Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Espace d'échange de la diaspora congolaise.

Publicité

Torture : Obama ouvre la porte à des poursuites en justice

Le débat sur l'usage de la torture par l'administration Bush rebondit. Barack Obama n'a pas exclu, mardi 21 avril, que des poursuites puissent être engagées contre d'anciens responsables de l'administration de son prédécesseur ayant assuré une couverture juridique au recours, par la CIA, de méthodes d'interrogatoire musclées. Trois avocats au bureau juridique du ministère de la justice de l'administration Bush pourraient faire l'objet de ces poursuites : Jay Bybee, John Yoo et Steven Bradbury. Le premier, Jay Bybee, est juge à la 9e cour d'appel, tandis que John Yoo enseigne le droit à l'université Berkeley.

Le président Obama a redit mardi qu'il ne souhaitait pas que les agents de la CIA ayant eu recours à ces méthodes soient poursuivis, dans la mesure où ils agissaient sur la foi d'avis juridiques rendus par l'administration Bush. "En ce qui concerne ceux qui ont formulé ces décisions juridiques, je dirais que la décision appartiendra davantage au ministre de la justice, (...) et je ne veux pas porter de jugement prématuré", a-t-il déclaré à l'issue d'une rencontre avec le roi Abdallah II de Jordanie à la Maison Blanche. "Je pense qu'il y une foule de questions très compliquées dans cette affaire", a déclaré M. Obama.

Les commentaires de Barack Obama ouvrent théoriquement la voie à des poursuites jusqu'au plus haut niveau de l'administration Bush. Mais ils sont pour le moins contradictoires avec ceux de son chef de cabinet, Rahm Emanuel, qui avait déclaré dimanche sur la chaîne ABC que le président n'était pas favorable à des poursuites contre les auteurs des avis juridiques. "Ceux qui ont conçu la politique (...) ne devraient pas être poursuivis non plus", avait-il ajouté, précisant que ce n'était pas "l'heure du châtiment".

Interrogé sur ces contradictions apparentes, le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs, a invité les journalistes à se référer aux propos du président. M. Obama a ajouté qu'il n'était pas opposé à ce qu'un groupe mène une enquête sur le programme d'interrogatoires de l'administration Bush même si, a-t-il précisé, il serait préférable que cela ne se fasse pas dans le cadre classique d'une commission parlementaire pour éviter que l'affaire soit politisée.

Le Monde.fr
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article