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Espace d'échange de la diaspora congolaise.

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L’espoir de résoudre les problèmes d’électricité est-il permis ?

L’espoir de résoudre les problèmes d’électricité est permis

Le président de la République, Denis Sassou Nguesso, qui a visité le chantier de construction du C.h.i (Complexe hydroélectrique d’Imboulou), sur la Léfini, à l’extrémité Nord-Est du département du Pool, lundi 26 janvier 2009, a exprimé sa satisfaction sur l’avancement des travaux. Il a assisté à une phase importante de ces travaux, notamment la coupure de la rivière, pour passer l’eau sous le barrage. Le président de la République a effectué cette visite en compagnie des membres du gouvernement, dont le premier ministre, Isidore Mvouba, des parlementaires, dont le président du sénat, André Obami Itou, de l’ambassadeur de Chine, Li Shuli, du délégué général des grands travaux, Jean Jacques Bouya, et de plusieurs responsables politico-administratifs.

Une vue du complexe hydroélectrique d’Imboulou.

A la fin de sa visite, le Président Denis Sassou Nguesso a, non seulement donné ses impressions à la presse, mais il a également parlé des efforts entrepris pour résoudre les problèmes de production de l’électricité dans le pays:
«Je dois d’abord féliciter les deux cents mille ouvriers congolais et les six cents ingénieurs chinois pour le travail titanesque qui se fait ici, que vous voyez. A vous la presse, je pense que si vous aviez la curiosité du journaliste, au lieu seulement de rester à Brazzaville, pour ramasser les ragots dans les rues, vous seriez déjà venus ici plusieurs fois, pour rendre compte au peuple. Vous ne le faites pas. Vous attendez seulement la visite du président pour venir. Mais, c’est aussi une bonne chose, mais, vous devez vous rendre compte du travail qui se fait ici. Donc, je voulais féliciter les ouvriers congolais et les ingénieurs chinois. Je dois aussi me féliciter de l’importance de la coopération sino-congolaise.

En mars prochain, nous allons célébrer le 45e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre le Congo et la Chine. Et pendant 45 ans, nous avons fait un travail considérable dans ce pays. On parle du barrage sur la Léfini, le barrage de Moukoukoulou qui est aussi le fruit de la coopération sino-congolaise. En réalité, si on regarde bien dans le pays, on peut dire que s’il y a un grand barrage qui fonctionne au Congo, c’est celui de Moukoukoulou avec 75 mégawatts. Celui du Djoué, qui avait été réalisé par les Français, a une quinzaine de mégawatts. Et lorsque beaucoup de Congolais parlent de l’électricité à Brazzaville et ailleurs, je dis: mais on ne peut pas distribuer ce qu’on n’a pas encore produit. Avant de distribuer l’électricité, il faut d’abord la produire.

Vous voyez que dans notre pays, nous n’avons que ces quelques 74 mégawatts à Moukoukoulou. On a réalisé une centrale thermique de quelques 30 mégawatts à Brazzaville, une cinquantaine de mégawatts à Pointe-Noire avec la centrale à gaz, c’est tout. Le reste, quelques groupes électrogènes, ici et là, des particuliers.

Et nous avions pensé que la solution pouvait être la liaison avec Inga. Et vous savez que nous avons relié Brazzaville à Inga; et nous avons relié Brazzaville à Pointe-Noire par une ligne très haute tension. Mais, Inga a quelques problèmes techniques. Il y a des coupures à Kinshasa; il ne peut pas donc en manquer à Brazzaville. S’il y a insuffisance d’énergie pour Kin, il ne peut pas y en avoir pour Brazzaville. Pourtant, nous sommes reliés à Inga. Donc, en plus de tout cela, il fallait résoudre le problème de la production d’électricité pour notre pays. Et nous nous bâtons; et pensons qu’on ne peut pas seulement passer notre temps au bavardage, aux discours, aux incitations.
A Brazzaville comme je vois et comme je l’entends, nous voulons réaliser concrètement les choses. Nous nous bâtons pour cela, il n’y pas d’autres significations et c’est la troisième fois que je viens ici. La première fois, c’était pour la pose de la première pierre. Je suis déjà venu ici visiter ce chantier.

Je reviens ici maintenant, parce qu’aujourd’hui, on posait un acte important: la coupure de la rivière. C’est, donc, une avancée considérable vers la réalisation de ce projet.
Il faut réaliser les choses. Demain, vous verrez, avec toujours la coopération sino-congolaise, une autoroute franchir le Mayombe. Et vous de la presse à Brazzaville, quand vous écrivez dans quelques feuilles de choux, vous parler et vous penser que c’est simple. Il ne faut pas penser que c’est simple à réaliser. Ce que vous voyez là, ce n’est pas du tout simple. C’est loin du bavardage à Brazzaville. Demain, quand vous verrez l’autoroute franchir le Mayombe, vous allez rouler par terre, vous allez peut-être penser que c’était simple. Ce n’est pas simple.

«Bien sûr, ce n’est pas parce que nous construisons la route Pointe-Noire Brazzaville que nous allons abandonner le Chemin de fer Congo Océan. Oui, l’attention est accordée aux problèmes de chemin de fer. J’en parlais avec le premier ministre toute à l’heure. Dès cette semaine, il se rendra, lui-même, à Pointe-Noire, pour suivre les avancés du travail sur le chemin de fer. Nous travaillons pour réhabiliter et équiper le chemin de fer. En entendant, nous allons aider quelques transporteurs routiers parce qu’il y a des transporteurs routiers qui prennent déjà du matériel à Pointe-Noire et arrivent à Brazzaville par la route, avec des bourbiers vers Missafou, Mindouli, entre Missafou Kingala, etc.

Quelques énergumènes font un peu de raquettes sur la voie. Tout çà, ce sont des difficultés que nous connaissons et que nous encourageons à surmonter.

Bruno Jean Richard Itoua,    Ministre de l’énergie et    de l’hydraulique a expliqué techniquement l’apport de ce barrage hydroélectrique et son coût:

Interview du ministre Jean Richard Bruno Itoua :
«Nous avons toujours dit que le plus grand problème de l’électricité, c’est le fait que nous ne produisons pas assez d’énergie. On ne peut pas donner ce qu’on n’a pas et pour donner l’électricité au peuple, il faut en produire suffisamment; il faut arriver à ce que la production de l’électricité corresponde aux besoins de la nation et si possible les dépasser. Le barrage d’Imboulou est une des pièces maîtresses pour améliorer la production qui, pendant plusieurs années, correspondait uniquement au barrage qui fait 74 mégawatts. Avec Imboulou, nous ajoutons 120 mégawatts et entre temps, nous avions déjà 50 mégawatts avec le centrale à gaz de Pointe-Noire qui vient d’être doublée en puissance, entre temps; nous, on a 30 mégawatts à Brazzaville à la centrale thermique, ce qui fait que nous allons pouvoir, rien qu’avec Imboulou, nous allons doubler la production nationale et nous allons continuer cela avec la centrale à gaz. c’est un élément important.

C’est vital puisqu’Imboulou va alimenter principalement Brazzaville qui est le centre de notre ville capitale et là où on concentre  la population, là où se concentre également la vie économique, politique et sociale de notre pays. Puis, secondairement, le barrage va alimenter la partie septentrionale de notre pays qui n’a jamais eu d’électricité de ce type. Je rappelle qu’avec ce type de barrage, la provenance de l’électricité est permanente; elle est moins cher; elle respecte l’environnement puisqu’il n y a pas de rejet. C’est pour nous une très bonne chose, parce que nous avons annoncé un planning et nos partenaires chinois continuent de confirmer qu’ils vont respecter le planning avec la mise en production, à la fin de l’année, de la première turbine et la mise en place également du réseau de haute tension qui permettra à cette énergie d’être acheminée jusqu’à Brazzaville.

Donc, vous voyez, le planning est respecté. C’est un travail énorme; c’est la preuve que le boulevard énergétique n’est pas un rêve, il est en marche, il est  en cour de réalisation. C’est la preuve que les problèmes d’électricité, contrairement à ce que l’on peut entendre, sont pris en main de façon très sérieuse. Le coup de ce barrage est connu: c’est de 280 millions de dollars; c’est dans l’ordre de 140 milliard de francs Cfa. C’est énorme, c’est le tiers du budget d’investissement de ce pays l’année dernière. Vous voyez qu’on consacre et beaucoup de ressources financières et beaucoup d’énergie pour que, définitivement, les problèmes d’énergie soient résolus. Nous devons saluer le professionnalisme et la compétence de nos partenaires chinois; la compétence et le professionnalisme de nos cadres congolais, la Délégation générale des grands travaux, les cadres du Ministère de l’énergie et de l’hydraulique.

Le Délégué général des grands travaux, Jean Jacques Bouya a, quant à lui, indiqué que la mission avance normalement et que donc, avec la fonctionnement de la première turbine dans dix mois, on est au rendez-vous:

«Ce qui est important, c’est de voir où est ce que nous en sommes, après quatre ans. Nous avons, pratiquement, construit l’entièreté de l’usine et la rivière a été coupée. Et vous avez à travers ça, toutes les installations qui sont sur place et, très rapidement, nous pouvons espérer le fonctionnement de la première turbine, on peut dire qu’on est au rendez-vous».
«On vous a présenté les différents emplacements des postes élévateurs, le transport d’énergie qui va être transférée d’ici et emmenée à Ngo et à Djiri. Au niveau de Djiri, on fait le dispatching à Brazzaville. Nous pensons qu’on n’a pas à s’inquiéter de cette mission. Elle est presque imminente s’il faut le dire».

Li Shuli, Ambassadeur de Chine au Congo, a fait le lien avec le début de l’année du bœuf en Chine:
«Je suis sur place, aujourd’hui, pour réaliser, avec succès, la coupure de la rivière qui est une étape décisive pour l’avancement de ce complexe hydroélectrique. Je suis d’autant plus heureux qu’aujourd’hui, c’est le nouvel an chinois. D’après le calendrier chinois, c’est le début de l’année du bœuf. Nous voulons, également, féliciter tous les travailleurs chinois et les Congolais, et en mettant en valeur l’esprit du bœuf, c’est l’esprit du travail pour la réalisation de ce projet, qui constitue la plus grande réalisation, et pour la coopération entre la Chine et le Congo».

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