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Bulletin-Partis politiques & Associations
Mardi 14 Avril 2009 à 16:00:00db28907 (Congo-Brazza)
RDPS : la tendance Mabio Mavoungou-Zinga réaffirme son appartenance à la majorité présidentielle
La vulgarisation des conclusions du premier congrès extraordinaire du Rassemblement pour la démocratie et le progrès social (RDPS) a fait l'objet d'une conférence de presse le 10 avril à Brazzaville.
Les membres du bureau du RDPS, issu du premier congrès extraordinaire des 4 et 5 avril 2009 à Pointe-Noire, sous l'égide de Gilbert Ndzabé, troisième vice-président du bureau, qu'entouraient Michel Konko, secrétaire général du parti et Antoine Obambe, membre du comité directeur, ont édifié l'opinion sur l'objet du premier congrès extraordinaire, les faits reprochés à l'ancien bureau et les rapports avec les partenaires.
En guise d'introduction et avant de passer la parole au secrétaire général du parti, le troisième vice-président du RDPS, Gilbert Ndzabé, a situé la presse sur la nécessité d'une vulgarisation sérieuse des conclusions du premier congrès extraordinaire. Selon lui, cette opération est de nature à éclairer l'opinion nationale sur un certain nombre de points qui ne visent qu'à entretenir, a-t-il dit, le doute et la crainte des militants sur nos activités.
Dans son intervention, le secrétaire général du RDPS, Michel Konko, a déclaré que depuis la mort du président fondateur du RDPS, le parti traverse ce qu'il appelle «une véritable zone de turbulences, avec tout ce qui rappelle les limites des responsables du passé dans la conduite des hommes». Selon lui, le cri de cœur des militants a été entendu. L'orateur poursuit : «Nos militants désemparés aspirent pourtant à plus de solidarité ; et dans un élan volontaire, ils ont exigé d'être associés à cet effort collectif de gestion participative.»
En outre, faisant allusion à la note préfectorale interdisant la tenue du congrès, Michel Konko s'est dit étonné des perturbations connues lors des assises. «Il faut dire que pour la première fois dans l'histoire de notre pays, un représentant de l'État se mêle directement de questions internes à un parti politique. L'Upads, le MCDDI, le PCT et l'UDR-Mwinda ont connu les mêmes difficultés que nous, mais jamais l'État n'a interféré dans leurs différends.»
Après l'exposé du secrétaire général, le troisième vice-président du RDPS, Gilbert Ndzabé, a rappelé les faits reprochés aux anciens dirigeants du RDPS. Dans son intervention, l'intervenant pense que le bureau sortant s'est illustré par des pratiques foncièrement antidémocratiques, parmi lesquelles : le travail fractionnel d'un groupuscule de décideurs ; le fait de ne pas avoir assujetti l'intérêt particulier à l'intérêt général du parti ; la falsification des listes des candidats du parti aux élections locales de 2008 ; le refus de les soumettre aux organes habilités du parti, pour examen.
Abordant les rapports avec les partenaires, Gilbert Ndzabé a réaffirmé l'appartenance du RDPS à la majorité présidentielle du fait, précise-t-il, de son alliance avec le Parti congolais du travail. «Pour ce faire, ajoute-t-il, le RDPS demande que soient revus les accords des 9 décembre 2000 et 5 février 2002 avec son allié traditionnel, le Parti congolais du travail».
Au sujet de l'accord avec le Rassemblement pour la majorité présidentielle (RMP), le bureau issu du congrès extraordinaire des 4 et 5 avril derniers, souligne : «La création du RMP a été une idée géniale. Fort malheureusement, la pratique en a fait un mort-né. Conscient de ce que l'heure est grave en raison de la complexité de la conjoncture que traverse notre pays, le congrès a décidé du retrait du RDPS de toutes les activités du RMP.»
Signalons que deux tendances sont désormais nées du RDPS. La première est dirigée par Bernard Mbatchi qui a succédé au président fondateur décédé, Jean Pierre Thystère Tchicaya, et la seconde est issue du dernier congrès extraordinaire de ce parti. Elle est dirigée par Mabio Mavoungou-Zinga, ayant pour base la ville de Pointe-Noire, fief naturel du parti.
par Willy Mbossa