Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Mes chers amis,
Je vous remercie infiniment de votre franchise qui me permet de me situer par rapport à ce que l'on raconte de vrai (et aussi hélas) de faux à mon sujet.
1° Je ne suis membre du PCT que depuis 2006 lorsque Lékoundzou m'a contacté dans son conflit contre les "refondateurs du PCT".
2° Vous vous souviendrez de mon "droit de réponse à Okemba Jean-Domique sur une polémique qui avait, en son temps défrayée la chronique.
J'ai été directeur de Cabinet de Lékoundzou pendant 6 mois au ministère de la défense (après l'avoir été 2 ans à la reconstruction).
J'ai quitté le ministère de la défense sans "tambour ni trompette" (je suis parti à Bordeaux 9 mois durant sans faire signe à mon ministre après que par un incident malheureux, le fils d'un voisin ait été enlevé et tué, d'après moi, sans raison au début la guerre du pool).
Si vouliez le savoir c'est peut être là le début de mes malheurs ou peu être de ma vocation politique.
3° J'ai adhéré au PCT parce que je n'étais pas d'accord qu'un seul individu décide de la disparition d'une formation politique (quelle qu'elle soit). Donc moins d'un an après nous avons organisé le "fameux congrès des conservateurs" dont j'étais le principal organisateur (et non les Oba Apounou comme on le croit) voila pourquoi on y avait invité à prendre parole l'UPADS, BOKAMBA et le représentant de MILONGO.
Je le rappelle parce que mes détracteurs l'oublie très souvent.
4° Au fameux congrès de l'unité du PCT convoqué par Sassou, je n'y étais (Lékoundzou et sa femme non plus).
Nous avons alors décidé de nous organiser sous forme associative pour continuer à rassembler les "conservateurs" pendant que Lékoundzou était malade en France. Voila l'histoire !
Par conséquent mon profil tant psychologique que politique n'est pas exactement ce qu'on a tendance à présenter.
Je pensais que le meilleur moyen de combattre Sassou était d'imploser le PCT. J'avoue que là dessus j'ai échoué.
Alors je crée mon parti avec ceux qui pensent comme moi que le vrai problème du Congo (tout au moins ponctuellement) n'est pas le projet de développement (fut-il le plus extraordinaire) ; mais la réconciliation nationale et l'expulsion du système politique de tous ceux qui y sont arrivés à la faveur de la guerre (juste ou injuste là n'est pas le problème), de la parenté ou d'autres combinent qui paralysent le pays. Il faut consolider la Nation avant tout programme de développement.
Quand à Sassou, je pense qu’il ne s’agit pas d’un problème d’homme seulement mais de tout un système qu’il faut combattre (y compris certains opposants comme éléments fonctionnels du système).
C'est pourquoi cette élection n'était pas un enjeu important pour moi en tant que procédure d'alternance.
Ce n'est que le début d'un processus de "normalisation et d'éveil des consciences" (voila le sens de ma candidature et pourquoi je n'ai pas voulu faire campagne comme tout les autres)
5° Quant à la fameuse franc-maçonnerie qui "gangrénerait le pays", là aussi il faut faire la part des choses. Par exempple, mon père, né en 1914 était franc-maçon depuis les années 40 et il n'était pas le seul congolais. Pourtant à l’époque personne n'en parlait, malgré la présence en leur sein, déjà à cette époque, des hommes politique que j'ai connu et que je n'ai pas le droit de citer ici. Aujourd'hui tous les maux du pays sont "imputés" à cette association philosophique. Il s'agit de voir si les raisons n'en sont pas plus sociologiques (actuellement) que purement initiatiques.
Pour terminer mes chers amis, il faut que les congolais se débarrassent du poids de ses préjugés de toutes sortes pour ne penser qu'à ce que sera demain, quand les Sassou, Yhombi, Lissouba et Lékoundzou seront tous morts.
Voila ma principale préoccupation.
Le PCT n'était qu'une étape (heureusement rapidement franchie) et la suite ? C'est de cela que je souhaiterais que nous parlions sans faux semblants.
Bien à vous et merci d'avoir eu la patience de me lire.
Marion Michel MADZIMBA EHOUANGO
Candidat malheureux à la présidentielle de juillet 2009