Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Trois Américains otages des Farc pendant plus de cinq ans publient, près de huit mois après leur libération, un récit qui relate leurs relations souvent tendues avec leur ancienne compagne de détention, la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.
"Egoïsme, orgueil et arrogance": c'est ainsi que les compagnons de captivité décrivent le comportement de la femme politique colombienne, enlevée en février 2002 par la guerilla.
Dans ce livre intitulé "Hors de captivité, survivre 1.967 jours dans la jungle colombienne", publié vendredi chez HarperCollins, Marc Gonsalves, Tom Howes et Keith Stansell racontent leurs années de survie et leur libération par l'armée colombienne le 2 juillet dernier.
Les trois hommes menaient une opération anti-drogue et étaient en train de photographier des zones contrôlées par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) lorsque leur avion s'est écrasé, en février 2003. Ils ont alors été faits prisonniers.
Le récit raconte les tensions entre otages et ravisseurs, les heures passées dans les campements des Farc et la spectaculaire opération de libération en hélicoptère de juillet 2008.
Ingrid Betancourt y est présentée comme une femme capable d'imposer sa volonté non seulement à ses compagnons d'infortune mais aussi à ses geôliers.
Le premier contact avec elle fut glacial, assurent les Américains. "Elle n'avait pas l'air très diplomate", raconte Gonsalves. Il cite Ingrid Betancourt disant à un guérillero: "mettez-les quelque part". "Elle ne demandait rien, elle donnait un ordre", affirme l'ex-otage.
Les choses se sont compliquées lorsqu'Ingrid Betancourt "envoya des messages au (chef rebelle) Sombra en lui disant que nous étions des agents de la CIA et qu'elle voulait que nous soyons transférés ailleurs pour cette raison", écrivent les auteurs.
Ingrid Betancourt n'avait pas réagi jeudi à la publication du livre, malgré les nombreuses tentatives de l'AFP pour la contacter.