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Espace d'échange de la diaspora congolaise.

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Que nous réserve la concertation gouvernement-opposition ?

Que sortira-t-il de la concertation citoyenne qui débute ce matin à Brazzaville ?
Permettra-t-elle que
s’engage enfin entre la classe politique et la société civile un dialogue digne de ce nom ? Sera-t-elle au contraire un champ clos dans lequel l’opposition et la majorité s’affronteront
à fleurets démouchetés ?
Nul à la vérité ne saurait
le dire à l’heure où s’ouvre le débat étant donné le flou artistique qui entoure les intentions des uns et des autres.

Mais ce que l’on peut affirmer sans craindre d’être démentis par les faits, c’est que le 14 avril 2009 restera dans l’Histoire de notre pays comme une date-clé, l’un de ces moments qui marquent la vie d’une nation d’un sceau

indélébile.

Voulue par le pouvoir, soutenue par les formations politiques qui l’appuient, accueillie avec faveur par une large

partie de l’opinion publique, la concertation citoyenne devrait, en effet, passer à la postérité comme une étape décisive sur la voie de la démocratie apaisée à laquelle nous aspirons tous. Mieux même, si tout se passe bien, elle pourrait instaurer de nouvelles relations entre les principaux acteurs de la vie politique congolaise, réussir là où la Conférence nationale souveraine de 1991 échoua en stabilisant durablement les forces en présence et en instituant un code de bonne conduite accepté par tous, asseoir en somme sur des bases solides l’unité restaurée du pays.

Il se trouvera bien sûr, ici ou là, des hommes et des femmes qui récuseront a priori un tel consensus et qui joueront, ou continueront de jouer, la carte de la dissension, de la division, avec l’espoir d’exister en s’opposant. Dans un pareil contexte, il serait pour le moins étonnant que tout le monde soit d’accord sur le fond et sur la forme du débat. Mais les uns comme les autres devront alors apporter la preuve qu’ils incarnent effectivement une partie significative de l’électorat ou de la société civile, démontrer que leur avis mérite d’être entendu parce qu’ils sont représentatifs d’une fraction non négligeable de l’opinion publique. Et pour beaucoup d’entre eux qui n’ont guère d’assise populaire comme l’ont prouvé les scrutins précédents, ce ne sera pas chose facile.

La sagesse voudrait que tous les candidats à l’élection présidentielle, qu’ils aient ou non déclaré officiellement leur

candidature, participent à ces assises, soit directement, soit par personne interposée puisque la date limite du dépôt des candidatures est encore loin d’être atteinte. Elle voudrait aussi que chacun y participe avec la ferme volonté de faire progresser la cause de la démocratie car l’occasion ne se représentera pas de sitôt de traiter calmement, sereinement, les problèmes de fond que pose toute élection de ce type.

Patience : dans quelques heures, nous serons fixés !

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