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Congo : Le pouvoir et l’opposition congolaise toujours divisés sur l’organisation de la présidentielle de juillet prochain

APA-Brazzaville (Congo) L’organisation de l’élection présidentielle de juillet 2009 continue de diviser le gouvernement et l’opposition congolaise, regroupée au sein du Front des partis politiques de l’opposition.

Au cours d’un entretien avec la presse, mercredi à Brazzaville, le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Alain Akoualat Atipaut, a indiqué que le front des partis politiques de l’opposition a « fait fausse route » en boycottant la concertation républicaine qui s’est déroulée à Brazzaville du 14 au 18 avril.
Selon M. Akoualat, cette position radicale de l’opposition est d’autant plus incompréhensible que la concertation républicaine a été réclamée par cette même opposition, afin de s’accorder avec le gouvernement sur l’amélioration des conditions d’une élection présidentielle libre, transparente et équitable.

Le porte-parole du gouvernement a estimé que cette concertation, qui a enregistré la participation de la société civile, de la classe politique, des représentants de l’Union africaine (UA), de l’Union européenne (UE) et de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), était le cadre le plus responsable pour que le front des partis politiques de l’opposition puisse faire des propositions judicieuses sur la prochaine élection présidentielle.

« Aujourd’hui, le gouvernement a dépassé le débat sur le fichier électoral, la CONEL, et a les yeux ailleurs », a-t-il dit, soulignant que « le Front des partis politiques de l’opposition et ses différents candidats à la présidentielle, n’ont aucune vision politique pour le Congo ».

« Ils créent la diversion au sein de la population en cherchant à créer de façon artificielle une crise politique dans un pays où il n’y a pas crise politique », a-t-il ajouté.

« Imaginez qu’il y aurait une autre concertation républicaine avant l’élection présidentielle avec les membres de ce Front de l’opposition qui fait fausse route pour l’avenir du Congo est une aberration », a-t-il poursuivi.

« Le gouvernement congolais ne cédera pas à une concertation qui aura un caractère d’affrontement tel que le veut ce front », a poursuivi M. Akouala.

« Les élections au Congo auront bien lieu sous la supervision de la CONEL amendée avec ce corps électoral », a-t-il conclu.

S’exprimant au nom du front des partis politiques de l’opposition, au cours d’une conférence de presse, le candidat de l’Alliance pour la démocratie et la République (ARD), M. Mathias Dzon, a rejeté les conclusions de la concertation républicaine qui s’est prononcée pour le maintien de l’actuel corps électoral et de la Commission nationale d’organisation des élections (CONEL).

M. Dzon a appelé le gouvernement à organiser un recensement spécial, dans les plus brefs délais, et à mettre en place un cadre consensuel, en vue de l’organisation d’une élection présidentielle digne de ce nom.

Il a fait savoir qu’il était toujours candidat à cette élection et qu’il n’entendait pas décrocher. « Si élection présidentielle il y a, elle aura lieu pour tous les candidats et non pour le seul candidat du pouvoir », a déclaré M. Dzon.

Le candidat de l’ARD a averti que « si le pouvoir ne remplissait pas les conditions d’une élection présidentielle fiable pour tous les candidats, il ne devrait que s’en prendre à lui-même sur les conséquences qui en découleront ».

L’opposition congolaise réclame notamment la mise enplace d’une commission nationale électorale véritablement autonome, l’organisation d’un recensement de la population en vue de la mise àplat du fichier électoral, avant la présidentielle de juillet 2009.

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