Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Cette connotation est bonne et arrange bien les affaires de l'autre camp. Opposer des Tékés à d'autres Tékés, comme cela s'est vécu entre Kolélas et Milongo. On a dit à l'époque des Kongo contre des Kongo. Cette stratégie est de bonne guerre. Diviser pour régner.
Ce qu'oublient les défenseurs de cette vision des choses, c'est qu'on peut appartenir à une même ethnie et ne pas avoir les mêmes convictions, ne pas partager la même vision des choses ni les mêmes idées. Souvenons-nous du cas du Burundi. Dans ce cas d'espèce, puisque l'appartenance à une même tribu ou ethnie confère la concordance des idées et des convictions, comment expliquer alors qu'un fils renverse son père biologique du pouvoir, l'un ayant été le roi MWAMBUTSA IV et l'autre, le fils rebelle, se faisant appeler NTARE V qui, lui-même sera renversé à son tour par le colonel Micombero ?
Ceci dit, cette vision réductrice de nos données sociologiques qui, en réalité, ne portent nullement atteinte à notre existence humaine, fait du tors à nos conceptions de la politique sur le plan national. Le fait d'être issue d'une même ethnie ou d'une même tribu n'implique pas de facto la similitude ni l'adhésion aux mêmes d'idées, à la même conception et/ou aux mêmes convictions politiques.
Dzon Mathias est citoyen congolais. Miokono est citoyen congolais. De même que Ngouelondele est citoyen congolais. Malgré le fait qu'ils soient issus du même groupe ethnique, la question que nous nous posons est celle de savoir en quoi sont-ils identiques, ne serait-ce que sur le plan physique ? Sont-ils des frères siamois ? Le sont-ils sur le plan des idées, des opinions et des convictions politiques ?
Le fait d'appartenir tous les trois au Groupe ethnique Téké (large), et que sur le plan politique ils ne partagent nullement la même vision des choses, encore moins les mêmes analyses sur le plan de politique nationale, cela doit-il être interprété comme une lutte fratricide ? On confond la divergence d'opinion et le débat d'idées en voulant les opposer sur la base des considérations subjectives et futiles.
Regarder ou considérer cette joute, plutôt cette compétition politique logique entre citoyens congolais comme une lutte fratricide, parce que issus du même groupe ethnique, c'est n'avoir rien compris aux enjeux politiques qui, demain, risquent de replonger notre pays dans une situation encore plus qu'inextricable. Ne regarder les choses que sous ce prisme, c'est faire le jeu de nos adversaires du RMP/INPI/PCT de M. Sassou Nguesso et ses satellites.
Certes, il y a des différences, voire des divergences dans la vision et la conception de la politique quant aux pratiques et comportements des uns et des autres.
- Oui, Miokono a fait allégeance au régime en place. Il fait partie à présent de cette opposition "docile" que les Congolais désignent aujourd'hui sous le vocable d'opposition alimentaire. Il n'y a donc rien à cirer. Il a choisi son camp. Et c'est son droit le plus absolu.
- Oui, Dzon a été le banquier-distributeur, dans des sacs de farine, des billets de banque de Sassou aux Cobras qui sont allés aux massacres humains dans le Nibolek et le Pool. C'est là une tâche indélébile qui lui collera longtemps à la peau. Tout les Congolais le savent, sans Sassou il n'y aurait jamais eu de Dzon Mathias. C'est lui qui l'a fabriqué, il est son produit. Ne lui en déplaise ! Mais, c'est aussi son choix. Car, on ne fait pas son beurre sur le sang de ses compatriotes.
Emmanuel Ngouelondele-Mongo. Il est Général de Gendarmerie à la retraite. Il a été Directeur des Services Spéciaux de l'Etat Congolais. Ses attributions relèvent de l'Etat, de la République. Autant dire qu'il est un novice en politique. Ses convictions, son engagement et sa détermination sont des atouts. Ils sont plus qu'honorables. Il est l'homme qui aurait pu jouir de sa paisible retraite sans avoir à se faire des soucis d'ordre matériel. Mais il est Citoyens congolais. La débâcle politique, économique, sociale et culturelle du pays l'ont interpellé. Il s'est dit : il faut que j'y apporte ma pierre de contribution. Le voilà sur la scène politique. Dieu seul sait comme de Généraux à la retraite, en Afrique, ont créé des partis politiques. Il est sans doute une exception. A nos yeux, de tous, dans le lot des compétiteurs, il pourrait certainement être l'homme le plus sincère, le plus crédible. Affaire à suivre… !
En Europe, notamment en France, le pays que nous connaissons le mieux, il y a des Bretons, des Bourguignons, des Auvergnats, de Catalans, des Alsaciens, etc. Ce sont-là autant d'ethnie ou de tribus. Même si les uns et les autres revendiquent leur culture régionale pour ne pas la voir disparaître, il ne reste pas moins que tous tiennent et se réfèrent à leur identité nationale : celle d'être Français avant tout.
En conclusion : Les notions de "RACE", "ETHNIE", "TRIBU", "CLAN" n'existent que dans le vocabulaire des langues Occidentales, comme le Français. Elles nous ont été apportées par la colonisation. Encore faut-il dire qu'il y a eu d'énormes erreurs, de graves fautes d'appréciation et d'interprétation.
Cependant, pour n'avoir jamais trouvé de traduction et d'équivalent à ces expressions dans nos langues, nous nous retournons vers nos anthropologues, nos ethnologues, nos sociologues et linguistes pour que ceux-ci nous éclairent et nous donnent en Lingala, Kituba, Kikongo, Mbochi, Vili, Téké, etc., leurs traductions adéquates.
Si jamais aucune traduction ou aucun équivalent n'était trouvé dans nos diverses langues nationales respectives dites tribales (entendez dialectes), alors ceci prouverait que ces expressions ou vocables n'ont aucune valeur, aucune base historiques dans nos civilisations ancestrales ; même si, quelque part, d'aucuns semblent dire que l'Afrique n'est jamais entrée dans l'Histoire, c'est-à-dire celle des barbares qui ont envahi la planète entière du fait de leurs cupidité et voracité, produit les guerres, l'esclavage, la colonisation, l'asservissement de l'homme africain, etc.
Maintenant, si d'aucuns d'entre nous seraient tentés de s'attaquer à l'un quelconque des divers candidats à la candidature des prochaines élections présidentielles, ils seraient mieux inspirés et plus judicieux de se référer aux opinions, aux idées, aux programmes, au projets politiques, etc., de celle ou celui dont ils n'apprécient pas le profil politique. Car, les notions d'ethnie, de tribu, de clan, etc., comme nous les ont apportées et inculquées la colonisation, n'ont rien à voir dans cette situation. Au risque de faire le jeu du PCT et sa myriade d'appendices.
Le Congo et son Peuple n'ont aujourd'hui qu'un seul obstacle : SASSOU NGUESSO ET SA BANDE DE MALFRATS. SOURCE : LA LETTRE DU CONGO-MFOA