Espace d'échange de la diaspora congolaise.
L'opposition congolaise s'est montrée sceptique lundi quant au "dialogue républicain" promis par le gouvernement, jugeant que son principal objectif est de légitimer, avant la présidentielle de juillet, une commission électorale dont l'indépendance est contestée. "Il s'agira pour le pouvoir de nous faire adhérer à l'idée que la Conel (Commission nationale d'organistaion des élections) actuelle est indépendante et représentative de toute la classe politique congolaise", a déclaré le président du Front uni des partis de l'opposition Guy-Romain Kimfoussia lors d'une conférence de presse avec plusieurs opposants. "Pour qu'une commission soit effectivement indépendante, il faut qu'elle ait la maîtrise de toutes les opérations pré-électorales, électorales et post-électorales; qu'elle bénéficie d'une personnalité juridique et d'une autonomie financière", a commenté M. Kimfoussia. L'opposition réclame depuis plusieurs mois une réforme de la Conel dont elle s'est complètement retirée, ainsi qu'un large débat national sur l'organisation des élections. Plusieurs ONG ainsi que le clergé ont soutenu ces demandes. Jeudi, lors de la visite du président français Nicolas Sarkozy à Brazzaville, le pouvoir avait annoncé la tenue le 11 avril d'un "dialogue républicain" regroupant partis de la majorité, de l'opposition ainsi que des représentants de la société civile. Trois thèmes sont au programme: le cadre institutionnel des élections, le corps électoral et le financement des partis politiques. La présidentielle est prévue en juillet, selon les délais constitutionnels. La date exacte reste à déterminer. Près d'une dizaine de personnalités ont déjà annoncé leur candidature. Celle du président Denis Sassou Nguesso, revenu aux affaires après la guerre civile de 1997 et élu en 2002, se fait toujours attendre. Son entourage lui prête l'intention de se représenter. Les législatives de 2007 et les locales de 2008 organisées par la Conel actuelle ont été marquées par des fraudes et des dysfonctionnements dénoncés par les observateurs de l'Union africaine (UA).
Source : AFP