Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Espace d'échange de la diaspora congolaise.

Publicité

DECLARATION DE L'ASSOCIATION CONGO-MFOA

Le préambule de la Constitution du 15 mars 1992 avait condamné le coup d'Etat et inscrit la désobéissance civile en cas de prise de pouvoir par la force, comme le fit M. Sassou Nguesso en 1997.

Partant de cette Constitution, M. Sassou Nguesso viole donc cette disposition. Il revient au pouvoir par la violence, par le coup d'Etat, interdits par la Constitution de 1992, suivis d'une très longue guerre qui débuta le 9 mai 1997 à Owando et s'étendit sur tout le territoire national, jusqu'en 2004, officiellement. Le Peuple congolais n'eût plus ni le temps, ni les moyens d'organiser sa désobéissance civile conformément au Préambule de la Constitution de 1992, vues les circonstances.

M. Sassou Nguesso, comme sous ses précédents mandats acquis par les mêmes méthodes et pratiques, instaure dans le pays sa politique de la terre brûlée, privant ainsi le peuple congolais, des décennies durant, de liberté, de paix et de démocratie tant réclamées à cor et cri. Ce qui fait de lui un multirécidiviste.

Le 15 octobre 1997, fin officielle du coup d'Etat, mais sans arrêter la guerre. Le même jour, avant même la promulgation de son Acte Fondamental valant Constitution (provisoire), il prend un décret portant nomination des membres de la Cour suprême faisant office de Cour constitutionnelle, ceux-là même qui doivent l'investir des pouvoirs de président de la République, Chef de l'Etat.

N'étant pas encore investi des pouvoirs de président de la République, chef de l'Etat et n'ayant pas encore prêté serment, la question qui reste toujours posée est celle de savoir : A quel titre, dès lors, avait-il pris et signé ce décret nommant les membres de la Cour suprême devant l'investir par la suite ? Nous en appelons aux juristes pour nous éclairer à sujet, en espérant qu'il existe encore au Congo des juristes dignes de foi et du nom.

Devant cet acte, la Communauté internationale, en l'occurrence la France, est restée sourde, aveugle et muette et s'est refusée de dénoncer et condamner cet acte barbare. Et pour cause ! Après tout, pouvons-nous nous permettre de dire, cela se passe chez les sous-hommes. D'ailleurs, n'est-ce pas elle qui en est le commanditaire et le proxénète ?

Malgré tout cela, s'en suit une longue transition de cinq ans dite flexible (escroquerie politique dictatoriale) qui consacre une imposture notoire.

Enfin, le 20 janvier 2002, une constitution bancale et mort-née est imposée au pays tout entier, conformément aux méthodes connues déjà expérimentées auparavant par le récidiviste impénitent.

Le 5 mars 2002, M. Sassou Nguesso, en candidat unique - les autres n'ayant été que des faire-valoir -, est "élu" président de la République. Comme quoi, "on n'organise pas des élections pour les perdre" (dixit président Pascal Lissouba).

Depuis le 5 mars 2009, la vacance de pouvoir est consommée. M. Sassou Nguesso, président-Chef-de-l'Etat-Premier-ministre- chef-du-Gouvernement, gouverne dans l'illégalité et l'illégitimité les plus absolues. Il poursuit et consacre l'imposture qui le frappe et qu'il a délibérément choisie lui-même comme doctrine, philosophie et méthode ou mode de gouvernement.

Maintenant, en cette année 2009, à quelle autre sauce, M. Sassou Nguesso et ses protecteurs (proxénètes) vont-ils manger les Congolais ?   

Congo Mfoa
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article