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L'opposant Andry Rajoelina, en conflit ouvert avec le président malgache, Marc Ravalomanana, et qui vivait caché depuis plusieurs jours, a été "placé sous la protection" des Nations unies, a révélé lundi 9 mars l'ONU, qui a annoncé la tenue mi-mars d'"assises" pour sortir de la crise.
"Dans le cadre des efforts pour résoudre la crise malgache, préserver la paix et la stabilité, les Nations unies ont décidé de placer M. Rajoelina sous leur protection dans une résidence diplomatique", a annoncé par un communiqué Tiébile Dramé, représentant de l'ONU dans la médiation malgache. Ce texte a été rendu public à Antananarivo lors d'un point de presse de l'influent Conseil chrétien des Eglises à Madagascar (FFKM), acteur de la médiation dans la crise, de l'ONU et d'une dizaine d'ambassadeurs.
"Ces derniers jours, M. Andry Rajoelina a exprimé à plusieurs représentants de la communauté internationale ses inquiétudes sur sa sécurité", ajoute le communiqué. M. Rajoelina, destitué début février de son poste de maire de la capitale, vivait caché depuis plusieurs jours, après une tentative d'arrestation jeudi soir visant sa résidence à Antananarivo.
SORTIR DE LA CRISE
Un autre communiqué de M. Dramé ajoute que "le président de la République lui a promis qu'il garantissait la sécurité de M. Andry Rajoelina et de ses collaborateurs". "Le président de la République a dit qu'ils pouvaient se déplacer librement et qu'ils ne feront pas l'objet d'arrestation", ajoute le texte.
Un communiqué du FFKM et de l'ONU annonce en outre la tenue "d'assises du 12 au 14 mars" dans la capitale malgache afin de trouver une issue à la crise qui agite l'île. Un conflit larvé entre MM. Ravalomanana et Rajoelina s'est transformé en crise ouverte mi-décembre. Depuis, M. Rajoelina a multiplié les manifestations à Antananarivo et s'est autoproclamé chargé des affaires du pays. Une centaine de personnes sont mortes à Madagascar depuis le 26 janvier dans les violences qui ont émaillé ce conflit.