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Sassou vend vraiment du vent aux Congolais. C’est le début du « chemin d’avenir » avec une « nouvelle » équipe gouvernementale (lire ci-dessous) dont la composition vient d'être rendue publique. On prend les mêmes et on recommence ou comment mettre le prétendu vin nouveau dans de vieilles outres. Pourquoi changer une équipe qui perd ?
Un non événement : le " nouveau " gouvernement Sassou
Le " nouveau " gouvernement de Sassou a été rendu public.
Conformément à ce qui était prévu, pas de grands changements. C'est le même gouvernement avec ici ou là quelques rustines. On prend les mêmes et on recommence. C'est la prime aux incompétents et autres corrumpus, ou comment mettre du prétendu vin nouveau dans de vieilles outres. Du Sassou pur jus, otage de son clan. Elu par 5 % de Congolais il a formé un gouvernement qui répond à son maigre électorat. Logique.
Dans cette équipe gouvernementale l'intitulé, d'ailleurs inconstitutionnel, " Premier ministre " pour Mvouba n'apparaît plus. A la place, sans doute pour arranger l'oncle Yoka et étouffer la rivalité INP-RMP, renvoyés dos à dos, on trouve quatre ministres d'Etat coordonateurs de pôles (ne riez pas). Pour le reste les dinosaures Pierre Oba, Pierre Moussa, Okombi Salissa, Florent Tsiba, itoua, Ngakosso et autres Emmanuel Yoka et Henri Ndjombo sont toujours solidement aggripés à leur fromage, renforcés même par un " petit nouveau " : Rodolphe Adada... L'ami Alain Akouala, bâillonné, hérite d'un fumeux portefeuille des " zones économiques spéciales " ... Le style ampoulé et les formules ronflantes du " ministre des Démentis " vont nous manquer, c'est sûr (lire l'hommage sincère rendu en l'occurrence au personnage).
Pourquoi donc changer une équipe qui perd ?
Quelques poids légers (c'est de bonne guerre) du gouvernement ont été remerciés. Ce sont Pacifique Issoïbeka (remplacé par Gilbert Ondongo), Jeanne Dambendzet, Justin Ballay Megot, Lamyr Nguelé, Pierre Michel Nguimbi, Émile Mambondzo, Paul Mbot (remplacé par Raymond Zéphyrin Mboulou), Serge Michel Odzocki et Gaston Gapo.
Me Jean Martin Mbemba est également prié de faire valoir ses droits à la retraite.
Entrent au gouvernement : Rodolphe Adada (une vieille connaissance), Claudine Munari (une vieille connaissance), Ange Antoine Abena (un diplômé de la faculté des sciences de l'université de Clermont-Ferrand), Georges Moyen (pédiatre, ancien recteur de l'université Marien Ngouabi), André Raphaël Loemba, Mathieu Martial Kani (ancien secrétaire général du RDD de Yhombi), Pierre Mabiala, Bienvenu Okiemy (un enseignant de droit de la faculté de Reims), Zacharie Kimpomi et Josué Rodrigue Ngouonimba.
Au total 37 ministres (contre 38 à l'équipe sortante). Du pléthorique. Du pur Sassou vous a-t-on dit.
A noter que " l'opposition " dite " responsable " (celle des Kignoumbi, Fylla, Miokono) n'entre pas au gouvernement. On lui réserve peut-être la place pour devenir la " vraie opposition " après le procès et la condamnation programmés des Poungui, Dzon, Ngouélondélé et autre Kinfoussia. A moins qu'on ne la console avec des postes de hauts commissaires...
Le " chemin d'avenir " prend donc résolument le chemin de " La Nouvelle Espérance " (voir son bilan dans l'album souvenir de la Nouvelle Espérance) à qui il ressemblera comme un frère. On se rappelle que cette dernière fut un échec cuisant. Rien ne changera donc pour les Congolais. La " modernisation " promise, miroir aux alouettes, c'est bel et bien du pipeau.