Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Déclaration d’Ange-Edouard POUNGUI à l’issue du dernier Conseil National de l’U.PA.D.S.

Camarade Président,
Camarades Vice-présidents,
Camarade Président de la Commission Nationale d’Evaluation,
Camarades Secrétaires Nationaux,
Camarades Membres du Bureau Politique,
Camarades Membres du Conseil National,
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Camarades et Amis,
Notre Président aurait pu rehausser de sa présence l’événement qui nous réunit aujourd’hui. Malheureusement il est arbitrairement maintenu loin de son pays toute une décennie, à la suite du putsch du 05 juin 1997. Ayons donc une pensée pour lui. De même que je vous invite à penser à nos camarades Benoit Koukébéné, Moungounga Nkombo Nguila et Philippe Binkikita, tous condamnés injustement après une parodie de procès. Notre parti continuera de lutter pour que notre président et nos trois camarades retrouvent leur pays dans la dignité.
Camarades
Mesdames, mesdemoiselles messieurs,
En adoptant le multipartisme, notre pays s’est résolument engagé dans la voie de la démocratie, et le peuple congolais a rejeté toute sorte d’hégémonie et de confiscation des prérogatives qu’il avait ainsi conquises.
La lutte du peuple congolais pour la démocratie a été couronnée par de la Conférence Nationale Souveraine de 1991. C’est grâce à cet évènement historique que l’UPADS a vu le jour et c’est toujours grâce à lui que l’UPADS a conquis le pouvoir par les urnes, en portant son Président, Pascal Lissouba à la tête de notre pays en 1992. Les multiples dérèglements et vicissitudes qui ont essayé d’entraver ce parcours vertueux, en imposant au pays une guerre atroce, n’ont pas réussi à arrêter le cours de l’histoire.
C’est ainsi que l’UNION PANAFRICAINE POUR LA DEMOCRATIE SOCIALE, le parti créé par le Président Pascal LISSOUBA, dont la devise est je vous le rappelle : Liberté, Solidarité, Progrès, a engagé une réflexion qui, dans le prolongement du Congrès Extraordinaire de décembre 2006, a abouti à l’élection ce 30 novembre 2008 par le Conseil National à une très forte majorité, du candidat du parti à l’élection présidentielle de 2009.
Le recours à cette procédure constitue une première dans les annales des partis politiques dans notre pays. C’est la preuve que la démocratie, la vraie, est bien vivante au sein de notre parti.
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Chers amis,
Chers camarades.
Le Conseil National de l’UPADS s’est exprimé. Me voici donc candidat de l’UPADS à l’élection présidentielle. Je mesure le poids de la responsabilité qui m’incombe, à savoir, conduire notre parti à la victoire.
Je dois d’abord remercier tous ceux qui ont porté leur bulletin sur ma modeste personne. Je porte dans mon cœur le Président du parti, chaque membre du collège des Vice Présidents de l’UPADS, je porte dans mon cœur le Président de la Commission nationale d’Evaluation, chaque membre du Secrétariat National, chaque membre du Bureau Politique de l’UPADS, chaque membre du Conseil National de l’UPADS, chaque militant de l’UPADS et chaque sympathisant de l’UPADS, femme ou homme, qu’il soit à Brazzaville, dans l’une des dix belles régions du Congo ou ailleurs dans le monde.
L’heure de porter haut le flambeau de la liberté sur les remparts de la démocratie a sonné. L’heure de partager la longue et mûre réflexion que j’ai menée sur l’avenir de notre beau pays le Congo est venue. L’heure de nous dresser et de sortir le Congo du chaos est venue, l’heure de réconcilier les Congolais entre eux est arrivée.
Voici l’engagement et la lourde responsabilité que je prends vis-à-vis des Congolaises et des Congolais : un autre Congo est possible et je suis déterminé à le construire avec eux. J’y mettrai toute mon énergie et j’engage toutes les Congolaises et tous les Congolais à relever avec moi ce défi.
Je suis candidat à l’élection présidentielle pour redonner la confiance perdue, redonner l’espoir de jours nouveaux, remettre les Congolaises et les Congolais au Travail, remettre ce Peuple sur la route de l’Unité, de la Liberté, de la Solidarité, de la paix et de la réconciliation véritable, afin qu’il retrouve sa Force en même temps que le chemin de la vraie Démocratie Pluraliste et de l’Honneur. Cependant, il doit être clair que le candidat de l’UPADS que je suis, ne sera pas un candidat faire-valoir. C’est pourquoi l’UPADS continue d’exiger un recensement administratif permettant de déterminer le corps électoral et l’instauration d’une Commission électorale indépendante. J’espère que le pouvoir actuel qui avait lui-même exigé et obtenu ces conditions, ne devrait éprouver aucune difficulté à accepter si tant il comprend bien l’intérêt pour notre pays d’organiser des élections propres et crédibles. De même que j’espère que le dialogue avec l’opposition annoncé par le Premier ministre Mvouba, va être engagé dans les meilleurs délais.
Chers compatriotes congolais, je m’adresse à chacune et à chacun de vous : comme vous le savez tous, j’ai servi avec assiduité l’état congolais ; j’ai rempli avec conviction les différentes missions qui m’ont été confiées ; je connais ce pays et je l’aime. Je demande donc aux Congolaises et aux Congolais de me faire confiance pour un autre avenir. A cet égard, je prends l’engagement de donner la priorité au Congo.
Que vive l’UPADS !
Que vive le Président Pascal Lissouba !
Je vous remercie.