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Les partisans de l’ex-ministre de l’Intérieur Mba Obame, qui dénoncent des irrégularités, ont également pris des mesures similaires de protection devant le domicile de leur candidat, près de l’aéroport, au nord-ouest de la ville, selon l’un de ses conseillers. Des tentes ont même été plantées aux alentours de la maison. Ces deux partis ont annoncé craindre une falsification des résultats par le PDG, parti au pouvoir qui a investi Ali Ben Bongo, fils de l’ancien président gabonais, Omar Bongo Odimba, décédé en juin dernier, et centralisent à leurs sièges les procès-verbaux de chacun des 3.000 bureaux de vote au Gabon et à l’étranger.
Selon les observateurs de l’Union africaine (UA), le scrutin présidentiel s’est déroulé « conformément aux dispositions légales », mais avec quelques « faiblesses » et « irrégularités ». Les entourages de Mamboundou et Obame annoncent depuis dimanche que leurs décomptes des voix les donnent chacun vainqueur. Ali Ben Bongo aussi. Il estime que les résultats préliminaires le placent largement en tête du scrutin. Désormais, chaque camp n’attend plus qu’une seule chose : l’annonce des résultats définitifs. Une annonce qui pourrait bien créer des remous surtout après les constats des observateurs de l’UA. Une Union africaine qui a lancé un appel au calme tandis que la température montait, et que les forces de sécurité intensifiaient leurs patrouilles.