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Ateke Tom, chef du Niger Delta Vigilante, un groupe armé formé de membres de l'ethnie Ijaw, et environ 5.000 de ses hommes ont remis des centaines d'armes au cours d'une cérémonie à Port Harcourt.
Farah Dagogo, un haut commandant du principal groupe armé du sud pétrolifère du pays, le Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (Mend), a fait de même pendant cette cérémonie. "Nous rendons toutes les armes qui sont sous notre contrôle direct", a-t-il affirmé.
Un troisième commandant rebelle, Ekpemupolo, devait lui aussi officiellement accepter l'offre d'amnistie gouvernementale contre reddition lors d'une rencontre avec le président nigérian Umaru Yar'Adua samedi soir.
Annoncée par le président Yar'Adua le 25 juin, l'offre est entrée en vigueur le 6 août et expire dimanche à minuit.
Ateke Tom a cependant prévenu que les attaques reprendraient si les autorités ne tenaient pas leur promesse de développer la région.
"S'ils refusent de développer notre région nous retournerons dans les criques", a-t-il déclaré. "Merci pour l'amnistie, mais n'oubliez pas vos promesses", pouvait-on lire sur des banderoles brandies par des insurgés.
Les autorités ont offert une amnistie inconditionnelle aux combattants du delta du Niger, région en proie aux violences depuis 2006, qui déposeront les armes.
Les autorités espèrent toucher quelque 10.000 rebelles.
En début de semaine, le Mend a nommé une équipe de médiateurs en vue d'un dialogue avec les autorités et d'un désarmement, mais sous conditions.
Ce désarmement "n'aura lieu qu'une fois que les véritables raisons du militantisme et de l'agitation dans le delta du Niger auront été abordées par le gouvernement nigérian", a-t-il souligné.
Les groupes armés qui s'en prennent régulièrement aux intérêts pétroliers dans le delta du fleuve affirment agir au nom d'une plus juste répartition de la manne pétrolière en faveur des populations pauvres de la région, dont le pays tire plus de 90% de ses devises.
Les violences dans cette zone-clé ont fait chuter la production de brut du Nigeria à environ 1,7 million de barils par jour (mbj) actuellement contre 2,6 mbj en 2006.