Espace d'échange de la diaspora congolaise.
La France n'a "pas privilégié" le changement de pouvoir à Madagascar, mais a voulu préserver la paix et la sécurité de ses 20.000 ressortissants vivant dans ce pays, a déclaré mardi le secrétaire d'Etat à la Coopération, Alain Joyandet, sur la chaîne d'information LCI.
"On ne peut pas dire que la France a aidé (Andry Rajoelina), ce n'est pas vrai, parce que nous avons été très attentifs aux institutions malgaches", a déclaré M. Joyandet.
"Je me suis rendu sur place avec la commission de l'Océan indien, nous avons vu le président Ravalomanana, nous avons aussi vu M. Rajoelina, mais en tout état de cause, la France n'a pas privilégié telle ou telle solution, c'est l'affaire des Malgaches", a-t-il ajouté.
"Simplement nous voulons surtout être garants de la paix et protéger les 20.000 ressortissants français à Madagascar", dont la moitié sont bi-nationaux, a souligné M. Joyandet.
Depuis le début de la crise, Paris a affiché sa prudence, appelant les parties au dialogue et à ne pas recourir à la violence. La France avait aussi accueilli il y a une semaine et pendant quelques jours, dans une résidence diplomatique de la capitale, Andry Rajoelina, qui craignait pour sa sécurité.
Il y a une semaine, celui-ci avait jugé "louable" la position de la France dans cette crise.
Après avoir regretté un processus "non démocratique", la France s'est décidée vendredi avec les Etats-Unis à parler d'un "coup d'Etat" comme l'avait fait d'emblée l'Union européenne, et a réclamé "des élections le plus rapidement possible",
La France, ancienne puissance coloniale, est le premier bailleur de fonds à Madagascar.