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Le nouveau président du Front des Partis de l’Opposition Congolaise (FPOC), M. Mathias Dzon, a appelé le 10 septembre 2009 à Brazzaville, au cours d’une conférence de presse, le chef de l’Etat congolais à faire preuve de sagesse, de sens de responsabilité et surtout de lucidité, en vue de suspension immédiate des mesures illégales et arbitraires d’interdiction de sortie du territoire national et d’assignation à résidence à Brazzaville qui frappent aujourd’hui les leaders de l’opposition dite radicale, mais aussi leur éventuelle traduction devant la justice.
A cette occasion, M. Mathias Dzon a également fustigé les basses et sales manœuvres menées par le général Gilbert Mokoki et ses mentors.
Ces agitateurs patentés, sont en train impunément, grâce à leurs fonctions actuels et grades, de monter une histoire cousue de toutes pièces avec des fausses preuves, a-t-il dit. Des faux témoins sont également en train d’être achetés en vue de rendre crédible la thèse du coup d’Etat contre le président Sassou Nguesso.
Les mesures d’interdiction de sortie du territoire national, d’assignation
à résidence à Brazzaville prises par le pouvoir de Brazzaville et qui sont en train d’être aujourd’hui exécutées par le général Gilbert Mokoki et son réseau composé de petits revanchards, truands et profito-situationnistes sans foi ni loi, sont concernés par la probable traduction en justice, selon la liste dressée par le Conseil National de Sécurité, MM. Mathias Dzon, Guy Romain Kinfoussia, Clément Miérassa, Emmanuel Ngouélondélé Mongo, Ange Edouard Pongui, Pascal Tsaty Mabiala, Marion Ewwango, Hervé Ambroise Malonga, Jean Paul Bouiti, Rigobert Ngouolali, Raymond Damase Ngollo, Clément Mouamba, Bonaventure Mbaya et Mme Gnali Mambou Aimé.
Prenant la parole lors de cette conférence de presse, M. Clément Miérassa et Me Hervé Ambroise Malonga ont, pour leur part, condamné cette façon de faire du pouvoir de Mpila et de son chef M. Denis Sassou. Cela relève purement et simplement, ont-ils expliqué, de l’arbitraire en violation de la Constitution. N’ayant plus eu depuis la fin des différents troubles socio- politiques que notre pays a connu et en
l’occurrence depuis la fin de la guerre au Pool, des officiers supérieurs véreux des FAC ayant des agendas cachés, comme le général Gilbert Mokoki et tous les petits malfrats le ressemblant, guettaient toujours ces derniers temps la moindre occasion pour valider auprès du président Sassou Nguesso, un soi-disant coup d’Etat fomenté par les leaders de l’opposition pour créer une mangeoire où tous les truands des FAC pourraient venir «boukouter».
A n’en point douter, d’où l’urgence et la nécessité pour M. Sassou Nguesso qui est aujourd’hui très mal aimé par son peuple, de prendre des mesures punitives drastiques contre tous les officiers supérieurs véreux des FAC qui cherchent coûte que coûte pour les intérêts égoïstes notamment «leur boukoutage» à perpétrer des sales et basses manœuvres dont l’objectif est de provoquer les leaders de l’opposition, de les accuser injustement et de les traduire en justice à partir des preuves monter de toutes pièces. La République ne veut plus des soi-disant officiers indispensables qui font du tort au chef de l’Etat.
Peu importe le bord auquel ils
peuvent appartenir, l’arrestation des hommes politiques n’est pas une priorité ni pour la République ni pour le chef de l’Etat au moment où tout le monde s’accorde à reconnaître la nécessité pour le chef de l’Etat de réunir autour de lui toutes les compétences nationales nécessaires devant lui permettre de relever les grands défis auxquels le pays est confronté. Et ces grands défis sont entre autres l’accès régulières des populations congolaise à des soins de santé de qualité et à bon prix ; à l’eau potable et au courant électrique. C’est également la lutte contre la pauvreté, la précarité et la mendicité auxquelles les Congolais sont actuellement exposés. Nous ne sommes plus au monopartisme. Cette triste époque où des concitoyens qui étaient accusés injustement d’avoir comploté contre l’Etat, perdaient souvent leur vie. Nous osons espérer que le Président Sassou Nguesso ne va plus se complaire à restaurer le mono pour donner tous les atouts à des hauts gradés véreux des FAC qui lui disent qu’ils travaillent pour lui, mais qui, au fond, ne le font que pour leurs propres intérêts.
Ghys Fortune DOMBE BEMBA
Talassa