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Congo: un troisième opposant empêché de quitter le pays

BRAZZAVILLE (AFP) - Un opposant congolais, Me Ambroise Hervé Malonga, a été empêché de quitter son pays, comme deux autres dirigeants de l'opposition en raison d'une enquête sur une manifestation non autorisée tenue après l'élection présidentielle, a appris l'AFP mardi de sources concordantes.

Me Malonga, un des dirigeants du Front uni des partis de l'opposition (Fupo), a affirmé avoir tenté lundi de traverser le fleuve Congo pour se rendre à Kinshasa, en République démocratique du Congo voisine, à la rencontre de ses "amis avocats" et en avoir été empêché par la police.

"Je suis arrivé au Beach (débarcadère fluvial), j'ai fait toutes les formalités et au dernier moment les services de police m'ont signifié que j'étais interdit, jusqu'à nouvel ordre, de sortir du territoire national", a expliqué l'opposant.

"(Ils) m'ont dit que je suis concerné par l'enquête sur la marche du 15 juillet", trois jours après la présidentielle, a-t-il indiqué.

Jointe par l'AFP, la police du Beach a confirmé l'information.

"M. Malonga a bel et bien été renvoyé. Il est sur la liste des personnes visées par une enquête et interrogées présentement par la gendarmerie. Nous ne pouvons pas le laisser passer tant qu'on na pas reçu lordre de la hiérarchie", a expliqué un responsable ayant requis l'anonymat.

Me Malonga a soutenu avoir "pourtant été déjà interrogé par la gendarmerie".

Depuis plusieurs semaines, c'est le cas également d'Ange Edouard Poungui, vice-président de l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), et d'Emmanuel Ngouélondélé, président du Parti pour l'alternance démocratique (PAD), tous deux membres du Fupo.

En août, le gouvernement congolais a expliqué que ces dirigeants étaient interdits de sortir du pays pour une enquête ouverte sur la marche du 15 juillet.

Cette manifestation a été tenue peu après la publication des résultats de la présidentielle, remportée au premier tour par le président sortant et candidat Denis Sassou Nguesso (78,61%).

La marche a été violemment dispersée par les forces de l'ordre. Ces incidents ont fait un blessé par balle, selon l'opposition, et deux blessés selon le gouvernement.

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