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On voyait la tempête souffler en direction du Rassemblement pour la démocratie et le progrès social (RDPS) depuis l’éviction, il y a peu, de plusieurs dirigeants pour forfaiture. À quelques semaines de la tenue du congrès de ce parti, une commission ad hoc vient d’être mise en place au terme d’une assemblée générale du parti qui s’est tenue à Pointe-Noire. Dirigée par Mabio Mavoungou-Zinga, cette commission a prononcé la dissolution des principales instances du parti.
Après le PCT et sa difficile refondation, après l’UPADS écartelée entre plusieurs courants et l’UDR-Mwinda scindée en deux, le RDPS est donc à son tour menacée d’implosion.
Le Rdps prépare son deuxième congrès ordinaire sur fond de crise.
Pendant que la direction politique du Rassemblement pour la démocratie et le progrès social (Rdps) peaufine ses documents pour la tenue, en avril prochain, du deuxième congrès ordinaire du parti, une partie des cadres, dirigeants et sages de cette formation politique, placés sous la mouvance de Mabio Mavoungou-Zinga, a organisé, le 14 mars à Pointe-Noire, une assemblée générale extraordinaire. Au cours de celle-ci, ils ont prononcé la dissolution de l’actuel bureau politique et la démission du président par intérim du parti, Bernard M’Batchi. Ils ont également demandé l’intégration du comité
directeur dans le comité préparatoire du deuxième congrès ordinaire.
À l’issue des travaux, les participants ont mis en place une commission ad’hoc de sept membres,
dirigée par Mabio Mavoungou-Zinga, et douze commissions techniques. Le communiqué final a précisé que cette commission ad’-hoc représentera désormais le parti dans toutes ses actions civiles et politiques.
La motion de carence contre la direction politique est justifiée, selon le communiqué final des travaux, par trois raisons, à savoir le fait pour le président par intérim d’avoir engagé le parti sans en avoir reçu mandat, le non respect des normes de fonctionnement du parti par le président par intérim et ses collaborateurs les plus proches ainsi que l’incompétence de Bernard M’Batchi dans la conduite des hommes et la gestion du parti.
Dans son discours d’ouverture des travaux, Mabio Mavoungou-Zinga a déclaré : «Depuis la disparition du leader de notre parti, Jean-Pierre Thystère Tchicaya, le Rdps traverse une véritable zone de turbulences, de trafics
d’influence, de mensonges et de calomnie, toutes choses qui nous rappellent les limites des responsables du passé dans la conduite des hommes. Oui, j’ai entendu le cri de cœur des jeunes : nos militants désemparés aspirent
pourtant à plus de solidarité et dans un élan volontaire, ils ont exigé d’être associés à cet effort collectif de gestion participative. L’idée de ces retrouvailles qui impliquent une large concertation nationale a reçu, comme vous le savez, un écho très enthousiaste auprès de nos militantes et militants. La peur au ventre, nos adversaires et leurs maîtres ont instrumentalisé quelques jeunes affamés qui ont arpenté les avenues de la ville avec de folles rumeurs. De même, ils ont donné des instructions à tous les tenanciers d’espaces de meeting pour ne pas laisser tenir nos réunions. Ces méthodes ne paient plus. Honte et malheur à ceux qui pensent que pour s’accrocher à leurs postes, il faut sans cesse diaboliser leurs frères. Honte et malheur à ceux qui se servent de leur situation du moment pour marcher sur nos militants. Il y a un temps pour tout».
À la fin des assises, Mabio Mavoungou-Zinga s’est engagé solennellement à remplir loyalement les charges qui lui ont été confiées.
Il a exhorté les jeunes à plus de responsabilité et à ne pas avoir peur de leurs choix. «N’ayez pas peur. J’utiliserai l’équerre et le compas mais souvent la rose », a-t-il conclu.
Roger Ngombé