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Espace d'échange de la diaspora congolaise.

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Sélection quotidienne d'articles de IRIN, 9/29/2009

Sommaire:

1 - GUINÉE: Chronologie depuis l'indépendance
2 - GUINÉE: La répression « au-delà de toutes les limites acceptables » -
activiste des droits humains
3 - ZAMBIE: Les répercussions de la suspension de l'aide sida

1 - GUINÉE: Chronologie depuis l'indépendance

DAKAR, 29 septembre (IRIN) - Récemment, un panneau publicitaire situé près du palais présidentiel montrait trois points d'interrogation sur fond blanc.
Cette image correspond à la description que font de nombreux Guinéens de la situation actuelle de leur pays, neuf mois après l'arrivée au pouvoir de Moussa Dadis Camara, après un coup d'état sans violence : la plus grande incertitude.

Lorsque M. Camara a pris le pouvoir, les habitants ont envahi les rues en se réjouissant ; Les Guinéens disaient qu'ils célébraient la fin de 24 ans de régime de Lansana Conté.

« Nous détestons le fait que les militaires aient à nouveau pris le pouvoir », avait dit un Guinéen à IRIN le jour du coup d'état. « Mais cela, nous le détestons moins que le régime de Conté ».

Actuellement, de nombreux Guinéens se demandent où le gouvernement de M. Camara - qui s'est auto-proclamé Conseil national pour la démocratie et le développement - emmène le pays. Voici une chronologie des évènements depuis l'indépendance avec la France en 1958.

28 septembre 2009 - Des dizaines de personnes sont tuées et des centaines d'autres blessés par les forces de sécurité au cours d'une manifestation interdite, organisée à Conakry par l'opposition pour protester contre la candidature du chef de la junte le capitaine Camara. De nombreux témoignages font également état de viols. Cette sanglante répression est unanimement condamnée par la communauté internationale et les organisations de défense des droits humains

22 septembre 2009 - Un groupe de contact international sur la Guinée se réjouit d'une décision de l'Union Africaine exprimant ses inquiétudes quant la tenue des l'engagement pris par les membres de la junte de ne pas se présenter aux élections présidentielles ; le groupe de contact exprime « de graves inquiétudes » au sujet des retards du processus électoral, ainsi que de la détérioration des droits humains et politiques et des problèmes de sécurité en Guinée

22 septembre 2009 - Manifestation de soutien à Moussa Dadis Camara dans la capitale Conakry

19 septembre 2009 - Des dirigeants de partis politiques et de la société civile appellent à manifester le 28 septembre contre la candidature de M. Camara

17 septembre 2009 - Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union Africaine (UA) impose des sanctions contre le dirigeant de la junte M. Camara « ainsi que tous les autres individus civils ou militaires » dont les activités vont à l'encontre des engagements selon lesquels aucun membre du Conseil national pour le démocratie et le développement (CNDD) ne serait candidat aux élections présidentielles. L'UA exprime « sa profonde préoccupation face à la détérioration de la situation en Guinée » et « condamne fermement la remise en cause » de l'engagement de Camara

23 août 2009 - Une coalition d'organisations de la société civile, de parties politiques, de groupes religieux appelle les Guinéens à empêcher la junte « de confisquer le pouvoir »

19 août 2009 - M. Camara déclare aux journalistes que sa décision de se présenter aux élections présidentielles « dépend de Dieu »

17 août 2009 - Le CNDD, au pouvoir, accepte les recommandations des organisations de la société civile, des partis politiques et des groupes religieux de tenir les élections présidentielles en janvier 2010, et les élections législatives en mars 2010

13 août 2009 - M. Camara annonce la formation d'un conseil national de transition, réclamé par des organisations nationales et internationales en mars

Juin 2009 - Suite au débat sur la faisabilité de la tenue des élections en 2009, des organisations de la société civile, des partis politiques et des groupes religieux forment un comité pour évaluer un planning des élections

Mars 2009 - La communauté internationale demande au CNDD de travailler avec les partis politiques, les organisations de la société civile, et les syndicats pour former un conseil de politiques, les organisations de la société civile, et les syndicats pour former un conseil de transition

Mars 2009 - Le CNDD déclare que les élections présidentielles se dérouleront à la fin 2009

Février 2009 - La junte arrête le fils du président défunt Lansana Conté, Ousmane Conté, lors d'une opération contre de présumés trafiquants de drogue

Janvier 2009 - La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) rejette une transition menée par les militaires en Guinée et interdit aux membres de la junte de participer aux réunions de toutes instances décisionnaires

Janvier 2009 - Formation d'un groupe de contact international sur la Guinée, comprenant des représentants de la CEDEAO, de la Commission de l'UA, de l'Union Européenne, de l'Union de la Rivière Mano, de l'Organisation de la Conférence Islamique et du Conseil de Sécurité des Nations Unies

25 décembre 2008 - Le Premier ministre Ahmed Tidiane Souaré et d'autres responsables du gouvernement se rendent à l'intérieur du campement militaire de Alpha Yaya Diallo, quartier général du CNDD

25 décembre 2008 - M. Camara annonce que les élections présidentielles se tiendront après une transition de deux ans, et qu'il ne serait pas candidat

24 décembre 2008 - Moussa Dadis Camara s'auto-proclame président et chef du nouveau CNDD

23 décembre 2008 - Au petit matin, des membres du gouvernement annonce le décès du président Conté la veille au soir ; la confusion règne alors que les soldats annoncent sur la radio nationale qu'ils ont dissous le
gouvernement et pris le pouvoir, alors que le Premier ministre M. Souaré affirme que le gouvernement est toujours en place

Juin 2008 - La police manifeste à cause d'arriérés de salaire, provoquant des affrontements sanglants avec les militaires

Mai 2008 - Mutinerie de soldats au sujet de la solde, avec plusieurs soldats et civils tués ou blessés durant les troubles, M. Conté finit par renvoyer le ministre de la Défense

Mai 2007 - Des soldats organisent des manifestations contre les arriérés de soldes et les conditions de vie

Février 2007 - Après des grèves et des troubles, le président Conté nomme Lansana Kouyaté en tant que Premier ministre « de consensus »

Janvier 2007 - En janvier, les Guinéens suivent massivement un autre appel des syndicats pour une grève nationale ; des centaines de personnes sont tuées lors de la répression par les militaires

2006 - Des grèves nationales menées par les syndicats paralysent le pays; plusieurs étudiants sont tués par les forces de sécurité lors de manifestations contre l'annulation des examens

2005 - Tirs sur le véhicule de M. Conté dans la capitale Conakry

2003 - Le président Conté réélu lors d'un scrutin boycotté par l'opposition

2001 - Un référendum change la Constitution pour permettre au Président de se présenter pour un troisième mandat et de faire passer le mandat présidentiel de cinq à sept ans ; l'opposition rejette le scrutin comme étant truqué et appelle au boycottage

2000-01 - L'armée guinéenne combat des incursions rebelles aux frontières avec le Libéria et la Sierra Leone

1998 - M. Conté remporte les élections présidentielles, que l'opposition dénonce comme truquées

1996 - Mutinerie de l'armée. Des troupes loyalistes repoussent les attaques contre le palais présidentiel

1993 - M. Conté remporte les premières élections multi-partites de la Guinée, qui sont boycottées par les groupes de l'opposition et marquées par des manifestations

1990 - Les Guinéens votent pour une nouvelle Constitution, avec un appel pour la fin du pouvoir militaire avec un parti unique

1989 - Le conflit au Liberia voisin force des milliers d'habitants à fuir en Guinée ; entre 1989 et 2002, la Guinée accueille 750 000 réfugiés des guerres au Liberia et en Sierra Leone, et des milliers de plus venant de Côte d'Ivoire après la rébellion de 2002

1984 - Le président Ahmed Sékou Touré décède en mars; Lansana Conté prend le pouvoir lors d'un coup d'état en avril

1970 - Des dissidents attaquent la Guinée lors d'une tentative infructueuse pour destituer le président Touré; l'incident intensifie la répression des opposants par M. Touré

1965 - Le président Touré coupe les relations avec la France, jusque 1975

1958 - Indépendance, avec Ahmed Sékou Touré comme président

np/ic/pt/sk/ail [ENDS]

2 - GUINÉE: La répression « au-delà de toutes les limites acceptables » - activiste des droits humains

CONAKRY, 29 septembre (IRIN) - Plusieurs dizaines de personnes ont été tuées et des centaines d'autres blessées le 28 septembre à Conakry, la capitale guinéenne, lors de la répression par les forces de sécurité de la manifestation d'opposition à la candidature présidentielle de Moussa Dadis Camara, chef de la junte, selon des sources médicales.

« J'ai vu des soldats tirer sur des manifestants, ou les poignarder », a raconté une femme qui s'est présentée sous le nom de Fanta. Un autre manifestant a dit à IRIN, sous couvert d'anonymat, que des soldats avaient arraché les vêtements des femmes et battu les gens avec des matraques.

« Ils insultaient les manifestants et les frappaient, en les appelant 'ennemis' », a-t-il dit.

Des manifestants ont dit à IRIN qu'ils avaient vu des cadavres, mais qu'ils ne pouvaient pas dire combien de personnes avaient été tuées. Tôt le 29 septembre, des médecins locaux et la Croix-Rouge guinéenne faisaient état d'un bilan provisoire d'au moins 87 morts, tandis que des organisations de défense des droits humains parlaient de plus d'une centaine de victimes.

D'après Médecins sans frontières, au moins cinq femmes se sont rendues dans des centres de santé locaux pour obtenir des traitements après avoir été violées.

Une centaine de secouristes de la Croix-Rouge guinéenne ont été mobilisés à Conakry pour assister les blessés et les conduire à l'hôpital, a dit à IRIN un membre de la Croix-Rouge.

Dans l'après-midi du 28 septembre, des centaines de personnes blessées par balles ou meurtries par des coups avaient été amenées à l'hôpital de Donka, à Conakry, d'après un médecin de l'hôpital, qui a souhaité garder l'anonymat.

« Les gens sont couchés partout. Je ne pourrais même pas vous dire combien de blessés nous avons reçus ici. Au moins des centaines ». Les blessés sont aussi bien des femmes que des hommes, les plus jeunes étant âgés d'environ 14 ans, a-t-il dit à IRIN.

Les leaders politiques et de la société civile avaient appelé, le 19 septembre, à un rassemblement dans un stade de Conakry, pour protester contre la candidature de M. Camara aux prochaines élections présidentielles.
M. Camara, qui a pris le pouvoir lors d'un coup d'Etat le 23 décembre, avait annoncé qu'il organiserait des élections, mais il a déclaré depuis qu'il n'excluait pas de se porter candidat. Le 22 septembre, les partisans de M. Camara ont manifesté à Conakry.

Bien que les autorités aient interdit le meeting du 28 septembre, des centaines de personnes se sont rassemblées dès le matin dans le stade, passant outre les barrages militaires.

D'après Fanta, les soldats sont brutalement entrés dans le stade, sont descendus de leurs véhicules et ont commencé à tirer sur les manifestants et à les frapper.

Mamadi Kaba, président du bureau guinéen de RADDHO, une organisation panafricaine de défense des droits humains, a déclaré que la répression était « au-delà de toutes les limites acceptables », et qu'il était temps que la communauté internationale cesse de tolérer le régime militaire de
Guinée.

« Il y a quelques jours, un groupe de Guinéens a manifesté pour exprimer son soutien au [chef de la junte, M. Camara] », a observé M. Kaba. « Cette manifestation a été tolérée et même encouragée. Aujourd'hui, une autre partie de la population vient exprimer le point de vue opposé, de façon pacifique, et ces gens sont réprimés dans le sang ».

« Aujourd'hui, la junte a montré ce qu'elle veut et ce qu'elle est prête à faire subir aux citoyens. Les dirigeants africains et la communauté internationale doivent unir leurs forces pour aider la population guinéenne à se débarrasser de cette junte », a-t-il déclaré.

Des manifestants ont dit à IRIN que si les leaders politiques et de la société civile appelaient à une autre manifestation, ils reprendraient immédiatement le mouvement.

« Nous nous battons pour la liberté », a déclaré un manifestant. « Nous nous battons pour barrer la route, non seulement à Moussa Dadis Camara, mais à tout militaire qui tenterait de devenir président de la Guinée ».

Fanta a également affirmé : « Même s'ils nous disent de retourner dans la rue ce soir, j'y serai. Si nous faisons cela, c'est pour les enfants de la Guinée ».

np/ic/aj/il/ail [ENDS]

3 - ZAMBIE: Les répercussions de la suspension de l'aide sida

MPULUNGU, 28 septembre (IRIN) - En Zambie, les gens vivant avec le VIH dans les zones rurales ressentent fortement le gel du financement par les donateurs, après des allégations sur la corruption du gouvernement zambien, car ce sont eux qui reçoivent la part du lion dans le soutien financier au VIH/SIDA.

« Nous souffrons beaucoup, ici, nous devons venir tous les mois [au centre de santé] dans la ville de Mpulungu pour recevoir des médicaments », a dit Evans Sikazwe, qui vit dans le district de Mpulungu dans la province du Nord, à 1 100 km au nord de la capitale Lusaka.

« Avant, le personnel médical avait l'habitude de nous suivre et de nous apporter les médicaments dans notre région, mais ces deux derniers mois, nous venons de nous-mêmes [pour les avoir] », a dit M. Sikazwe à IRIN. Il vit avec le VIH depuis deux ans et doit faire 70 km chaque mois pour avoir accès aux antirétroviraux (ARV).

Dans l'ensemble du pays, environ 200 000 Zambiens ont accès aux antirétroviraux dans différents centres de santé gouvernementaux, mais seules les cliniques en ville sont mandatées pour administrer des ARV dans les districts ruraux.

En l'absence de financement des donateurs, des programmes de proximité comme les unités mobiles de conseil et de dépistage et les services ARV sont interrompus. La clinique de Mpulungu est le principal centre de référence pour les 82 000 habitants du district.

« C'est vraiment regrettable, en particulier pour des gens comme moi qui sont sous ARV et aussi sous traitement contre la TB [tuberculose]. C'est très difficile. C'est comme nous punir et pourtant nous avons besoin du soutien de tous », a dit M. Sikazwe.

Corruption

En mai 2009, plusieurs bailleurs de fonds, y compris les deux principaux donateurs pour la Zambie, les gouvernements des Pays-Bas et de la Suède, ont annoncé la suspension de l'aide après la confirmation que des hauts responsables du gouvernement avaient détourné du ministère de la Santé cinq millions de dollars provenant du financement des donateurs.

En Zambie, les bailleurs de fonds fournissent 55 pour cent du budget de la santé pour la prévention et le traitement du paludisme, de la tuberculose et du sida, ainsi que pour la formation du personnel médical.

La position ferme adoptée par l'administration de l'ancien président Levy Mwanawasa avait plu à l'ensemble des donateurs, mais depuis sa mort en août 2008, l'administration de son successeur, le président Rupiah Banda, est considérée comme trop indulgente sur les questions de corruption.

A la suite de cette suspension de l'aide, la Commission Anti-Corruption de la Zambie (ACC) et son Auditeur général enquêtent sur les plaintes pour corruption et un certain nombre de responsables de haut niveau ont comparu devant un tribunal. Cependant, les donateurs insistent sur le fait que la Zambie doit satisfaire certains critères dans le domaine de la bonne gouvernance et de la gestion des finances publiques avant que d'autres financements ne soient accordés.

« La crise dans la gestion financière du secteur de la santé, la question d'une source unique pour l'approvisionnement des hôpitaux mobiles, des questions autour des investissements dans le secteur routier et un manque général de progrès dans la réforme de la gestion financière au sein du gouvernement constituent les points les plus notables », a dit Harry Molennar, l'ambassadeur des Pays-Bas en Zambie, à un journal local, le Times of Zambia.

« Les récents développements en Zambie concernant les cas de corruption de haut niveau, et la réponse internationale à cela, sont des exemples pertinents pour illustrer le besoin tant d'une direction politique forte dans la lutte contre la corruption, que de la détermination de ce même pouvoir politique de laisser la justice avancer de manière indépendante et transparente », a-t-il dit.

Obert Mubyana, chargé des programmes Tuberculose et VIH du district à Mpulungu, a dit à IRIN que « depuis les trois ou quatre derniers mois [depuis la suspension de l'aide des donateurs], la situation a été très difficile. Nous ne pouvons pas nous déplacer. [et] nous avons beaucoup de patients que nous devons surveiller ». Le manque de financement s'est aussi traduit par le fait que les patients vivant dans des endroits isolés et qui doivent démarrer la prise d'ARV ne le peuvent pas.

« La subvention. mensuelle. des donateurs et du gouvernement s'élève à 120 millions de kwacha [27 000 dollars], mais après le retrait [du financement des donateurs] nous ne recevons que 40 millions de kwacha [9 000 dollars].
Ce n'est pas suffisant parce que.[nous devons] faire fonctionner l'unité mobile de conseil et de dépistage, les [services ARV], nous avons besoin d'essence, nous avons besoin d'indemnités, alors nous avons dû suspendre de nombreux programmes », a dit Mubyana.

Carrefour commercial

Mpulungu, seul port zambien sur le lac du Tanganyika et carrefour commercial régional, attire des gens venant des pays voisins comme la Tanzanie, le Rwanda et le République Démocratique du Congo, c'est une zone à haut risque pour la transmission du VIH.

La ville abrite des milliers de travailleurs du sexe, dont certains voyagent sur les autoroutes du pays. « Nous sommes venues ici ce mois-ci, nous irons à Kapiri Mposhi [ville située sur la route principale à 150 km au nord de Lusaka] la prochaine fois. Nous allons aussi à Chirundu [sur la frontière avec le Zimbabwe], même à Nakonde [frontière avec la Tanzanie] », a dit une travailleuse du sexe adolescente à IRIN. Elle demande 1,25 dollar pour ses services.

La prévalence du VIH est de 12,6 pour cent - la moyenne nationale est de 14 pour cent - mais des statistiques officieuses venant de structures de soins locales estiment que le taux pourrait être plus élevé. A la clinique de Mpulungu, 2 308 personnes ont effectué un test de dépistage du VIH depuis 2006, parmi lesquels 1 199 se sont révélés positifs et 1 189 suivent un traitement.

« Bien sûr, la plupart des gens ne viennent ici que lorsque leur état est vraiment critique, après les échecs avec leurs. [guérisseurs traditionnels], alors il pourrait y avoir une marge d'erreur », a dit à IRIN Flexon Mauluka, un opérateur de saisie à la clinique.

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