Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Persécutée, depuis belle lurette, la colombe de Yaya ThyThy a du mal à survivre, au lendemain de la tragique disparition du superbe colombophile, Jean Pierre Thystère Tchicaya. Ses éternels détracteurs en mal d’idéal démocratique et foncièrement opposés à l’alternance l’ont pourchassé, jusqu’à sa dernière demeure. Dans le but de supprimer le repos de son âme et d’éteindre la flamme du R.d.p.s. Et faire de sorte que plus jamais, sa silhouette n’apparaisse sur le moindre espace de l’échiquier politique national.
Cette flamme, aujourd’hui évanescente, inquiète tout amoureux sincère de la colombe, tout gardien du temple digne de ce nom. Face à la politique de polissement de la situation que traversait le R.d.p.s, à savoir: «l’urgence de convoquer le congrès du parti, après la mort de son président, en vue de procéder à l’élection d’un nouveau président du R.d.p.s, conformément à l’article 54, dernier alinéa des statuts de ce parti» (délai maximum de 90 jours), les véritables gardiens du temple, après avoir exercé une forte pression sur le président par intérim du parti, Bernard M’Batchi, avaient fini par obtenir de celui-ci et de ceux qui le soutiennent, la convocation du bureau politique, puis du comité directeur qui, en date du 7 décembre 2008, avait décidé de la convocation, non pas d’un congrès extraordinaire du fait du décès du président du parti, mais curieusement d’un congrès ordinaire. Comme si le R.d.p.s se trouvait dans une situation normale.
Au lieu du mois de juin initialement prévu par le bureau politique, le comité directeur a fixé la date de ces assises au mois d’avril 2009. Mais, que s’est il passé par la suite? Non content du consensus obtenu lors de la mise en place du comité préparatoire de ce congrès par le comité directeur, à savoir: admettre la présence, dans cette structure, des deux courants antagonistes, incarnés, d’une part, par Bernard M’Batchi, président dudit comité et, d’autre part, par Marcel Castanou, deuxième vice-président; Mme Julienne Mavoungou Makaya devant occuper le poste de première vice-présidente, sur proposition de Marcel Castanou, ce en respect de la question du genre.
Bernard M’Batchi, comme pour ridiculiser le deuxième vice-président du comité préparatoire du congrès, le désigne pour présider une réunion de concertation qui regrouperait quelques camarades de la coordination dudit comité, en vue d’harmoniser les propositions de ceux qui intégreraient les commissions de ce comité. Le jour de la réunion, le deuxième vice-président arrive sur les lieux et n’y trouve personne. C’est plutôt un militant qu’il croise par hasard et qui lui apprend que cette réunion est reportée à une date ultérieure, sans pour autant lui dire par qui et pour quelle raison.
Le président du parti par intérim, après s’être tranquillement frotté les mains pour avoir fait essuyer un fiasco et subir un affront humiliant à son deuxième vice-président, dans le but bien entendu de frustrer le courant adverse, se délecte à signer et à publier un acte dans lequel les noms proposés par l’autre courant ne figurent point. En avançant comme subterfuge: «dans son milieu, les avis sont partagés...». Peut-être, renchérit-il, à la prochaine réunion du comité préparatoire, il décidera de prendre un texte additif.
De plus, il importe de signaler la malice de Bernard M’Batchi qui, dans cet acte, a introduit les noms des camarades des fédérations de la Likouala, de la Sangha et des Plateaux, alors que par réalisme, le bureau politique n’avait retenu que le principe d’insérer, dans la liste, les noms des camarades des fédérations de Pointe-Noire, du Kouilou et de Brazzaville.
Que dire donc des fédérations du Niari, de la Bouénza, de la Lékoumou, du Pool, de la Cuvette, de la Cuvette-ouest voire de la France? Désabusés, les partisans du courant Castanou ont, le dimanche 1er février dernier, claqué la porte à ce fameux comité préparatoire, du reste composé de plus de 200 personnes appartenant à plus de 90% à la tendance M’Batchi. Cet abus de pouvoir et d’autorité de la part de Bernard M’Batchi fait courir le risque d’une implosion au R.d.p.s. Le temps nous en dira bien plus. A bon entendeur salut!