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Guinée Equatoriale: Le gouvernement équato-guinéen a annulé tous les contrats d'exploitations miniers et de carrières, en fixant aux sociétés concernées une "période transitoire" de deux mois pour renégocier de nouveaux accords
Le gouvernement équato-guinéen a annulé tous les contrats d'exploitations miniers et de carrières, en fixant aux sociétés concernées une "période transitoire" de deux mois pour renégocier de nouveaux accords, a rapporté mercredi la radio d'Etat. La radio cite un arrêté du ministère des Mines, de l'Energie et de l'Industrie, signé le 27 février, stipulant que "sont annulés tous les contrats miniers et d'exploitation de carrières souscrits jusqu'à cette date" entre ce département, représentant l'Etat, "et les sociétés minières ou qui exploitent les carrières" dans le pays. "Toutes ces sociétés, en vertu des contrats ainsi annulés, sont obligées de négocier et souscrire de nouveaux contrats conformément aux exigences judiciaires actuellement en vigueur", ajoute le texte, qui ne fournit pas de détails sur les sociétés concernées et les minerais qu'elles exploitent. Jointe par l'AFP, une source au ministère a précisé que cet arrêté "entre dans le cadre d'une mesure de sauvegarde" des intérêts du pays dans la perspective d'un développement minier. Selon des estimations non officielles, le sous-sol équato-guinéen recèle de l'or, du bauxite, du diamant, mais la plus importante activité dans le secteur demeure l'exploitation de carrières de gravier. Selon cette source ministérielle, il y a "des indices (de présence) de manganèse et d'uranium sur la partie continentale", non confirmés par des recherches pour l'instant. L'arrêté ministériel fixe une "période transitoire 60 jours" pour la signature de nouveaux contrats. "Passé ce délai, une sanction de 50 millions de FCFA (plus de 76.200 euros) sera appliquée aux sociétés" contrevenantes, est-il précisé. Le pétrole est une des plus importantes ressources de la Guinée équatoriale, devenue en 2003 le 3e producteur de pétrole d'Afrique subsaharienne -après le Nigeria et l'Angola- avec près de 500.000 barils par jour, alors qu'elle était avant les années 1990 parmi les pays plus démunis de la planète.