Espace d'échange de la diaspora congolaise.
L’opération d’assainissement des mœurs publics, baptisée "Epervier", qui a déjà conduit en prison d’anciens ministres et hauts dignitaires du régime camerounais, pourrait-elle se refermer sur Paul Biya son géniteur ? C’est en tout cas l’analyse publié ce jeudi par le site d’informations de l’Afrique centrale ICICEMAC.com. Le journal en ligne rappelle que d’anciens hauts responsables de sociétés camerounais avaient, dès les années 1992, accusés le président camerounais d’alimenter des comptes secrets à l’étranger, avec l’argent du contribuable. Un récent rapport du Comité catholique contre la faim et le développement (CCFD) estime à quelques 46 milliards de francs CFA (70 millions d’euros), la fortune personnelle de Paul Biya. Une somme à laquelle il faut ajouter de nombreuses acquisitions immobilières en Occident. Quatorze anciens chefs d’Etats africains ont déjà fait l’objet de poursuites, le détournement de fonds publics étant l’une des principales accusations portées à leur encontre.