Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Alors que les ministères des Finances du G20 se réunissent à Londres pour débattre d'une solution qui permettra de sauver le système financier mondial et de prévenir une nouvelle catastrophe, un nouveau rapport publié par l'ONG spécialisée dans la lutte contre la corruption Global Witness montre comment quelques-unes des plus grandes banques mondiales entretiennent des relations d'affaires avec certains des régimes les plus corrompus de la planète.
En agissant ainsi, les banques facilitent la corruption et le pillage des revenus issus des ressources naturelles et empêchent certaines des populations les plus démunies au monde de se sortir de la pauvreté.
« La réglementation laxiste qui a déclenché la crise financière est également celle qui permet à certaines des plus grandes banques du monde de faciliter le pillage de la richesse en ressources naturelles des pays pauvres », affirme Gavin Hayman, directeur de campagnes de
Global Witness.
« Si l'on veut que les ressources telles que le pétrole, le gaz ou les minerais aident réellement l'Afrique et d'autres régions pauvres à se sortir de la misère, les gouvernements doivent assumer la responsabilité d'empêcher les banques de conclure des affaires avec des dictateurs corrompus et leurs familles. »
LES FAITS :
Le rapport de Global Witness intitulé Sans vigilance : Les banques et leurs relations d'affaires avec des régimes corrompus présente des éléments de preuves indiquant que :
• La Barclays a gardé ouvert un compte pour le fils du dictateur de la Guinée
équatoriale, pays riche en pétrole, bien après la mise en évidence d'éléments démontrant de manière indéniable que sa famille était fortement impliquée dans le vaste pillage des recettes pétrolières publiques.
• Un paradis fiscal britannique et une banque de Hong Kong ont aidé le fils du
Président de la République du Congo, un autre pays africain riche en pétrole, à dépenser dans des boutiques de grands couturiers des centaines de milliers de dollars issus des recettes pétrolières de son pays.
• La Citibank a facilité le financement de deux guerres civiles d'une grande brutalité en
Sierra Leone et au Libéria. Elle a également permis au chef de guerre Charles Taylor, qui comparaît aujourd'hui pour crimes de guerre à La Haye, de piller les revenus issus du bois.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE GLOBALWITNESS.
Source : VOXHUMANA