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Espace d'échange de la diaspora congolaise.

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Pourquoi l’alternance politique aura vécu a l’aune de la présidentielle de 2009 ?



[CongoInfos] -
Improvisation maîtrisée, tel est le leitmotiv prôné par l’opposition politique congolaise dans sa course au pouvoir, un leitmotiv qui inéluctablement la conduira une fois de plus à une débâcle électorale à la présidentielle de 2009. Le bilan de la préparation pour une alternance crédible par les opposants politiques au pouvoir actuel de Brazzaville est simplement inexistant. D’où à l’approche de la présidentielle de 2009 on craint que l’opposition congolaise ne procède que par des manœuvres politiciennes pour que le pouvoir légitime actuel lui concède un consensus politique de plus du genre conférence nationale 1991, éludant ainsi les attentes démocratiques du peuple. Comme si notre opposition politique ne pouvait s’inventer elle-même en dehors des «messes» politiques nationales qui souvent posent plus de problèmes que n’en résolvent.

Si la conférence nationale de 1991 était tout à fait justifiée à cause de l’avenant de l’aire démocratique au Congo, la stratégie de recherche à tout prix d’une nouvelle forme de messe politique nationale par notre opposition est une flagrante fuite en avance, un aveu d’insuffisance et de manque de préparation face aux échéances de l’élection présidentielle de 2009; s’y prêter serait une erreur politique historique pour notre cher beau pays.

Une léthargie politique fatale. En effet, depuis 2002 il a manqué à nos opposants politiques cette expérience du terrain pour mener une véritable pédagogie de leurs alternatives à la nouvelle espérance auprès du Congo profond du nord au sud, de l’est à l’ouest. Mais surtout cette habilité à rassembler même au sein de leur propre camp politique; rassembler est clairement ce qui fera le plus défaut à l’opposition lors du combat présidentiel de 2009. Comme le revendique chacun d’eux, leur légitimité d’opposant politique ne tient qu’à un «anti-sassouisme» pavlovien; la palme d’or devant revenir à celui qui aboie le plus fort. Au jeu des alliances politiques forcées par les échéances de la présidentielle de 2009, on assiste à des regroupements pré-électoraux «tout sauf sassou» à l’insu de leurs compatibilités politiques et idéologiques, ce qui compte au bout c’est de former une brochette de personnages politiques.

Un logiciel politique complètement buggé. L’opposition politique au Congo est passée championne dans l’art de la critique de l’action gouvernementale ce qui aurait pu être tout en son honneur si elle s’était aussi érigée en une véritable force de proposition alternative. Le ton et le temps de l’action politique du gouvernement sassou n’ont laissé aucun espace idéologique à une opposition moribonde, plus encline à assurer sa transformation mitotique. Dans ces conditions, que peuvent-ils proposer de mieux que des coups de boutoirs? Ayant manqué le coche du temps de l’inaction gouvernementale pour effectuer une réflexion en profondeur de notre société, ils n’ont d’autre choix que de prôner une pseudo rupture en décalage avec la réalité quotidienne des congolais.

Des candidatures brouillonnes. La connaissance approximative des dossiers centraux du pays et le manque d’envergure internationale exposeront lors de la confrontation aux présidentielles de 2009 les limites des candidats de l’opposition politique. Ceux parmi eux qui sont aux avant-postes médiatiques étalent déjà une attitude désinvolte et totalement irresponsable ne parvenant pas à se doter de la stature et du sérieux qui attraient à la fonction présidentielle. Leurs connaissances parfois très énigmatiques de la géopolitique nationale et internationale en seront le parfait reflet.

L’absence d’un programme clair. Plutôt que de mettre au goût du jour son projet de société, l’opposition politique se contente trop souvent d’attaques virulentes envers la personne du président de la république, s’égarant parfois dans des diatribes aux relents guerriers qui ne visent qu’à installer progressivement un climat de psychose dans cette période critique pour notre jeune démocratie. Son manque d’assurance est parfois synonyme d’arrogance, notamment lorsqu’elle perd son sang froid à plusieurs reprises à travers les medias en décriant le tout sauf sassou que les électeurs sanctionneront par le tout sauf les aventuriers politiques au final.

Que nos opposants politiques ne s’y méprennent plus, le peuple sait désormais qu’en face des actions concrètes et palabres du gouvernement sassou, les railleries et les accusations gratuites ne suffiront plus. Par contre, le respect de son adversaire même en politique est une marque de hauteur et de responsabilité.

Par Gilles TONDO

                           


Source : Zenga-Mambu

                                                               
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