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«Nous tenons à l’unité de notre parti, à l’esprit colombophile véritable».
Dans La Semaine Africaine du 9 février 2009, Michel Konko, au nom du groupe qui le soutient, dévoile ses intentions, au sujet de l’avenir du R.d.p.s, notre parti, le Rassemblement pour la démocratie et le progrès social, de son dirigeant actuel laissé en responsabilité par Jean-Pierre Thystère-Tchicaya et de la mémoire du président Jean-Pierre Thystère-Tchicaya, lui-même.
Ces intentions en résumant trouveraient leur justification dans le fait que «le R.d.p.s et son super colombophile Jean-Pierre Thystère-Tchicaya ont été persécutés, depuis belle lurette, par des détracteurs en mal d’idéal démocratique, foncièrement opposés à l’alternance...
Ces détracteurs ont pourchassé Jean-Pierre Thystère-Tchicaya, jusqu’à sa dernière demeure».
De ce fait, selon Michel Konko et son groupe, après la mort de Jean-Pierre Thystère-Tchicaya, la seule préoccupation qui restait à traiter était de procéder, en urgence, à l’élection d’un nouveau président du parti, dans les 90 jours, malgré l’état, bien connu de tous les responsables, dans lequel se trouvait le parti et le contexte né des obsèques du président.
Selon eux, dans cet article, le devenir du R.d.p.s ne constitue pas une préoccupation à méditer et encore moins le sort des personnes restées en prison jusqu’au 18 décembre 2008.
Sur ce dernier aspect, il faut relever l’étonnante exploitation médiatique de l’événement par des personnes restées éloignées du dénouement de l’affaire et qui ne daignent, même pas une seconde, confesser l’effort développé par la direction actuelle du R.d.p.s pour la recherche d’une solution politique.
Le président de la République ayant tranché pour la libération de ces personnes, nous lui disons, une fois de plus: merci, pour avoir usé de son pouvoir de grâce.
Selon eux, dans cet article, le roi est mort, vive le roi: l’urgence est de prendre la tête du parti, par tous les moyens, pour en découdre avec ses détracteurs actifs, depuis belle lurette.
Est-ce la culture colombophile? Selon eux, dans cet article, ils sont les véritables gardiens du temple R.d.p.s de Jean-Pierre Thystère-Tchicaya.
Pourtant: - de son vivant, le président Jean-Pierre Thystère-Tchicaya n’a responsabilisé aucun d’eux, ne serait-ce que dans la dernière période de 2002 à 2007; - ils ignorent qu’une proposition formulée par le bureau politique peut être modifiée par le comité directeur, instance délibérante supérieure, sans que cela ne soit un désaveu du bureau politique.
C’est le cas pour la date du congrès, initialement proposée pour juin 2009, et qui a été ramenée à avril 2009; (cf. allocation d’ouverture du président par intérim à la session du comité directeur de décembre 2008).
Ils fonctionnent à contre-courant de l’esprit de Jean-Pierre, symbolisé par la colombe; ce messager ou ambassadeur naturel de la paix et, donc, de l’unité.
En effet, en portant, dans la rue, une question interne inscrite à l’ordre du jour d’une réunion que l’on déserte, volontairement, au motif que l’on se sent d’avance minoritaire, est une attitude à laisser à l’appréciation de chaque lecteur de La Semaine Africaine et de CongInfos.
Avant de conclure, il convient, simplement, de faire noter que la composition du comité préparatoire du congrès, prétexte de la présente discorde, n’est pas l’oeuvre personnelle du président par intérim, Bernard Mbatchi.
Elle a été définie, depuis le comité directeur, pour être finalisée en ce qui concerne les membres des commissions par la coordination du comité préparatoire, laquelle a responsabilisé les fédérations, notamment les trois grandes: Brazzaville, Pointe-Noire, Kouilou.
La proposition parallèle formulée par le groupe de Michel Konko et soumise au président par intérim ne pouvait être intégrée à la sauvette, ainsi que l’auraient souhaité ses concepteurs.
C’est pourquoi, dans un esprit d’apaisement, le président par intérim a responsabilisé le deuxième vice-président, Marcel Castanou, proche de cette initiative, pour coordonner une concertation sur la manière d’exploiter le document. La suite relève du débat interne.
Nous nous abstenons de répondre, point par point, à toutes les contre-vérités qui n’ont été écrites que pour servir un dessein prémédité.
Nous tenons à l’unité de notre parti, à l’esprit colombophile véritable, dans la plénitude de l’expression.
Pour conclure notre analyse de l’article de Michel Konko, il sied, simplement, de souligner que le même texte publié dans un autre journal avait été signé de «Nkulutu Bip».
Ce pseudonyme d’expression kouiloise peut se traduire, en français, par: «Un metteur en scène», «un instigateur», «un chef d’opérations spéciales».
Bref, un certain rôle qui renvoie à un esprit manœuvrier, à l’opposé de ce qui est établi, organisé; une inclinaison à désorganiser, à distraire, quant à l’essentiel, à amuser la galerie.
Eugène Stanislas MOENGUELE (Brazzaville) et Lambert PEMBELLOT (Pointe-Noire) Membres du Bureau Politique Premiers Secrétaires Fédéraux.
Eugène Stanislas MOENGUELE (Brazzaville)
et Lambert PEMBELLOT (Pointe-Noire)
Membres du Bureau Politique
Premiers Secrétaires Fédéraux.
Texte original tel qu'il a été transmis par les auteurs.
CongoInfos n’est pas responsable des déclarations des messieurs Lambert PEMBELLOT et Eugène Stanislas MOENGUELE