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Espace d'échange de la diaspora congolaise.

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Emmanuel Ngouelondélé a confirmé sa montée en puissance

Le président du P.a.d (Parti pour l’alternance démocratique), Emmanuel Ngouelondélé, a tenu, samedi 21 février 2009, à l’esplanade du stade Alphonse Massamba-Débat, un meeting populaire sur le thème: «C’est déjà demain, le soleil de l’espoir se lève et notre Congo resplendit». Les militants et sympathisants du P.a.d se sont mobilisés nombreux, pour assister à ce meeting. Emmanuel Ngouelondélé a abordé les sujets liés à l’actualité nationale, la paix et la démocratie. Très incisif, Emmanuel Ngouélondélé a fustigé le régime du président Sassou Nguesso et a prôné la rupture. «Je vous invite à aller au changement par un sursaut, mais pas un sursaut avec les armes», a-t-il lancé.

Officier général à la retraite de la gendarmerie, ancien chef des services spéciaux du pays, Emmanuel Ngouélondélé pouvait rêver tout, sauf penser, un jour, s’investir dans la politique, a-t-il expliqué, en substance. Aujourd’hui, en raison de la situation particulièrement déplorable que vit le peuple congolais, il a franchi le pas et transgressé le devoir d’obligation de réserve de l’officier général qu’il est, pour se mettre à la disposition de «son peuple», afin de lui redonner confiance et espoir. C’est ainsi qu’Emmanuel Ngouelondélé a expliqué à la foule qui s’est massée devant le stade, sa montée au créneau sur la scène politique nationale.

Le meeting a commencé par une minute de silence en mémoire des compatriotes morts dans les guerres civiles de juin-octobre 1997, à Brazzaville, du 18 décembre 1998 dans le Pool, et du 5 janvier, dans les pays du Niari. Ensuite, le secrétaire général adjoint du P.a.d a fait la synthèse de la campagne de structuration du parti dans les départements du Congo. Puis, tour à tour, les fédérations départementales du P.a.d (Bouénza, Cuvette, Cuvette-ouest, Kouilou, Lékoumou, Likouala, Niari, Plateaux, Pool, Sangha) ont livré leurs messages dans lesquels ils ont dénoncé la mauvaise gestion de la chose publique par le pouvoir actuel et exigé, à cor et à cri, la rupture d’avec les pratiques actuelles caractérisées par la négation de l’homme congolais, «humilié, déshumanisé, contraint à la misère et à la précarité». C’est pourquoi, certaines fédérations ont demandé la candidature d’Emmanuel Ngouelondélé à la présidence de la République, pour matérialiser le changement souhaité.

Trois partis amis ont été aussi conviés à livrer leurs messages. C’est ainsi que Clément Mierassa (P.s.d.c), Bonaventure Mbaya (Convergence citoyenne) et le représentant du Dr Marcel Guitoukoulou (président du parti «Le Congrès du peuple») se sont succédé à la tribune. Le premier a dénoncé la pratique du pouvoir qui consiste à se constituer une réserve de 500.000 voix, pour gagner dès le premier tour à l’élection présidentielle de juillet 2009.

Clément Mierassa a donné quelques exemples des localités de la partie septentrionale du pays dont le nombre d’électeurs est plus important que le nombre des habitants. Le président du P.s.d.c a indiqué que la force publique est neutre et il a félicité la police nationale, pour sa bonne tenue dans la sécurisation de ce meeting. «Nous ne devons plus avoir peur; nous nous mobilisons pour que Sassou ne soit plus au pouvoir, il faut qu’il parte; ne voulons pas de la guerre», a dit Clément Mierassa.

«Nous voulons le dialogue, le consensus, l’entente, pour préparer une élection dont les résultats ne seront pas contestés», a enchaîné le second orateur, Bonaventure Mbaya.
Eugène Dikamona, représentant de Marcel Guitoukoulou a, à l’instar de ses prédécesseurs, soutenu la démarche du P.a.d.

Le meeting était agrémenté par les notes musicales de l’orchestre «Patrouille des stars». C’est donc dans une ambiance festive que le président du P.a.d, Emmanuel Ngouélondélé, s’est adressé à ses militants. Il ne se contente plus de déplorer la situation sociale de ses concitoyens, mais, il appelle ceux-ci à se mobiliser pour le changement. Aux jeunes, il a demandé de choisir la démocratie: «Jeunes gens, avec ce qui se passe dans notre pays au quotidien, prenez vos responsabilités. N’acceptez plus les armes, abandonnez les définitivement…. L’Etat est mort; c’est pourquoi vous êtes en train de souffrir».

Mais, comment, dans un pays où l’Etat est mort, on peut penser aller à l’élection présidentielle qui est, aujourd’hui, une priorité, s’est-il demandé. «Alors que le pays vit le chaos». Le président du P.a.d a estimé qu’il n’y a pas de paix au Congo tant que le peuple demeure affamé. Il a fait l’amer constat que rien n’a changé malgré les lamentations, les cris, les déclarations et propositions du peuple et des partis politiques de l’opposition. «C’est pourquoi, le Congo n’est plus qu’un cadavre en terre», a-t-il dit. L’orateur n’a pas manqué de s’adresser à la force de l’ordre. «Ce matériel, (munitions et armes), vous avait été donné pour la défense du territoire national et pour protéger votre peuple». Le président du P.a.d a estimé que la Constitution n’est pas respectée. Il a invité le peuple congolais à aller au changement par un sursaut, mais pas un sursaut avec les armes.

Signalons que tous les responsables du P.a.d étaient là au complet, parmi lesquels Anselme Mackoumbou Nkouka, Jean-Félix Demba-Ntélo, vices-présidents, Mambou Aimée Gnali, secrétaire générale, les responsables des partis amis de l’opposition, etc. Le meeting du P.a.d, de par sa mobilisation et son organisation, a confirmé la montée en puissance de son président, Emmnanuel Ngouelondelé-Mongo. Celui-ci jouit, désormais, d’une assise populaire dans l’échiquier politique national.

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