Espace d'échange de la diaspora congolaise.
« Si la bêtise est au pouvoir, pourquoi la vertu, la bonne gestion, les grandes idées seront-ils ravalés au rang de l'exclusion ? »
La nouvelle génération qui se veut modeste et ambitieuse doit désormais prendre son destin en main. Le destin de s'engager vers des solutions innovantes, impartiales mais surtout réaliste. Pour être crédible face à la destruction quasi continuelle du tissu social par le pouvoir actuel, un nouveau visage de la politique est non seulement nécessaire mais s'impose plus comme une exigence pour reconquérir l'adhésion d'un peuple à l'abandon. Ce renouveau doit forcément être incarné par un programme national de lutte contre la pauvreté sous toutes ses formes.
Devant les discours cru et vide de toute projection concrète vers une amélioration des conditions de vie des congolais, nous avons l'obligation d'affirmer notre différence par une série de propositions de nouvelles idées autour d'un projet convaincant. Il me semble plus percutant et plus constructif de s'opposer à cette politique destructrice en proposant mieux et surtout en s'organisant à mettre en route les bases d'un projet de développement de demain.
A cet effet, on peut répertorier plusieurs chantiers laissés à l'abandon et dont les infrastructures, les politiques menées depuis le retour de SASSOU accentue le déclin du Congo. On peut y noter l'économie aux abois et gangrenée par la corruption et la politique « légalisée des 20% » pour des marchés bidons aux objectifs invisibles et falsifiés. Les transports (routes et autres infrastructures) sont devenus des fléaux causant autant de mort qu'une pandémie grippale. La santé, laissée à l'abandon au profit de la prolifération des pseudos –cliniques des quartiers dont la déontologie des praticiens laisse à désirer. Inutile d'évoquer le sort du CHU, devenu la honte de toute une politique de Santé ; Je vous invite d'aller y jeter un œil, ça vaut le détour. Comme vous pouvez le constater la liste est longue, j'aimerais juste qu'on attarde un instant sur l'un des problèmes que les congolais mettent en avant des toutes les préoccupations primordiales : L'EMPLOI.
Les chiffres accablant s'alignent violemment d'années en années creusant encore plus le gouffre du chômage des jeunes dans les villes ainsi que dans les milieux ruraux.
Notre démarche ne doit pas s'arrêter à ce constat lamentable d'échec. Nous devons plutôt multiplier des initiatives dans tous les domaines pour favoriser l'emploi. Voici une série d'idées sur lesquelles notre groupe de travail s'investit.
*Réhabiliter l'école publique. L'Etat encourage la multiplication des écoles privées, dont les actionnaires ne sont autres que les mêmes décideurs qui crucifient l'école publique. Cet état de fait favorise la désertion des talents dans l'enseignement publique au profit de l'enseignement privé. Certains enseignants découragés quittent le secteur pour d'autres horizons plus prometteurs. En redonnant à l'école publique sa véritable place républicaine par une réelle politique de l'enseignement publique, une politique de réinsertion des cadres, des jeunes diplômés peut se mettre en place pour favoriser un retour à l'emploi dans le secteur….
*La mise en place d'un vrai service de voirie dans les grandes villes peut favoriser des milliers d'Emploi. Par exemple, dans l'aménagement des espaces verts, les collectes et les traitements des déchets ménagers…
*La législation des transports en communs (Taxi, bus etc.) dans les grandes villes en limitant l'accès aux étrangers de posséder plus de trois unités de transports et encourager l'accès aux nationaux par des réductions des charges ….
*Les entreprises immobilières quasiment léguées, sans aucune législation encadrant leur pratique, aux mains des asiatiques, empêchent ainsi le marché de l'emploi des congolais de s'émouvoir. Nous souhaitions qu'une redistribution des postes de travail soit instaurée dans les grands travaux nationaux. De même l'exigence d'un contrat de transfert de compétences pour chaque chantier animé par les asiatiques….
*La mise en place d'un vaste programme de réalisation des infrastructures sanitaires et sociales dans les grandes villes est un réel vivier pour les emplois et pérenniseraient ceux existant déjà….
C omme vous pouvez le constater ces idées ne sont pas véritablement des innovations, juste un simple rappel de ce qui aurait du être fait depuis des années par des femmes et hommes qui ont privilégiés des opérations d'enrichissement personnelles au détriment de l'intérêt national. On a choisit d'exclure les valeurs sûres, la bonne expérience, le candidat valable pour mettre en avant le cercle familial, le clan d'amis, souvent dépourvus de toutes compétences à assumer les responsabilités. C'est ainsi que la machine broie de plus en plus d'exclus talentueux encourageant ainsi les discriminations et les frustrations des meilleurs d'entres nous les poussant à cesser de croire en l'avenir du Congo.
N ous sommes l'avenir du Congo, l'espoir doit demeurer en nous en mettant toutes les chances de notre côté en construisant le Congo demain par la réflexion saine aseptisée de toute violence.
Si la bêtise est au pouvoir, pourquoi la vertu, la bonne gestion, les grandes idées seront-ils ravalés au rang de l'exclusion ?
Jean Claude MBER-MBERI