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Le comité ad hoc des engagements croisés, que dirige Marius Mouambenga, a bouclé, lundi 2 mars 2009, à Kinkala, chef-lieu du département du Pool, l’opération de ramassage et de destruction d’armes de guerre encore détenues par les ex-combattants ninjas. Lancée le 8 février dernier, cette opération a permis de ramasser et de détruire plus de deux mille armes de guerre de tous calibres, et des milliers de munitions.
A son lancement, le comité ad hoc des engagements croisés n ’a pas voulu médiatiser l’importante opération de ramassage des armes de guerre qu’elle a lancée depuis plus de trois semaines, dans le département du Pool. La préoccupation étant, d’abord, de garantir son efficacité. Cette opération s’est, finalement, déroulée avec succès, grâce à la collaboration du C.n.r (Conseil national des républicains), le parti de Frédéric Ntumi Bintsamou, du haut-commissariat à la réinsertion des ex-combattants, des ex-combattants ninjas, eux-mêmes, des experts en armement des Forces armées congolaises, des autorités départementales et sous-préfectorales du Pool et de la zone militaire de défense.
Dix sept sites ou guichets avaient été ouverts, dans différentes localités du Pool. Les armes, munitions et autres matériels de guerre étaient, en effet, restitués par les ex-combattants à ses guichets, contre de l’argent. Ainsi, par exemple, le fameux P.m.a.k (Pistolet mitrailleur automatique Kalachnikov) est récupéré moyennant la somme de cent mille francs Cfa. A la fin de la journée, les officiers spécialistes en armement des Forces armées congolaises procédaient à leur destruction, en présence des ex-combattants, des populations et, bien sûr, des autorités se trouvant sur place.
Ainsi, du 8 février au 2 mars, plus de deux mille armes de tous calibres et des milliers de munitions ont été récupérées et détruites. Cette opération s’est clôturée, lundi 2 mars, à Kinkala, par une grande cérémonie de destruction des dernières armes ramassées. Nous y reviendrons, dans notre prochaine édition.
Rappelons que le comité ad hoc avait été mis en place après la signature, en mars 2003, des engagements croisés entre le gouvernement et l’ex-rebellion du Pool, le C.n.r. Ces accords croisés avaient permis de mettre fin au dernier conflit armé qui avait embrassé le Pool, un an auparavant. Depuis, la question du ramassage des armes était restée sans règlement viable. Le Haut-commissariat à la réinsertion des ex-combattants, que dirige Michel Ngakala, et le C.n.r, du pasteur Ntumi, se renvoyant la balle sur les échecs des opérations successives financées par le gouvernement congolais et la communauté internationale, pour ramasser les armes.
Cinq ans après, l’implication du comité ad hoc, qui a mis en place un projet simple, celui de racheter les armes de guerre et de les détruire sur place, en présence des ex-combattants (pour éviter des soupçons de récupération des armes pouvant être réutilisées contre eux par la force publique), a connu un franc succès. Le ramassage des armes dans le Pool, auprès des ex-combattants restés fidèles au pasteur Ntumi, était un préalable pour garantir la tenue pacifique des scrutins dans ce département et favoriser l’éradication du banditisme armé qui s’y perpétuait. A la suite de cette opération, les projets de réinsertion socio-économique des ex-combattants pourraient être menés à bien, sans plus craindre le banditisme résiduel qui affectait le département du Pool, à cause de la présence des armes de guerre.