Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Brazzaville (Congo) Le président français Nicolas Sarkozy, attendu jeudi à Brazzaville pour une visite de 24 heures au Congo, a réaffirmé, dans une interview exclusive publiée mardi par le quotidien «Les Dépêches de Brazzaville», les relations privilégiées qui unissent la France et le Congo.
«Ma venue à Brazzaville est donc naturelle», a déclaré M. Sarkozy, ajoutant que «la France et le Congo ont beaucoup à se dire et beaucoup à faire ensemble».
«Chacun sait que ces deux pays son liés par l’histoire et par des relations humaines et économiques diversifiées et étroites », a-t-il souligné.
«Le Congo est un pays jeune. Sa population aspire à un développement équilibré (…). Je pense que la France doit continuer à être un partenaire majeur du Congo sur le chemin de développement », a déclaré le président français.
La crise économique, l’immigration, les droits de l’homme, la démocratie sont les principaux thèmes dont débattra M. Sarkozy avec les autorités congolaises.
Premier partenaire économique du Congo, la France a signé, en 2008, avec ce pays, un document cadre de partenariat couvrant une période de cinq ans (2008-2012) et portant sur un montant global de 120 milliards de FCFA.
Le financement concerne la réalisation de projets dans les domaines des infrastructures, de la santé et de l’éducation, du développement durable et de l’appui à l’Etat de droit.
Dans le cadre de son appui au gouvernement congolais, la France a signé en décembre dernier à Paris, un accord pour l’annulation totale de près de 400 millions d’euros, soit 260 milliards de FCFA de la dette congolaise.
«La partie restante de l’annulation de dette, qui concerne aussi les créanciers, sera accordée lorsque le Congo aura atteint le point d’achèvement de l’initiative pays pauvres très endettés», a expliqué M. Sarkozy.
«Une fois cet objectif atteint, le Congo disposera de ressources supplémentaires», a-t-il ajouté.