Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Annoncée pour le 11 avril, la concertation entre le gouvernement et l’opposition doit en principe s’ouvrir aujourd’hui 14 avril 2009, à Brazzaville.
Preuve que le sujet revêt une importance particulière, la plupart des responsables des états-majors politiques de la majorité et de l’opposition contactés sont demeurés injoignables hier, occupés sans doute à affiner leurs arguments pour ce dialogue jugé nécessaire à quelques mois de la tenue de l’élection présidentielle.
On sait d’avance que l’ordre du jour proposé par le gouvernement porte sur le rappel du cadre institutionnel,
d’organisation des élections, le corps électoral et le financement des partis politiques.
Un calendrier contesté par l’opposition qui dit être mise devant le fait accompli.
Pour sa part l’opposition tentera sans assurance de demander :
- une mise à plat du processus électoral (recensement de la population et révision des listes électorales).
- un gouvernement d’union nationale (retour des exilés, levée des conditions exigées par la constitution et jugées illégales par l’opposition en exile, égal accès aux médias publics),
- un report du scrutin (l’opposition en exile pourra alors faire acte de candidature selon Moungounga Nkombo Nguila et Paulin Makaya qui se sont exprimés ce week-end),
- mais surtout une commission paritaire chargée de l’organisation des élections.
Selon nos informations, oui pour une commission électorale paritaire, mais le gouvernement n'entend pas céder aux exigences de l’opposition, la date et les conditions de candidature seront maintenues au moins pour ces élections. Si l'opposition veut d'un gouvernement d'union nationale, celà est possible après l'élection présidentielle de juillet 2009.