Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Pour faire passer la pilule du Plan d'Ajustement Structurel (PAS), une trouvaille du libéralisme sauvage du FMI, il y eût des "vivre durement aujourd'hui pour mieux vivre demain"…
Après des décennies durant, faute de guerre avec un ou des Etats tiers, Sassou Nguesso a utilisé la force publique (armée, police et gendarmerie) contre les citoyens congolais qu'il a transformés en cibles, en ennemis. Il leur a envoyé ses "pitbulls" pour terroriser le pays. Cet homme ne connaît pas le mot paix. Il ne connaît pas le mot démocratie. Il ne connaît pas le caractère sacré de la vie humaine.
Aujourd'hui, assis sur ce qu'on peut appeler un "cactus", il implore le pardon du peuple congolais à travers, selon lui, une nouvelle trouvaille : la paix.
La lui a-t-il accordée, cette PAIX, une seule fois durant toutes ces décennies ?
Et si l'on faisait le compte des charniers, des fosses communes, des disparus avant d'aborder ce sujet ?
Croit-il qu'il n'y a que les morts de sa famille ou de son clan qui méritent compassion et dignité ? L'a-t-il compris ou en est-il conscient ?
Ce que M. Sassou doit savoir, c'est que les Citoyens Congolais vivent toujours en paix entre eux.
Leur danger, celui qui leur refuse la vraie PAIX, c'est SASSOU NGUESSO, lui-même. L'obstacle.
Ce n'est pas le voisin de quartier qui procède aux enlèvements, aux arrestations arbitraires, aux assassinats politiques voire crapuleux.
Ce n'est pas le voisin de quartier qui envoie des "pitbulls" pour saccager, brûler les maisons des Congolais.
Ce n'est pas le voisin de quartier qui lance des grenades, des obus et pose des bombes la nuit et provoque des attentats contre leurs voisins.
Ce n'est pas le voisin de quartier qui détourne les deniers publics, et les place dans des paradis fiscaux.
Ce n'est pas contre le voisin de quartier que les Congolais portent plainte pour "biens mal acquis".
Ce n'est pas le voisin de quartier qui est poursuivi sur le plan international pour génocides, crimes de guerre, crimes contre l'humanité.
Si seulement cet homme savait ce que c'est que la PAIX ! De qui se moque-t-il ?
Maintenant que le feu semble embraser sa maison, il appelle au secours, les "pompiers" ! Mais où est-il pendant ce temps quand les maisons des Congolais sont brûlées (pour de vrai) par ses hommes de main ?
Un homme qui veut la paix, qui aime la paix, ne sème pas la zizanie, ne privilégie pas la violence au sein de son peuple. N'en déplaise aux griots des "Dépêches de Brazzaville" décorés de la Légion d'honneur pour "Services rendus à la France" (?).
Regardez ce qu'il est en train de faire avec l'opposition. C'est Machiavel ressuscité. Il veut opposer certains membres de l'opposition aux autres du groupe. Manipulations !
Certes, il y a des "Clubs", des "Sociétés" plus ou moins respectables. Il utilise ces organisations pour coopter les uns et marginaliser les autres. Voilà l'œuvre de l'homme qui aime la paix et qui veut la paix. Et les autres sont heureux, très heureux, lorsqu'on dit d'eux qu'ils sont meilleurs candidats que les autres. Ils sont heureux lorsqu'on leur fait sentir qu'ils sont mieux appréciés par le "GOUROU" que les autres. Dès lors ils pensent déjà à ce qu'ils vont obtenir en retour ou en récompense. Ils oublient qu'une telle appréciation, venant d'une bouche qui ne sait jamais cracher que du venin, est un poison mortel, politiquement (?) parlant bien sûr. Le principal est de rester SOI-MÊME !
Tout au moins, ce que nous devons retenir, c'est que tous ceux des Congolais, fussent-ils opposants en vue, en odeur de sainteté auprès du "GOUROU" et semblent être bien vus par lui, doivent être disqualifiés d'office. En d'autres termes, cela voudrait nous signifier que le meilleur opposant est celui qui est marginalisé par le "GOUROU"; celui dont on efface les nom et prénoms dans des listes ; celui qu'on refuse d'associer à des débats, des discussions, voire des concertations politiques. Le bon opposant, crédible et sûr, c'est celui-là qui est repoussé, rejeté, haï par le "GOUROU". C'est le signe (positif) qu'il représente un danger pour lui.
Mais, au fait, la paix pour qui ? Pour les Citoyens Congolais ou pour lui et son clan ? Il semble oublier que cela fait des siècles qu'il la leur refuse à ces Congolais. Tout ce qu'il aime, c'est la terreur, la politique de la terre brûlée, la dictature. Pour mieux servir et être apprécié de ses "maîtres" qui l'y ont installé.
La paix, c'est du donnant-donnant. Elle n'est jamais à sens unique. Il n'y a pas de PAIX sans liberté, sans droit, sans justice, sans démocratie.
Celui qui aime la paix ne fait jamais appel à la force publique ni ne l'invite "à prendre ses responsabilités" dans le but de terroriser ses concitoyens.
Celui qui aime la paix ne donne jamais ses concitoyens en pâture à la force publique pour s'entraîner, faute de guerres avec un ou des Etats voisins ou tiers.
A ce propos, l'article 171 de la constitution violée par lui-même, M. Sassou Nguesso, dispose : « La force publique est apolitique. Elle est soumise aux lois et règlements de la République. Elle est instituée dans l'intérêt général. Nul ne doit l'utiliser à des fins personnelles. La force publique est subordonnée à l'autorité civile. Elle n'agit que dans le cadre des lois et règlements. Les conditions de sa mise en œuvre sont fixées par la loi ».
Or la constitution ayant été violée, celle-ci à qui obéit-elle ? A l'anarchie instituée et régie en mode de gouvernement ?
Or, quelqu'un a écrit : « Un peuple longtemps brimé, longtemps opprimé, longtemps martyrisé et longtemps maintenu en esclavage, finit toujours, un jour ou l'autre, par se révolter. Ce jour-là, plus rien ni personne ne pouvant le contrôler, il s'en prend d'abord à l'objet réel de ses malheurs avant de se retourner enfin, si nécessaire, contre ses propres leaders ».
G.-A. MASSA-KIDY