Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Espace d'échange de la diaspora congolaise.

Publicité

Présidentielle de juillet 2009 : le cinglant camouflet pour la clique de Mpila

Qui dit que le président Sassou Nguesso et ses acolytes n’ont  pas peur de… ?

          Pour beaucoup d’observateurs aguerris, au Congo, le pays qui ne comptait pas un seul homme politique milliardaire il y a quelques années, alors qu’il en regorge aujourd’hui plusieurs,  même à revendre, grâce au pillage des ressources naturelles et aux détournements des deniers publics auxquels se livrent en toute impunité et avec arrogance les pontes du pouvoir de Mpila, les signes annonciateurs du mauvais tournant devant encore entraîner le pays vers le bas et le  faire basculer à  l’enfer, sont déjà là, à n’en point douter.

          On ne doit pas perdre de vue que ni les apparatchiks, ni sa clique lui vouant dévotion irrationnelle et irraisonnable, ni le président Denis Sassou Nguesso qui vient d’être réélu à l’issue de la présidentielle du 12 juillet 2009 qui a été ni libre, ni transparente, ni équitable, ni juste et dont les résultats définitifs ont été trop largement tronqués à volonté, à souhait et selon les caprices du régime de Brazzaville, ne sont ni pour le développement ou la consolidation de la démocratie,  ni tout ce qui la concerne. 

        Leur idéologie, c’est celle du parti unique, celle qui les aide à conserver à tout prix, même par la force des armes, l’essentiel du pouvoir et d’avoir la main mise sur les différents leviers du pays.

          On ne comprendra rien de cet hypocrite et malicieux homme d’Etat qui est très doué en intrigues, polémique et en basses manœuvres politiciennes, si on perd également de vue qu’il est revenu au pouvoir en 1997 grâce au putsch qu’il a fomenté contre M. Pascal Lissouba, le président démocratiquement élu en 1992.

Comme pour dire que «même dans les pays du Tiers Monde, personne, en tout cas personne, fût-il un génie politique, ne peut gouverner convenablement un pays plus de vingt ans». De l’avis de plusieurs politologues tant nationaux qu’internationaux, depuis son retour aux affaires au Congo par un coup d’Etat, M. Sassou Nguesso n’a été pour son pays qu’un mauvais guide. Il l’a conduit à la faillite politique et à la ruine économique, malgré tous les milliards de FCFA qu’il engrange.

          Comme quoi, la dictature que continue d’exercer M. Sassou Nguesso et ses pontes se révèle journellement, être non seulement stupide, mais aussi suicidaire. Le Général de Gaulle aurait parlé de naufrage. Désavoué par son peuple qui s’est massivement abstenu d’aller aux urnes lors de la présidentielle du 12 juillet 2009, comme le dictateur russe le Tsar Nicolas II, M. Sassou Nguesso, face à l’opiniâtreté du Front des partis de l’opposition, va peut-être faire comme les Américains qui avaient inventé un bon prétexte des ADM pour avoir raison de Sadam Hussein et des attentats du 11 septembre pour s’emparer de l’Afghanistan.

          La logique militaire, c’est apparemment l’option privilégiée en tout temps par le soi-disant «Homme des masses» ou le prétendu «Bâtisseur infatigable» pour conserver le pouvoir. Lui et ses « acolytes» sont-ils réellement prêts à œuvrer pour la promotion et le raffermissement de la démocratie, de l’Etat de droit et des libertés fondamentales ? En clair M. Sassou Nguesso, qui ne fait que du forcing au regard de la gifle qui lui a été donnée au terme du scrutin de juillet 2009 par le peuple congolais    qui a refusé de voter en masse comme lors des élections locales de 2008 avec un taux de participation de 15%, s’efforce aujourd’hui de se faire aimer à la Mobutu. Le président congolais réélu, n’aimerait pas voir sa longue épopée s’achever banalement ou être arrêtée par qui que ce soit, fût-il un Mathias Dzon ou un Guy Romain Kinfoussia, n’est-ce pas ?

          Aujourd’hui, une certaine tristesse générale qui se lit sur la face de la majorité des Congolais, est noyée tous les jours dans les flots de boissons locales fabriquées et bues dans des petits coins improvisés ne garantissant à ses consommateurs  aucune hygiène, mais aussi des bières consommées dans les bars dancing ou d’autres lieux de réjouissance qui pullulent dans chaque quartier de Brazzaville. Elle est également atténuée par les séances de prières organisées surtout dans les églises de réveil qui poussent comme des champignons tant dans les grandes villes que dans les campagnes, sans être inquiété par le pouvoir qui en tire un plus grand profit. Un bon nombre de dignitaires du régime de Brazzaville qui les financent, ne sont-ils pas les meilleurs membres de ces églises ?

          L’esprit d’orgueil, de vanité, d’arrogance et de mépris pour le peuple qui agonise sous le poids de ses malheurs, dont font montre M. Denis Sassou Nguesso et ses valets, sont l’expression d’une vérité étouffée depuis belle lurette. De 1997 à nos jours, la chose publique est méchamment gérée avec des motivations plus ou moins sataniques et des velléités revanchardes, comme si on voulait se venger. D’où la question de savoir qui veut-on venger, pourquoi et dans quel intérêt ?

          Le Congo n’est plus un pays où il fait beau vivre, n’est-ce pas ? Comment pourrait-il en être autrement quand le peuple dans sa majorité a perdu tout espoir, avec l’aggravation de la misère et de la pauvreté.

          Pour se taper parfois le luxe, par exemple, de manger de façon décente, d’accéder correctement à des soins de santé de qualité et à bon prix, de se loger normalement, il faut être comme les dignitaires du pouvoir de Mpila qui sont devenus des «apésa a tala té». Comme si le Congo était une épicerie familiale où chaque membre de la famille peut mettre la main dans la caisse sans être inquiété.

          M. Sassou Nguesso a-t-il peur du Front des partis de l’opposition qui  veut que les choses se passent normalement dans le pays ? Est-il normal de s’en prendre à quelqu’un qui ne fait que prôner l’excellence pour le   plus grand intérêt du pays ? Voilà pourquoi, le président congolais, réélu, devrait être interpellé par les fraudes, la corruption et toutes les autres sales manœuvres et besognes observées pendant l’élection présidentielle du 12 juillet, parce que cela ne l’honore pas.            Ne dit-on pas que mieux vaut un ami qui est très critique à votre égard que celui qui ne te dit rien, même quand tu es dans les erreurs ?

Ghys Fortune DOMBE BEMBA 

Talassa

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article