Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Espace d'échange de la diaspora congolaise.

Publicité

Les opérateurs privés du secteur agropastoral saluent la création du Fonds de soutien à l’agriculture

Venus des différents départements du pays, les opérateurs privés du secteur de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture ont été édifiés le 10 mars à Brazzaville sur les objectifs et les missions du Fonds de soutien à l’agriculture (FSA). Ils ont salué la création de cette structure et appelé à la rigueur dans le choix des bénéficiaires des subventions et des crédits.  

Cette rencontre de sensibilisation et d’information des opérateurs du secteur d’activités agropastorales s’est déroulée à la chambre de commerce, d’industrie, de l’agriculture et des métiers de Brazzaville. Elle succède à celles tenues à Pointe-Noire et à Dolisie (département du Niari).

Agriculteur opérant à Odziba, localité située à 100 km au nord de Brazzaville, Ngoulou Monka a salué la création du FSA. «C’est une bonne initiative, mais il faut que le fonds soit bien géré. Il faut aussi qu’on pense aux voies d’accès permettant d’atteindre l’intérieur du pays», a-t-il dit, insistant sur le suivi et l’évaluation des projets.

L’on constate depuis un certain temps, une augmentation des prix des denrées alimentaires dans les grandes villes congolaises notamment Brazzaville et Pointe-Noire. Le sac de farine de manioc (foufou) vendu au départ à moins de 20.000 francs CFA, coûte actuellement entre 35 et 50.000 francs CFA.

D’après M. Ngoulou Monka, cette situation est due à l’étroitesse des espaces cultivables, l’appauvrissement des sols et à la baisse de la production agricole dans certaines zones. Il y a quelques années, dans la zone d’Odziba, un hectare de manioc permettait de réaliser entre 100 et 120 sacs de foufou contre 8 à 10 sacs à ce jour.

C’est pour la énième fois que le Congo créé une structure chargée de financer les activités agropastorales, de pêche et d’aquaculture. Les expériences du passé s’étant soldées par des échecs, les opérateurs agricoles voudraient que le FSA ne soit pas un simple feu de paille.

Le directeur général du FSA, Emmanuel Mayoulou, a rassuré les opérateurs sur la rigueur et les mécanismes de contrôle mis en place pour éviter les dérives. «Nous ne donnerons pas l’argent à nos amis mais à ceux qui réalisent la production agricole. Nous serons sur le terrain et attentifs dans le choix des bénéficiaires des subventions et des crédits», a-t-il déclaré, demandant aux opérateurs d’élaborer les projets conformément aux critères du FSA.

Le FSA a adopté en février dernier son budget prévisionnel 2009 à la somme de 5.291.000.000 de francs CFA dont 4.000.000.000 de francs CFA consacrés au fonds fiduciaire et près de 1.000.000.000 à l’installation et au fonctionnement de la structure.
Le vice-président de la chambre de commerce de Brazzaville, chargé de la section agriculture et élevage, Jean Pierre Moutoukouenda dit Mimi, a invité les agriculteurs et éleveurs à relever le défi avec le FSA. «Le Gouvernement, a-t-il indiqué, attend de nous des résultats. Et, ce n’est pas à Brazzaville, allons travailler à l’intérieur du pays. Ne travaillez pas de manière disparate».

Déclarée comme priorité des priorités dans les années 80, l’agriculture congolaise a été victime des conflits armés que le pays a connus ces dernières années. Elle est aussi victime d’un certain nombre de maux qui limitent sa production. Alphonsine Ayeka, point focal en charge de sécurité alimentaire à la Croix Rouge Congolaise (CRC) a expliqué que la maladie de la mosaïque du manioc était aussi l’une des causes de la faible production du foufou dans certaines régions.

Ainsi, dans le cadre de ses actions, la CRC a procédé à la formation des animateurs nationaux et à la remise à chaque département du pays des kits de 3500 boutures améliorées résistantes à la mouche blanche, responsable de la maladie de la mosaïque du manioc.

Créé par la loi n°22-2005 du 28 décembre 2005, le FSA est un établissement public administratif doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Il a pour objet d’assurer le financement des activités de production agricole, pastorale, halieutique, de commercialisation, de conservation et de transformation ; de l’appui institutionnel notamment de recherche-développement, de vulgarisation, de formation, d’encadrement et création des filières ; de veiller à la bonne exécution desdites activités.

Le FSA apporte son appui aux associations, ONG de développement, groupements d’intérêt économique ou coopératifs, entreprises agricoles, institutions publiques et privées, associations religieuses (1ère catégorie), promoteurs professionnels, ingénieurs et techniciens du domaine de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture (2ème catégorie) ; petits exploitants agricoles et unités familiales, éleveurs, pêcheurs, aquaculteurs, petits commerçants des produits agricoles, de l’élevage et de la pêche, petits transformateurs (3ème catégorie).

Il a la mission d’accorder des subventions, des crédits à taux réduits ; d’apporter le fonds de garantie auprès des institutions bancaires en vue du financement des projets des bénéficiaires de ses actions ; etc.

L’objectif étant de parvenir à la création dans les années prochaines d’une banque en charge de financement des activités du secteur de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture.

Le FSA est appelé à accroître la production du secteur agropastoral du Congo dont les importations alimentaires sont estimées annuellement à environ 130 milliards de francs CFA.


Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article