Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Bien entouré
En fait, Delvin Ndinga a débarqué à Auxerre en février 2007, à l’âge de 17 ans. Il est le seul des quatre Congolais venus du Centre de formation au football de Brazzaville à avoir réellement percé. «Je pense qu’il a les qualités pour réussir, lance Benoît Pedretti. Il a une bonne relance, il est assez agressif et intelligent dans le jeu».
Ndinga, qui est apparu à cinq reprises en Ligue 1 (N.d.l.r: la saison 2008-2009), peut compter sur le soutien de Benoît Pedretti, 253 matches en L1 et 21 sélections en équipe de France. Et leur association en milieu de terrain ne jure pas. «On avait déjà joué ensemble contre Lyon, l’année dernière et ça s’était bien passé, se souvient le capitaine. Là, c’est difficile d’évaluer l’impact sur l’équipe, parce que, collectivement, on n’y est pas trop»
Parler davantage
En à peine une année, le jeune Congolais a gagné sa place dans le groupe professionnel. «C’est un garçon apprécié de tout le monde: il est discret, collectif, respectueux», énumère Jean Fernandez. Faire sa place est d’autant plus méritoire qu’il n’est pas vraiment le boute-en-train du groupe. «Il est discret, on ne l’entend jamais, il ne parle pas trop, ce n’est pas ce qu’on lui demande, à la limite, sourit Benoît Pedretti. Il ne parle pas beaucoup, mais il est très à l’écoute, il regarde. C’est à nous aussi de l’intégrer, d’aller vers lui».
Discret dans le vestiaire, Delvin Ndinga doit aussi s’émanciper sur le terrain. C’est l’un des domaines dans lesquels il peut encore progresser. «Il est intelligent tactiquement: je pense qu’il peut aider l’équipe en parlant un peu plus, souligne Benoît Pedretti. Quand on est milieu défensif, on a une vision d’ensemble sur le jeu. Il doit davantage parler aux joueurs sur les côtés, même s’ils ont plus d’expérience que lui. Il doit prendre un peu d’ampleur à ce niveau là. Avec les qualités qu’il a, il n’y a aucun problème».
La montée en puissance de Ndinga crée une vraie concurrence en milieu de terrain. «Il y a du monde à ce poste-là», constate Jean Fernandez, qui n’a que l’embarras du choix entre Narry, Dudka et Ndinga. Trois joueurs compétitifs pour un seul poste: un luxe, à l’A.J.A.
Sabrina HUARD