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Espace d'échange de la diaspora congolaise.

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AFRIQUE

"Gbagbo dit enfin c'est lui le vainqueur, il faut maintenant panser les plaies de la Côte d'Ivoire", dit Gbagbo selon Mgr Tutu

L’ancien président Laurent Gbagbo a reçu sa première visite officielle à Korhogo. Desmond Tutu, qui l’a rencontré avec deux autres membres des Elders, l’a trouvé détendu et visiblement prêt à œuvrer pour que le pays "retrouve sa situation normale".

De passage en Côte d’Ivoire, l'archevêque sud-africain Desmond Tutu a livré à la presse l’impression que lui a faite l’ex-président Laurent Gbagbo, qu’il a pu rencontrer pendant quarante-cinq minutes dans sa résidence surveillée de Korhogo (nord).

L'archevêque était avec l'ex-secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, ainsi que l'ancienne présidente d'Irlande et ex-Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Mary Robinson, dans le cadre d’un voyage des « Elders » pour favoriser la paix et la réconciliation en Côte d’ivoire. « Nous avons eu un échange bref mais chaleureux, nous avons été heureux de constater que l'ancien président a exprimé le désir de voir le pays retourner à une situation normale », a déclaré Mgr Tutu, après avoir rencontré l'ex-président.

Gbagbo, l'air détendu

« Dans son intervention, [Laurent Gbagbo] a insisté pour dire qu'il fallait panser les plaies du pays. C'est ce que nous sommes venus encourager. Comme vous l'avez vu, il a l'air en bonne santé, il nous l'a dit lui-même. Il a l'air détendu et il a demandé une bible », a ajouté le prix Nobel de la Paix.

La presse, qui avait été autorisée à assister au tout début de la rencontre, a pu constater que Laurent Gbagbo était souriant, vêtu d'une chemise bleue et d'un pantalon noir, et qu’il a remercié les trois membres des Elders d'être venus jusqu'à lui, après leur avoir serré la main. (avec AFP)

"IB" tué par les Forces républicaines de Côte d'Ivoire

 

ib.jpgLe chef rebelle Ibrahim Coulibaly, dit "IB", a été tué par les FRCI d’Alassane Ouattara et Guillaume Soro mercredi soir à Abidjan. Son "commando invisible" était vu comme une menace par le nouveau pouvoir ivoirien, bien qu’il ait contribué à la chute de Laurent Gbagbo.

Ibrahim Coulibaly, dit « IB » le chef du « commando invisible » d’Abobo, est mort mercredi soir.

Les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) du président Alassane Ouattara, avaient lancé l’assaut contre son fief abidjanais plus tôt dans la journée. Le ministère de la Défense affirme qu’« IB » a été tué lors d’une « riposte » alors qu’il refusait de se rendre.

Ibrahim Coulibaly avait « pris en otage toute une famille, a déclaré son porte-parole, le capitaine Léon Kouakou Alla. Les FRCI ont effectué des tirs de sommation à deux reprises et il a réagi avec des tirs nourris. Les FRCI n'ont eu d'autre choix que de riposter, et la riposte lui a été fatale ».

Des sources proches du chef rebelle ont en revanche affirmé à RFI qu’« IB » cherchait à se rendre au moment de sa mort.

Selon le gouvernement, deux soldats des FRCI et sept membres du « commando invisible » ont été tués dans l’affrontement.

Rival historique de Guillaume Soro

Ancien putschiste en 1999 et 2002, Ibrahim Coulibaly était le rival historique de Guillaume Soro (aujourd’hui Premier ministre d’Alassane Ouattara) à la tête de la rébellion contre Laurent Gbagbo. En 2004, les supporters des deux camps en étaient même venus à l’affrontement armé. Guillaume Soro devenant le seul chef de la rébellion, Ibrahim Coulibaly s’était exilé.

À la faveur de la crise postélectorale ivoirienne, « IB » était revenu à Abidjan. Il était l’un des principaux leaders du « commando invisible », un groupe armé, au départ mystérieux, qui avait commencé dès le mois de janvier à attaquer les Forces de défense et de sécurité (FDS) de Laurent Gbagbo dans la capitale économique ivoirienne. Ses attaques meurtrières avaient rapidement forcé les FDS à se retirer de son fief d’Abobo, au nord d’Abidjan.

Après la chute de Laurent Gbagbo le 11 avril, « IB » revendiquait sa contribution à la victoire d’Alassane Ouattara et avait demandé (sans succès) à le rencontrer. Selon son entourage, c’est Guillaume Soro qui s’opposait à cet entretien.

Ce dernier avait adopté un discours de fermeté vis-à-vis des « groupes armés » à Abidjan, leur ordonnant de se désarmer et les menaçant de le faire « par la force » en cas de refus.

Félix Anoblé serait également tué

Dès mercredi matin, les FRCI, équipées d’armes lourdes (des pick-up surmontés de mitrailleuses et des lance-roquettes notamment), sont passées à l’assaut à Abobo. À la mi-journée, « IB » se disait encore en « lieu sûr » et affirmait qu’il lancerait une « contre-offensive » en « temps opportun ».

« On demandait une semaine, dix jours, le temps de bien expliquer aux combattants qu'ils doivent désarmer sans conditions », affirmait mercredi matin Félix Anoblé, le numéro deux du groupe d’Ibrahim Coulibaly, lui aussi tué d’après une source citée par RFI.

D’après le ministère de la Défense, « IB » était réfugié « dans une cour [d'habitation] non loin d'une usine à PK-18 » où a eu lieu l’affrontement final vers 20 heures (locales et GMT).

Jusqu’à mercredi, ce quartier, pourtant acquis au président Ouattara, était un des derniers secteurs qui échappait au contrôle des FRCI. À l’exception de poches de résistances dans le fief de l’ancien président Laurent Gbagbo de Yopougon, les FRCI sont désormais les seuls maîtres de la ville.

Africa N°1 a arrêté d'émettre

Selon le quotidien gabonais "l'Union", Africa N°1 a arrêté d'émettre dans tous les pays d'Afrique depuis mercredi, à cause d'une dette de 200 millions de francs CFA pour location des émetteurs. La radio panafricaine connaît des problèmes financiers depuis 2001, notamment après le retrait en ondes courtes de Radio France Internationale (RFI) et de la radio japonaise, NHK. 
Gaspard Lenckonov

 

L'opposition burkinabé va t-elle transformer l'essai ?

compa.jpgOUAGADOUGOU (AFP) -  Au lendemain de la formation d'un nouveau gouvernement, l'opposition burkinabè a appelé vendredi à une "grande mobilisation" le 30 avril à Ouagadougou contre le régime du président Blaise Compaoré, confronté depuis février à de nombreuses manifestations de colère.

"Nous appelons tout le peuple burkinabè à une grande mobilisation le 30 avril à Ouagadougou pour un grand meeting que les 34 partis de l'opposition organisent pour dire au président Compaoré que le peuple est fatigué de lui", a déclaré à l'AFP Benewendé Stanislas Sankara, chef de file de l'opposition.

"Nous pensons qu'il est temps de faire comprendre au régime que le peuple a besoin de changement", a ajouté l'opposant, candidat malheureux aux présidentielles de 2005 et 2010 face à M. Compaoré qui a gagné à chaque fois avec plus de 80% des voix.

"C'est comme si ce gouvernement va en guerre contre son propre peuple. Je m'attends à un recul démocratique, à un gouvernement de répression, à la négation de la liberté", a accusé M. Sankara.

Dans une déclaration publique, les 34 partis d'opposition affirment que la mobilisation du 30 avril est une "nouvelle phase d'expression", car "les esprits ne sont plus tranquilles et la peur s'installe de jour en jour avec un système vieillissant qui essaie et réessaie les gouvernements en maintenant toujours la tête".

M. Compaoré, un militaire arrivé au pouvoir en 1987 par un coup d'Etat, a formé jeudi avec son nouveau Premier ministre Luc Adolphe Tiao un gouvernement dans lequel il s'est octroyé le portefeuille de la Défense.oppo-burk.jpg

 Cette équipe composée de fidèles du président, en dépit des promesses d'ouverture de M. Tiao, va tenter de ramener le calme dans un pays frappé depuis deux mois par de multiples manifestations populaires et des mutineries de soldats, dont ceux de la garde présidentielle.

Outre l'opposition, plusieurs membres de la société civile, interrogés par l'AFP, doutaient que le gouvernement puisse parvenir à ses fins.

"Au-delà des hommes, c'est la nature même du système et de la politique qui sont les plus importants. On peut être compétent, mais si le système lui-même est grippé et pourri, on risque de faire des efforts inutiles", estime Luc Marius Ibriga, enseignant de droit public à l'Université de Ouagadougou et président du Forum des citoyennes et citoyens de l'alternance (FOCAL).

"J'ai l'impression qu'ils n'ont rien compris aux problèmes du peuple", a pour sa part affirmé, sous couvert de l'anonymat, le responsable d'une ONG de promotion de l'éducation. "Cette équipe-là ne répond pas aux attentes des gens. Dans ce pays ce qui fait que ça ne fonctionne pas, c'est que tout tourne et revient toujours au président et à sa famille", a-t-il ajouté.

RDC : sur les traces des assassins de Kabila
Marlène Rabaud et Arnaud Zajtman se penchent sur le meurtre du président congolais en 2001. Un forfait qui a profité à plus d’un.

 

Tout commence avec une caméra dissimulée dans l’étui d’une Bible et des images bancales d’une cour de Makala, la prison de Kinshasa. Puis le caméraman clandestin apparaît : Antoine Vumilia, ex-agent de renseignement, l’une des cinquante et une personnes condamnées pour l’assassinat du président congolais Laurent-Désiré Kabila (LDK), le 16 janvier 2001. « Je suis là parce qu’il faut que quelqu’un paie. Je suis là parce qu’il fallait très vite donner au peuple […] une réponse », ânonne-t-il devant le mur vert délavé de sa cellule. Son témoignage constitue le fil rouge de Meurtre à Kinshasa. Réalisé par la documentariste Marlène Rabaud et l’ancien correspondant de la BBC à Kinshasa Arnaud Zajtman, ce film entreprend de résoudre une énigme encore brûlante : qui a tué Laurent-Désiré Kabila ?

Malgré un procès devant une cour militaire, en 2002, la justice congolaise n’a jamais identifié les véritables motifs et auteurs de l’assassinat du « Mzee », père de l’actuel chef de l’État. Son aide de camp, le colonel Eddy Kapend, a été désigné comme le commanditaire et coupable numéro un. Des images d’archives le montrent, droit comme un « i » dans son uniforme, apprenant sa condamnation à mort tandis que des militaires arrachent ses galons. N’ayant pas été exécuté, il croupit à Makala mais refuse de témoigner. Peut-être dans l’espoir d’une grâce. Pour beaucoup, Eddy Kapend, comme les autres condamnés, est innocent : « Je ne pense pas que ce soit eux, ils ont porté le chapeau », dit Abdoulaye Yerodia, sénateur et compagnon de route de LDK. Des ONG réclament en vain que le dossier soit rouvert. À la fin du film, Arnaud Zajtman interroge Joseph Kabila lors d’une conférence de presse : « L’affaire se trouve entre les mains de la justice », élude celui-ci.

Boîte de pandore

Pour les autorités, l’assassinat doit rester une affaire classée. Un nouveau procès pourrait ébranler un mythe fondateur du régime : celui d’une justice efficace. Dans la boîte de Pandore, il y a de sombres intrigues qui pourraient écorner la légende d’un Laurent-Désiré Kabila martyr et, indirectement, saper la légitimité de son successeur, son fils.

À la question qu’il pose, le film d’Arnaud Zajtman n’apporte pas de réponse univoque. Mais grâce à de nombreux témoignages, il explore des pistes convergentes qui permettent d’ébaucher un scénario. Il y a d’abord l’amertume de deux jeunes gardes du corps lâchés par Kabila. Le premier, Rachidi Kasereka, a appuyé sur la gâchette. En aide de camp loyal, Eddy Kapend l’a abattu dans la foulée. Le second, Georges Mirindi, attendait Rachidi dans une voiture. Emprisonné, il s’est évadé et exilé en Suède. L’homme sait tout mais ne livre pas ses secrets à Arnaud Zajtman. Néanmoins, il ne désapprouve pas vraiment les pistes proposées.

Une hypothèse s’impose : l’assassinat est certainement le résultat d’une somme de vengeances dont Rachidi et Mirindi ont été les exécutants. Après le meurtre, Mirindi trouve refuge chez un certain Bilal Héritier. Très introduit auprès de LDK, ce diamantaire libanais avait perdu ses prérogatives quand, en quête de liquidités, le Mzee avait décidé de confier le monopole du diamant congolais à un concurrent israélien, IDI-Congo. Mirindi et Héritier se réfugieront au Rwanda et dans l’est du Congo, où ils profiteront de la bienveillance de la rébellion, soutenue par Kigali, qui sévit à l’époque.

Les États-Unis font aussi partie des mécontents. Antioccidental revendiqué, LDK rappelle de mauvais souvenirs de guerre froide à Washington. Selon le témoignage de Mwenze Kongolo, ministre de la Justice de LDK, la carte de visite de l’attachée militaire américaine à Kinshasa, Sue Ann Sandusky, qui a quitté le pays dans la foulée de l’assassinat, a été retrouvée sur Rachidi. Au verso, elle portait ce petit mot : « S’il vous arrive quelque chose, contactez […] » Interrogée, Sue Ann Sandusky admet qu’elle avait des « contacts très informels » avec Rachidi, et Mirindi a même « pris quelques bières » avec eux. « L’élimination de Kabila arrangeait les Américains et ils ont peut-être laissé faire », dit la voix off. Avant cette conclusion d’Antoine Vumilia, qui s’est évadé depuis : « On ne bâtit pas un pays sur la base de mensonges. » 

Libye: les rebelles reculent et accusent l'Otan de "laisser mourir" Misrata

 

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Le chef militaire des rebelles libyens a lancé mardi une attaque en règle contre l'Otan, l'accusant de "laisser mourir les habitants de Misrata" (ouest) sous les tirs des forces de Mouammar Kadhafi, qui ont également gagné du terrain dans l'Est, près de Brega.

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