Cette mesure a été saluée par plusieurs partenaires au développement soutenant la République du Congo. La phase test a permis de commander les médicaments et de former le personnel chargé de la prise en charge gratuite des malades dans les centres de santé.
Problème de santé publique, le paludisme tue chaque année quelque 21.000 enfants dans le pays et représente l’une des premières causes de consultations médicales.
Pour la ministre de la santé, des affaires sociales et de la famille Emilienne Raoul, l’année 2009 sera consacrée à la prise en charge de la forme compliquée du paludisme, la forme simple ayant été traitée l’année dernière.
En décembre 2008, certains départements du pays, notamment Brazzaville, Pointe-Noire et Plateaux ont atteint 100% dans la prise en charge gratuite des malades du paludisme. D’autres départements avaient dépassé déjà le cap de 50%, notamment le cas de la Cuvette-ouest, de la Likouala, du Niari.
Le département de la santé a été confronté aux difficultés d’acheminement des médicaments antipaludiques vers les centres de santé des localités des autres départements en raison entre autres, du mauvais état des routes.
Le Congo vient de mettre les bouchées doubles en matière de lutte contre le paludisme. Outre la gratuité du traitement antipaludique chez les enfants de 0 à 15 ans et les femmes enceintes, le département de la santé a procédé au lancement, l’année dernière, d’une opération dénommée ’’Halte palu’’ consistant à imprégner les moustiquaires des populations à domicile.
Les équipes d’imprégnateurs passent de maison à maison dans les différents arrondissements de la capitale. Brazzaville constitue la première étape de cette opération qui s’étendra à Pointe-Noire, Dolisie (département du Niari) et d’autres départements du pays.
Dans la même optique, le ministère de la santé a organisé la distribution gratuite de plus de 500.000 moustiquaires imprégnées d’insecticide aux populations lors des campagnes de vaccination de routine.
Commentaire
Comment le gouvernement pouvait-il en être sûr, si ce n'est pas encore là, un fait de propagande ? Le gouvernement reconnaît les difficultés d’acheminement des médicaments vers les 296 centres de prise en charge des malades. Il commet un péché par omission, s’il ne reconnaît que faute d’infrastructure adéquates les malades n’arrivent guerre dans ces centres. Un adolescent de moins de 15 ans ou une femme enceinte qui doit se déplacer sur 20 à 50 kilomètres à pied pour se rendre au premier centre de soin, fait souvent le choix de se soigner traditionnellement. Dans ce cas le gouvernement congolais pourra bien faire ses statistiques, il est certain que 100% de 1 donne 100%.
Il serait plus honnête que le gouvernement nous communique le nombre de malades pris en charge par cette campagne et le nombre de décès dus au malaria.