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KINSHASA (AFP) - L'observatoire des médias congolais (Omec, publique) dénonce l'émergence de la "manipulation" et du "chantage" dans la presse en RD Congo, invitant les journalistes à plus d'honnêteté et à résister aux pressions des "puissances d'argent", dans un communiqué.
"L'Omec est vivement préoccupé par l'émergeance d'une nouvelle forme de journalisme fondée sur la manipulation de l'opinion, la diabolisation des personnalités politiques et économiques", écrit l'observatoire dans un communiqué transmis mardi à l'AFP.
L'Omec est chargé de veiller au respect de l'éthique et de la déontologie par les journalistes en RDC. Elle ne cite cependant aucun média ni aucune référence précise dans son communiqué datant du 30 juillet.
Elle dénonce simplement "certains journalistes de radio ou de télévision (qui) n'hésitent pas à prêter leur voix ou leur image pour des règlements de comptes entre partis politiques, adversaires politiques (...), dans le pur style du parti pris systématique".
Dans la presse écrite, l'observatoire note que "certains tabloïds brillent par des titres et articles attentatoires à la dignité et à l'honneur de personnes soigneusement ciblées".
"Il y en a qui vont jusqu'à annoncer des titres sensationnels pour lesquels ils ne présentent jamais les développements ultérieurs promis aux lecteurs, abusant ainsi de la formule laconique: +lire information dans notre prochaine édition+", critique-t-elle.
"L'Omec constate que ce type de dérapages interviennent le plus souvent dès que s'annonce un remaniement du gouvernement, un mouvement de mise en place dans les entreprises publiques ou la diplomatie".
L'observatoire "exhorte l'ensemble de la corporation à ouvrir l'oeil, et le bon, face aux tentations et pressions diverses qui s'exercent sur elle en vue de la détourner des règles déontologiques" et recommande à chaque journaliste "de s'inscrire à l'école de la tolérance zéro" en matière de corruption.
1.545 journalistes et professionnels des médias identifiés par l'Union nationale de la presse congolaise (UNPC) exercent dans près de 500 organes de presse écrite et audiovisuelle en RDC, mais leur majorité sont peu ou mal rémunérés.