Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Espace d'échange de la diaspora congolaise.

Publicité

Voyage de Nicolas Sarkozy au Congo : la polémique continue

Trois jours seulement après l’inhumation de sa fille préférée, Sassou Nguesso a repris du service, champagne à la main, sourire et parades dans les rues de Brazzaville avec son hôte du jour : Nicolas Sarkozy, président de la République Française. On pourrait penser que le deuil remonte à un an. Non, il y a juste 3 jours. L’homme était inconsolable, nous dit-on. Les photos le prouvent d’ailleurs. Le colosse était soutenu par des pauvres dames, comme si dans ces moments, les hommes se tiennent à distance. On est en droit de se poser plusieurs questions.

Pourquoi n’avoir pas ajourné le voyage du Président Français ? S’agissait-il de larmes de crocodile ? Est-ce, pour des raisons d’état ?

Il ne s’agissait pas de larmes de crocodile, Sassou Nguesso a perdu le 14 mars 2009 l’une des pièces maitresses de son règne, il y puisait des idées, elle servait de trait d’union avec le Gabon. Cet encombrant voisin mais très précieux. Bongo a prouvé au beau père, sa fidélité dans la guerre civile de 1997 qui permis à Sassou de reconquérir le pouvoir. C’était sa fille adorée, la plus intelligente, celle qui avait fait de bonnes études.

Ce n’est pas pour des raisons d’état que Sassou a maintenu le voyage de Nicolas Sarkozy. Même si les raisons d’état prévalent sur les raisons familiales dans certains cas. Lorsque, par exemple la nation coure un risque, ou lorsque les intérêts du pays sont en jeu. Il n y avait pas danger imminent pour le Congo et aucun contrat important n’a été conclu lors du bref passage de Nicolas Sarkozy à Brazzaville.

Obama qui représentait un intérêt historique pour les USA et dans le monde, marqua une pause dans sa campagne, le temps d’aller au chevet de celle qui lui était chère : sa grand-mère maternelle.  Qu’est ce qu’il y a d’historique et de vital pour la nation congolaise, dans l’avenue d’un président français au Congo, même si celui-ci s’appelle Nicolas Sarkozy ? Rien car les deux hommes se sont déjà rencontrés à l’Elysée.

Pourquoi, alors n’avoir pas repoussé le voyage de Nicolas Sarkozy, surement l’agenda du Président français ne permettait pas de réaliser ce voyage avant les élections présidentielles au Congo.

Nous comprenons les véritables raisons de cette visite. Sassou n’est pas à son premier coup d’essai.

A la veille des élections présidentielles de 1992, l’homme avait fait venir à Brazzaville le symbole même de la démocratie, la référence et le modèle  en matière de probité morale : le Président Nelson Mandela.

Le voyage de Nicolas Sarkhozy continue à faire polémique à quelques mois des élections présidentielles, même si les intéressés minimisent l’impact de cette visite sur les résultats du scrutin de juillet 2009.
Nicolas sarkozy a pu se rechauffer auprès de Denis Sassou Nguesso, après une tiède reception par son homologue Joseph Kabila. Dans une vrai vie, ce serait le contraire car c'est Denis Sassou Nguesso qui en avait le plus besoin, lui qui a été récemment frappé par un malheur et pas le moindre.
Tout petit congolais connaît le rôle que joue la Francafrique dans une éléction en Afrique francophone. Le fait que Sassou Nguesso et Nicolas Sarkozy aient paradé ensemble dans brazzaville, voulait dire que Sassou est fréquentable, car les discours du candidat Sarkozy à la présidence de la république jurait ne pas souhaiter discuter avec Poutine et ne pas s’asseoir en compagnie des dictateurs.

Les congolais ont vue dans ce voyage, une négation du statut de dictateur à Sassou Nguesso.

Penser que le régime de Brazzaville est une démocratie c’est se moquer du peuple congolais et c’est s’essuyer le sang des 353 disparus du Beach de Brazzaville sur le paillasson qui serait la France. Une chose que le peuple français n’accepterait jamais et que devait combattre Rama Yade qui était du voyage. Les droits de l’homme ne sont pas seulement un slogan, ni une chasse gardée réservée aux seuls européens. Le peuple congolais a plus que jamais besoin de : libertés individuelles et collectives, de choisir librement ses représentants.

L’opposition, se satisfait naïvement des paroles de Nicolas Sarkozy. Nicolas Sarkozy a menti sur sa rupture avec les pratiques françafricaines de ses prédécesseurs, il a menti les français sur le pouvoir d’achat, quelle assurance pouvait-il donner à Tsaty Mabiala ?

Qu’est ce que Nicolas Sarkozy a dit, qui a pu satisfaire ce TSATY MABIALA au point d’en faire une déclaration rassurante ? Quelle garantie ont-ils exigé à Nicolas Sarkozy pour que l’élection ne soit pas truquée. Une réunion le 11 avril entre l’opposition et le gouvernement, n’est pas une garantie ?

Pourra t-il demander des comptes à Nicolas Sarkozy, une fois l’élection passée et Sassou réélu dans les conditions plus que douteuses ?

Les enjeux que représentent cette élection pour Sassou Nguesso et ses amis locaux et internationaux  justifieraient la mise entre parenthèses du deuil familial.
C’est vraisemblablement, les raisons qui ont prévalu  au maintient de ce voyage dénoncé par les ONG nationaux et internationaux.

Par Joseph Bafoua Nsony

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article