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Fin février se tenaient à Brazzaville, au Congo, les premières journées de chirurgie endoscopique. Inaugurées en grande pompe par la ministre de la santé, ces journées ont permis au Congo de se doter du matériel nécessaire à la chirurgie endoscopique, une première dans le pays. Réception du matériel de pointe, formation des chirurgiens congolais par 3 professeurs venus spécialement de France et opérations retransmises en direct au Palais du Parlement.
Sur le papier tout était beau, ces journées devaient permettre au Congo de rattraper son retard et d’apporter à la population cette chirurgie non intrusive, qui permet de réduire le temps passé à l’hôpital, le risque d’infections et la durée de la convalescence.
Les chirurgiens venus de Paris et Bordeaux étaient pleins de bonne volonté, contents de participer à cette première et avide de transmettre leur savoir à leurs collègues congolais.
Problème : comment opérer en toute sécurité quand il n’y a ni eau ni électricité dans le bloc du CHU de Brazzaville, l’hôpital de référence du pays ? Que faire, en pleine opération, quand le groupe électrogène censé palier le manque d’électricité tombe en panne ?
Comment opérer sans bistouri électrique, élément indispensable de la chirurgie endoscopique, car il n’est pas arrivé à temps ?
L’expérience et le savoir faire des chirurgiens venus de France et de Côte d’Ivoire a permis d’éviter un fiasco.
Le Congo Brazzaville s’est doté d’un matériel de pointe et il faut s’en féliciter. Reste à savoir l’usage qui en sera fait, quand les chirurgiens formateurs rentreront dans leur pays.
Igor Strauss (RFI)