Du rond-point de Moungali (4ème arrondissement) jusqu’au Palais du Parlement, les femmes de toutes les catégories socioprofessionnelles ont marché avec détermination pendant près de deux heures. Elles se sont engagées à lutter contre toutes les formes de discriminations dont les femmes sont victimes.
Les femmes congolaises ont marqué leur volonté de s’impliquer afin que la paix, la concorde et l’unité nationale règnent durant l’élection présidentielle de juillet prochain. Elles ont souligné l'importance de leur rôle dans le processus de développement, en matière de paix et de démocratie. Sur le plan national, la journée du 8 mars a été célébrée sous le thème «Genre, paix et démocratie».
Le représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Congo, Lamin Manneh a félicité le Congo pour les initiatives prises en faveur du renforcement de la cohésion sociale, de la consolidation de la paix et de la promotion de la femme.
«Depuis plusieurs années l’implication des Nations Unies dans la lutte contre toutes sortes de discriminations vis-à-vis des femmes a donné un nouvel élan à leurs revendications spécifiques. C’est ainsi que la division pour la promotion de la femme fournit des services consultatifs et une assistance technique sur les questions d’égalité des sexes dans les pays en développement», a-t-il dit, ajoutant que l’égalité entre les femmes et les hommes, impératif de justice et de cohésion sociale, est porteuse de croissance et de progrès.
De son côté, la ministre de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement, Jeanne Françoise Lékomba Loumeto Pombo, a rappelé que la journée internationale de la femme était un moment important de réflexion sur les avancées relatives à la promotion du statut multiforme de la femme.
«Malgré des avancées significatives, il existe encore dans notre pays des disparités entre les sexes et discriminations à l’égard des femmes qui se traduisent entre autres, par les violences dont elles sont souvent victimes dans leur vie quotidienne. Les préjugés socioculturels, le poids de la coutume et des traditions rétrogrades, les conflits armés constituent des freins à l’épanouissement et la jouissance des femmes», a déclaré Mme Lékomba Louméto Pombo.
Les femmes représentent plus de la moitié de la population mondiale. De ce fait, elles constituent l’un des pivots du développement économique, social et politique des nations. Elles sont capables d’assurer les mêmes responsabilités que les hommes.
Malgré la reconnaissance universelle du rôle de la femme dans la société, elle demeure victime de discriminations diverses et de toutes sortes de violences. La célébration de cette journée représente donc l’occasion de réfléchir sur les modes d’élimination de ces pratiques qui constituent une violation des droits de la femme.