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Un groupe d'ONG a proposé jeudi qu'une médiation soit mise en place pour faire venir les partisans du boycott à cette réunion qui aurait du rassembler le pouvoir, l'opposition et la société civile en vue de la présidentielle 2009.
Le FOPU refuse d'y prendre part faute d'un accord sur l'ordre du jour et sur la direction des travaux.
"Quelle que soit la nature du message des opposants, celui-ci doit être dit ici (au Palais du parlement où se tient le Dialogue)", a déclaré le président du Forum de la société civile pour les élections libres et transparentes (Focosel), Céphas Germain Ewangui.
"Nous suggérons quune commission, composée dun évêque et de tous les acteurs de différentes sensibilités, soit mise en place pour aller rencontrer les opposants qui boycottent la concertation", a-t-il ajouté. Il a rappelé que les partis du Fupo étaient "les premiers à avoir réclamé à cor et à cri ce dialogue".
Le Premier ministre, Isidore Mvouba n'a trouvé "aucun inconvénient à cette initiative". "Mais, dans le cadre de la préparation de ce dialogue, nous avons discuté amplement avec toutes les sensibilités. Nous ne comprenons pas pourquoi ces opposants ne sont pas dans la salle", a-t-il dit.
Pour le gouvernement la participation de deux mouvements d'opposition ne faisant pas partie du FUPO montre que ce dialogue se poursuit "avec une frange de l'opposition qui est raisonnable et responsable".
Seuls des groupes d'opposition n'ayant aucun élu national et ne faisant pas partie du Fupo, dont le Rassemblement des Forces pour la Démocratie (RFD) de Joseph Miokono et le Mouvement général pour la Construction du Congo (MGCC) de Jean-Michel Bokamba Yangouma, participent actuellement aux travaux.
Dans la matinée, le porte-parole du gouvernement, Alain Akouala Atipault avait estimé que le Dialogue se poursuivait "avec une frange de l'opposition qui est raisonnable et responsable".
"Quant à l'opposition radicale, nous constatons qu'elle veut faire table rase du cadre qui réglemente la vie politique du pays", avait-il estimé, précisant que la clôture du Dialogue aurait lieu vendredi et non jeudi comme initialement prévu.
Le gouvernement avait annoncé ce "dialogue républicain" en mars, lors de la visite à Brazzaville du président français Nicolas Sarkozy alors que l'opposition et la société civile le réclamaient depuis des semaines, les législatives de 2007 et les locales de 2008 ayant été marquées par des fraudes et dysfonctionnements dénoncés par les observateurs de l'Union africaine (UA).
L'opposition avait fait part à plusieurs occasions de son scepticisme depuis l'annonce de cette rencontre, estimant qu'elle ne visait qu'à légitimer la Commission électorale, qu'elle juge partiale. La présidentielle est prévue en juillet, selon les délais constitutionnels.