Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Il est probable, effectivement, comme nous l'écrivons dans la Réflexion de ce jour, que le septennat à venir sera marqué par une stratégie offensive visant à faire de notre pays l'un des moteurs de l'intégration régionale. Mais pour mener à bien ce grand dessein, il faudra que le Congo soit bien géré.
Ceci veut dire, en termes très concrets, que trois conditions au moins devront être réunies :
- La première est qu'une équipe gouvernementale unie, solide, cohérente, efficace soit constituée sans délai. Et que cette équipe, non seulement se voit assigner par le chef de l'État des objectifs précis, mais encore soit jugée sur ses actes, donc contrôlée en permanence de façon que tout manquement, toute erreur soient sanctionnés comme ils doivent l'être. Plus que jamais, en effet, ce sont les hommes et les femmes appelés à gérer la chose publique sur qui reposera la prospérité future de notre nation.
- La deuxième condition est que les problèmes auxquels le peuple congolais se trouve confronté sur le plan social soient résolus, du moins traités de façon que le niveau de vie de la population évolue au même rythme que le redressement de l'économie nationale. Un rythme qui s'annonce d'autant plus rapide que, selon toute vraisemblance, la dette extérieure du Congo sera effacée en quasi totalité par les institutions financières internationales avant la fin de l'année en cours.
- La troisième condition est que les progrès accomplis dans le domaine de la bonne gouvernance et de la hausse du niveau de vie soient rendus publics, chez nous et ailleurs, au fur et à mesure qu'ils sont réalisés. Ceci pour la simple raison que la campagne de désinformation menée depuis des années contre le Congo se poursuivra et qu'il faudra lutter contre elle avec tous les moyens de l'État si l'on veut que le Congo soit effectivement perçu comme un modèle par ses voisins.
Car, finalement, c'est très précisément le but que le chef de l'État semble s'être fixé et qu'il poursuivra contre vents et marées : faire en sorte que la gestion des affaires publiques soit telle que tout naturellement, les dirigeants de notre pays aient les mains libres pour jouer un rôle majeur dans la réalisation du grand dessein que constitue l'édification en Afrique centrale d'une communauté de peuples homogène et prospère.
Encore une fois, c'est la mise de notre pays en bon ordre de bataille qui lui permettra de jouer demain le rôle régional que son chef lui assigne aujourd'hui.
Les Dépêches de Brazzaville , Congo Brazzaville