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Espace d'échange de la diaspora congolaise.

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Le retour de la Pompadour au gouvernement

Le retour de la Pompadour, Claudine Mounari a fait son entrée au nouveau gouvernement resserré promis par Denis Sassou Nguesso.

Dans son discours d’investiture, le 14 août 2009, le Président de la république avait promis un gouvernement resserré ou devait prévaloir, probité morale, compétences et rigueur car le peuple ne pouvait plus attendre.

L’entrée au gouvernement au ministère du commerce de la femme au grand écart, l’ex maîtresse de l'ancien Président Pascal Lissouba n'est pas un gage de probité morale et de reconnaissance des compétences féminines des congolaises. Il ne suffit pas d’avoir des belles jambes et une peau bien décapée à l’hydroquinone pour avoir les compétences nécessaires et suffisantes. Malheureusement, au Congo, ça fonctionne comme ça. Il suffit de regarder le journal télévisé du Congo pour s’en rendre compte. Il n’y a  pas de JT au Congo Brazzaville sans Bélinda Ayessa et son musée De Brazza. Toute l’actualité est articulée autour de Bélinda Ayessa et son mémorial et Denis Sassou Nguesso et son discours d’investiture.
Parmi les figures sortantes, on peu noter l’absence de Martin Mbemba, dont le bon de sortie a été signé par le chef de l’état probablement pour raison de santé.

 

Le véritable enseignement de ce nouveau gouvernement est la suppression du poste de Premier Ministre, remplacé par quatre pseudo Premiers Ministres. Et oui, il faut le savoir, Denis Sassou Nguesso est fidèle en amour (bien sur en politique), il ne change pas de partenaire aussi facilement qu’on le croit. La guéguerre post-électorale entre prétendants au poste de Premier Ministre à pousser Denis Sassou Nguesso à décider de ne pas décider, il a donc éclaté le poste en cinq petits morceaux pour que chaque prétendant assouvisse sa soif et puisse trouver satisfaction à ses ambitions au détriment des attentes du peuple.

 

Voilà un drôle d’animal politique à cinq têtes que dessine Denis Sassou Nguesso dont il  est seul à connaître le secret. Quelle équipe forme t-il avec en son sein  cinq capitaines (Isidore Mvouba, Emmanuel Yoka, Pierre Moussa, Rodolphe Adada et Florent Tsiba) qui symbolise le renouveau et le changement voulu par le Président de la république ? On refait le match. On prend les mêmes et on recommence, la rupture est dans le continuité. Sassou Nguesso est un conservateur, usé et fatigué, tous ceux qui ont cru aux paroles vides et aux promesses de Denis Sassou Nguesso peuvent entamer leur deuil. Le Congo meurt par manque de gouvernants dignes.

 

Ce gouvernement que Sassou Nguesso vient de mettre en place est là tout d’abord pour se servir et non pour servir la nation.

 

Rodolphe Adada critiqué par la communauté internationale pour son incompétence à la tête de la MINUAD s’est vu attribué un porte feuille ministériel. L’échec est une valeur sûre pour bien rebondir dans le chemin d’avenir. Et, la valeur travail qu’a prôné un temps Denis Sassou Nguesso est un cache sexe, en réalité le travail, la dignité de la parole donnée n'ont aucune valeur aux yeux du Général Président.

 

Ce gouvernement n’est pas à la hauteur des enjeux du moment. C'est un gros ramassie d'incompétents et de voleurs.

La nature est faite de sorte que personne ne soit éternel sur terre, celle-ci a forcé Omar Bongo d’admettre l’alternance dans son pays. Pour éviter une solution à la gabonaise l’opposition  congolaise doit s’organiser et se réveiller car malgré ses vacances en Espagne, Denis Sassou Nguesso montre des signes de grande fatigue qui dit long sur  son état de santé. Sans vouloir polémiquer, l’opposition doit se mettre dès maintenant au travail.

La seule surprise de ce gouvernement : c'est la non séléction de Chrystel Denis Sassou Nguesso. S'il a été déclaré non partant aujourd'hui c'est peut être grace à l'abattage médiatique fait autour de cette nomination. Mais, l'étalon peut compter sur son père car les portes du gouvernement lui sont encore ouvertes. L'exemple d'Ali Bongo va inspirer beaucoup de nos dictateurs africains.

Avec des journalistes comme ta mbombo Claude Kakou, qui pense que le développement du Congo passe par la publication du gouvernement en même temps à la radio et à la télévision, le chemin sera long l'avenir incertain.

Marius Bita Ntsoumou
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