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Congoinfos - Il s’appelle, Modeste Boukadia, 54 ans. Il s’est présenté devant la presse nationale et internationale ce 2 février dans un restaurant de la place pour annoncer sa candidature à la présidentielle de juillet prochain.
Dans son mot liminaire, Modeste Boukadia a prononcé une phrase qui s’ajoute aux vocables déjà entendus des candidats qui se proclament pour candidat à la présidentielle de juillet. Si les uns ont dit « changeons le Congo », ou « Pour une véritable alternative », Modeste Boukadia a dit « Unir les Congolais pour le Rayonnement du pays » allusion faite au Congo, cette nation qu’il croit détruit par les gestionnaires du pouvoir actuel. « Il faut changer la méthode de gestion de ce pays, en commençant pas changer démocratiquement les dirigeants, cette vieille classe politique qui date des années 1965. », a-t-il dit.
Par quelle méthode va t-il changer cette classe politique dirigeante lorsque la question de la commission électorale indépendante provoque des relations orageuses entre le pouvoir et l’opposition ?
Modeste Boukadia, pense que la Commission Nationale des Elections, CONEL, existante est illégale. Elle répond à la dictée des membres du pouvoir qui l’on conçue pour la conservation de leur pouvoir. Ainsi, il a demandé au Président de la République, Sassou Nguesso d’assumer ses responsabilités comme lors de la conférence nationale souveraine, c’est le moment de sauver le Congo.
En homme sage, le Chef de l’Etat doit mettre en place une commission électorale indépendante paritaire en vue d’une élection libre et transparente. « Lorsque j’ai entendu le président Sassou lors de son retour de voyage dire : je veux des élections libres et transparentes, a-t-il dit, lors que j’ai une fois de plus suivi le Chef de l’Etat déclarer que je veux des élections libres et transparentes devant les médias et l’opinion internationale, je pense qu’il doit faire preuve de réalisme. Le Président de la république Sassou Nguesso doit dire au premier ministre Denis Sassou Nguesso de mettre en place des conditions permissives d’organisation d’une élection présidentielle », a-t-il ajouté.
Répondant à la question de savoir ce que serait ses intentions si le pouvoir venait à refuser cette demande sous la politique du « chien aboie, la caravane passe », Modeste Boukadia a indiqué que « cette fois, cette vision de chose doit cesser. Le Congo est un et indivisible. Point n’est besoin d’avoir peur. La logique de mettre en place des conditions d’une élection transparente est universelle répond partout, en Europe comme aux Etats-Unis. Si la première puissance au monde (Les Etats-Unis) vient de l’accepter, à combien plus forte raison le Congo, notre pays. Les populations du nord ne doivent pas avoir peur que si le sud prenait le pouvoir, il y aurait je ne sais quoi. Le peuple congolais a connu ce qu’il a connu parce que lorsque le Président Lissouba est élu, tous ceux qui l’entouraient n’avaient pas mis en place la politique de la sécurité des biens et des personnes à l’égard du Président Sassou. Lorsque je serais élu, je lui garantirais toute la liberté : liberté de ses biens et de tous ses collaborateurs. Nous devrions oublier ce qui nous divise. Dans ce pays, les gens avaient chanté Youlou a tout volé, mais le peuple congolais à tout oublié. Le Président Sassou a assumé tous les morts mis dans son tiroir lors de la conférence nationale souveraine, le peuple congolais a également oublié. Nous pensons qu’idem sera la logique lorsque je serais élu », a dit Modeste Boukadia
Le nouveau candidat à la présidentielle de juillet n’a-t-il pas prêché dans le même sens que ses prédécesseurs?
La question vaut un peson d’or, certes, mais le candidat a centré sa stratégie politique sur la couverture sociale généralisée, la rémunération immédiate des retraités et pensions, institution d’un fonds financier pour la formation professionnelle continue et la promotion sociale pour accepter aux études supérieures, indemnisation de toutes les victimes innocents, création des infrastructures vitales, réorganisation des échanges commerciaux, développement du marché extérieur, Réhabilitation de Forces publiques, moralisation de la vie publique, construire les vrais Etats-Unis d’Afrique Centrale, etc.
En somme, Modeste Boukadia croit dure comme fer au changement véritable pour amener le Congo à un développement durable. Mais reste à savoir si le candidat malheureux à la présidentielle de 2002 trouvera satisfaction sur sa demande de mise en place d’une commission électorale dans ce pays où le pouvoir en place règne sous la politique « du chien aboie, la caravane passe »