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Justin Koumba à la tête de l’I.n.p, pour faire réélire Denis Sassou Nguesso
En vue de réélire le président Denis Sassou Nguesso à l’élection présidentielle de juillet 2009, les «pacifistes» viennent de lancer une association politique: l’I.n.p (Initiative nationale pour la paix), créée, le 8 août 2008, à Oyo, dont l’action «repose fondamentalement, sur la paix». Sa sortie officielle, samedi 28 février 2009, à l’esplanade du palais du parlement, à Brazzaville, a été marquée par un grand meeting mouvementé qui a connu une forte mobilisation des militants. C’est Justin Koumba, président de l’assemblée nationale, qui a été porté à la tête de cette association dont Aimé Emmanuel Yoka a dirigé le comité préparatoire.
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| De g. à dr: Aimé Emmanuel Yoka, Justin Koumba et Firmin Ayessa. |
Dans son discours, Aimé Emmanuel Yoka a précisé: «L’I.n.p vise la réélection du président Denis Sassou Nguesso, en 2009, dans les meilleures conditions possibles. Pour atteindre ses objectifs, elle pourrait travailler avec différentes associations qui travaillent pour la paix, sur la base d’accord de partenariat».
A l’esplanade du palais du parlement, tout était blanc (couleur symbole de paix). «Cette marée humaine est, pour nous, un facteur déterminant, pour tester notre degré de mobilisation. C’est un effet psychologique important», a confié l’un des organisateurs de la cérémonie. Les groupes folkloriques, les orchestres Bantou de la capitale, Patrouille des stars et l’artiste-musicien Zao ont émerveillé la foule, qui s’était massée au palais du parlement.
L’I.n.p, déjà structurée, comprend une coordination nationale de 95 membres et un bureau exécutif de 18 membres, les deux instances présidées par Justin Koumba. Il a été, également, mis en place les coordinations départementales de l’I.n.p. Les noms des personnalités suivantes ont été cités pour faire partie de la coordination nationale: Jacques Joachim Yhombi Opango, Bernard Kolélas, David Charles Ganao, Bokamba Yangouma, Grégoire Lefouoba, Martial Mathieu Kani, Claudine Munari, les anciens ministres Philippe Mvouo et Marcel Mbani, et bien d’autres personnalités de la majorité. La plupart n’étaient présentes à la cérémonie.
Après la présentation des instances, par le rapporteur de l’I.n.p, Jean-Claude Gakosso, l’assistance a eu droit à deux allocutions prononcées, tour à tour, par le président du comité préparatoire, Me Aimé Emmanuel Yoka, et le vice-président, chargé de la coordination, porte-parole de l’I.n.p, Thierry Moungala. Le premier orateur a parlé de la genèse et des objectifs de cette association. «Devant le vide laissé par l’absence de la candidature du président Denis Sassou Nguesso, une chaîne de la paix, née dans les villages et les villes du Congo, dans les cœurs des hommes et des femmes pacifiques, est arrivée à Brazzaville, par une action nationale qui appelle, de tous ses vœux, la candidature du président Denis Sassou Nguesso et le soutien à celle-ci. C’est l’Initiative nationale pour la paix», a-t-il rappelé. Pour Me Aimé Emmanuel Yoka, cette initiative repose, fondamentalement, sur la paix, contrairement aux autres initiatives qui sentent le roussi. «Elle soutient l’action des partis politiques de la majorité sur le terrain. Elle sensibilise les électeurs sur l’intérêt de la paix. Elle mène des actions de proximité, en vue de l’encadrement et de la mobilisation des électeurs. Elle n’est pas un parti politique.
L’Initiative nationale pour la paix fait suite à l’appel à la candidature du président Denis Sassou Nguesso, lancé le 8 août 2008, à Oyo, par des cadres de toutes catégories, venus de Brazzaville et d’autres départements du pays, à cet effet. Elle est une action ponctuelle, contrairement aux partis politiques dont la durée est illimitée.
Elle vise la réélection du président Sassou Nguesso, en 2009, dans les meilleures conditions possibles. Pour atteindre ses objectifs, elle pourrait travailler avec les différentes associations qui travaillent pour la paix sur la base d’un accord de partenariat», a-t-il indiqué. Il a, par ailleurs, relevé que «le fruit de son travail sera volontiers, mis à la disposition de la future organisation de campagne que le potentiel futur candidat Denis Sassou Nguesso mettra en place. Tous les partis de la majorité, s’ils le souhaitent, peuvent s’appuyer sur son travail», a-t-il dit.
Le second orateur, Thierry Moungala, a donné lecture de la lettre de l’I.n.p adressée aux Congolais. Il est fait état de guerres à répétition que notre pays a connues, des conséquences subies par les populations et montre le rôle, combien important, qu’a joué le président Sassou, pour remettre le pays à la normale. «Il y a lieu de constater qu’avec Denis Sassou Nguesso, il y a la paix et qu’avec la paix, tout est possible. C’est pourquoi les grands bénéficiaires de la paix que nous sommes, devons nous mobiliser pour la sauvegarder. La paix doit devenir la véritable plate-forme politique et citoyenne de tous les patriotes. Ceux qui prennent l’option de marcher contre la paix, l’unité nationale et la démocratie ont toujours, en réalité, choisi de vous priver de liberté et, donc, du développement».
A la fin de la cérémonie, une quête symbolique et spontanée a été lancée, pour soutenir le président Denis Sassou Nguesso à faire acte de candidature. La cérémonie a pris fin par la visite des danses. Signalons que les membres de cette association de la majorité sont appelés «les pacifistes». Les banderoles déployées dans toute la ville, les tee-shirts portés par les participants, les transports organisés, donnant l’allure d’une campagne électorale, etc, témoignent des moyens financiers importants mis par les organisateurs dans ce meeting. Désormais, le candidat de la majorité a un nouveau socle pour porter sa candidature, qui ne fait plus l’ombre d’un doute.