mpila » pour en finir avec ce dernier.
Denis Sassou Nguesso qui dispose d’une milice privée de plusieurs centaines de personnes, entrainée dans le seul but de tuer les congolais et des quantités énormes d’armes et autres engins de guerres, achetés auprès de la chine était persuadé que l’élection de juillet 2009 allait lui donner l’occasion de s’en servir. Mais le sens de responsabilité et la stratégie politique des candidats du front uni des partis de l’opposition qui ont appelé le Peuple au boycott pacifique plutôt que de procéder par un bras de fer, n’ont pas permis à Machiavel de Mpila de se servir de sa force militaire privée bâti au détriment de l’armée régulière et à coût de plusieurs milliards de CFA alors que les congolais manquent d’eau, d’électricité, de soins médicaux et de quoi manger.
Souffrant aujourd’hui du manque d’intérêt que suscite sa « pseudo-réélection » tant sur le plan national qu’extérieur en raison de nombreuses irrégularités constatées dans l’organisation du scrutin mais surtout de l’abstention record d’environ 90%, Denis Sassou Nguesso n’est plus que l’ombre de lui-même. Malgré les élucubrations de ses courtisans, la honte pèse sur lui comme un fardeau dont il n’a pas les capacités psychologiques et physiques d’en supporter le poids. Fidèle à lui-même, il cherche alors les moyens de renverser la vapeur en attirant l’attention de l’opinion nationale et internationale vers autre chose. Avec ses sbires, ils posent des actes de provocations pour chercher à créer une situation de conflit, et assouvir enfin leur soif du sang. Et comme personnes ne veut leur donner l’occasion, il pense fomenter un complot dont il serait lui-même l’initiateur mais qu’il attribuerait à ses opposants pour les présenter comme des perturbateurs, ennemis de la démocratie qui refusent l’ordre constitutionnel. Tout ceci dans le seul but de pouvoir arrêter certains de ses farouches opposants et pousser d’autres à l’exil.
Alors chers compatriotes, démocrates de tout bord, le chemin de l’avenir ou plutôt chemin de l’enfer que nous a proposé Denis Sassou Nguesso pour les sept prochaines années ne fait que commencer, soyons vigilants, dénonçons avec vigueur ces manoeœuvres d’un autre siècle. Informons au quotidien la communauté internationale de ce que fait Denis Sassou Nguesso, le protégé de la droite française comme viennent d’en témoigner les députés UMP Jacques Toubon, Jean-Michel Fourgous, Jean-François Mancel…. Bref informons l’opinion internationale du copinage dangereux entre les dignitaires d’une grande démocratie et patrie des droits de l’homme qui est la France et avec le dictateur Denis Sassou Nguesso qui vient de fouler au pied, une nouvelle fois encore et devant le monde entier le principe même de démocratie.
Michel MADZOU
Zenga Mambu